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11 juillet 2016 1 11 /07 /juillet /2016 08:23
La victoire portugaise

La victoire portugaise

Voilà c'est fini, le calvaire et la folie de l'Euro de football vient de s'achever avec la Victoire in extremis du Portugal. Tous les pronostics, si savamment proférés par de grands experts footballistiques se sont montrés erronés. Tout le monde y est allé de son analyse, d'avant Match, d'après match et chacun a refait le Match. Cette édition 2016 avait un goût très particulier. Mal commencée, avec la sextape de Valbuena, les déclarations insultantes de Benzema, les grèves de la SNCF et manifestations à répétition, la nuit debout, les zadistes, le 49.3, le bras de fer puéril de Valls et Martinez en toreros de pacotilles, la météo pourrie, les fan-zones à sécuriser, les hooligans Anglais et les Russes bourrés, tout était réuni pour un fiasco complet. Il y a du génie français à contourner la difficulté et faire qu'au final tout se déroule à merveille. Impossible n'est pas français.

L,équipe de France méritante

L,équipe de France méritante

Ce 10 juillet pré-révolutionnaire autour du ballon rond, ou nos Bastilles sont devenus des Stades de France, ne nous fera pas oublier les deux dernières années de cris et de pleurs, de terreurs et d’effroi, de bombes et d’attentats, de Charlie et de Bataclan. Nos cris de joies, nos chants de partisans, nos Marseillaises entonnées à tue tête, nos applaudissements, nos couleurs tricolores peintes sur nos joues venaient effacer ces années noires, ces temps rudes, ces divisions nationales, ces larmes de sang. Il y avait comme de la purge et de la renaissance d'un peuple uni, autour de son équipe. Comme les Incroyables et les Merveilleuses le firent en 1793 après les années de la Terreur sous Robespierre, nous sommes aujourd'hui face au Monde, des Merveilleux et des Incroyables en costumes bariolés de rouge blanc bleu, rien ne nous ébranle, rien ne nous affaibli, rien de nous fera changer de vie et d'élégance.

Aux Armes citoyens !!! Tapez dans un ballon...

Aux Armes citoyens !!! Tapez dans un ballon...

Cet Euro 2016 fut plein d'enseignements, pleins de surprises, pleins d'idées reçues enfin abattues. Commençons par l'équipe Anglaise qui en plein Brexit décida de s'exclure par un score et un jeu pitoyable tandis que les supporters de cette équipe montraient aux yeux des autres Européens, qu'ils ne l'étaient vraiment pas, tout comme les Russes à l'extrémité géographique. Occasion pour les Français de découvrir avec bonheur, la vraie nature du peuple Irlandais qui entré de plein pieds dans l'Europe, nous a remercier de l'accueillir avec un buzz tout en vert digne de la Saint Patrick, avant sa prochaine réunification. L'autre découverte de cet Euro de foot fut celle de l'Islande ou 10% de sa population vint fouler du pied notre vaste contrée, avec fierté, ferveur et passion. Ces barbus dont le nom de famille se termine irrémédiablement par Son, nous transmis malgré sa défaite l'art du « clapping ». Ultime hommage de l'équipe de France qui repris ce clapping a son compte.

Clapping

Clapping

Faisons honneur également à nos voisins Belges, si hauts dans les sondages comme grands vainqueurs et si festifs dans leurs costumes et leur ambiance dans leurs déplacements. La très célèbre sentence « A la fin, c'est toujours l'Allemagne qui gagne » vécu sa dernière finale, et sera à jamais rangée dans les oubliettes de l'Histoire. Autre enseignement, qui redonne au football, ses lettres de noblesse, est que ce ne sont pas les joueurs les plus populaires, les plus chers et les plus publicitaires qui sont les meilleurs. Zlatan et Ronaldo qui soulèvera une coupe sans jouer, sont sur le terrain, les meilleurs comédiens. Au contraire, les petites équipes, les joueurs modestes ont montrés leur capacité à nous surprendre à nous étonner et à donner de la ferveur et de l'amour aux spectateurs.

Le nouveau bleu

Le nouveau bleu

Peut-être, serez-vous surpris de lire ces lignes sur mon blog, moi qui ne considère pas le football comme un sport mais comme un spectacle digne des Romains permettant aux puissants, de donner des jeux et du pain à défaut de Travail, d’Égalité, de Fraternité et de Liberté. Voyez-vous, cette équipe rajeunie, heureuse de jouer en France, fière de jouer en Bleu, brillante, modeste et accessible a non seulement lavée l'affront et la honte du Bus de 2010, mais même perdante, elle a redonné à ce pays meurtri et dévasté, le sourire et la passion. Ce n'est que du foot, avec 11 petits bonhommes prêts à taper dans un ballon, mais en ces temps difficile, reconnaissons que leur jeunesse et leur passion a redonné même provisoirement plus de fierté, qu'aucun homme politique n'a réussi à le faire depuis tant d'années. Vive l'équipe de France.

Grizooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo !!!

Grizooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo !!!

Les photos proviennent du Site 20 minutes rubrique les Insolites de l'Euro

Publié par eric Leguay
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3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 21:24
Affiche de l'Exposition

Affiche de l'Exposition

Il vous reste, ce mois de juillet pour vous plonger à la source du design. La Maison de l'Architecture à Poitiers consacre une exposition sur le design domestique d'après guerre au Japon. Une période rude de disette et de grande précarité, où des objets du quotidien se sont façonnés avec l'indigence des moyens, et le seul matériau laissé par les américains : l'aluminium. Quand le besoin vital fait l'objet, quand la faible ressource crée l'économie de moyen, quand le dessin de la forme empreinte le geste juste, quand l'utile se fait sobre et beau, quand le métal froid devient lisse et précieux, la sélection présentée conduit le regard vers l'épure. Notre occident, longtemps englué dans les fioritures baroques et grotesques, redécouvre ici la forme pure, la forme nue...

Scenographie
Scenographie
Scenographie
Scenographie

Scenographie

Publié par eric Leguay
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24 juin 2016 5 24 /06 /juin /2016 08:55
Prêt pour le spectacle ?

Prêt pour le spectacle ?

Dans ma vie de Geek, il est un moment dans l'année à ne rater sous aucun prétexte. Ce n'est pas les annonces de E3, ni les KeyNotes d'Apple. Ce n'est pas non plus la sortie d'une nouvelle console, ni d'un nouvel Opus AC, encore moins la sortie d'une caméra miniature 3D ou d'un objet connecté. Non, rien de tout cela, ma motivation à bouleverser mon emploi du temps et de rester dans un TGV hors d'age durant 2h45 est la présentation des mini-projets des étudiants de première année du CNAM-ENJMIN. Cette école publique dépendante de l'Université de Poitiers et géré par le CNAM, offre, ce qui est unique au Monde, aux étudiants dont l'industrie du jeu vidéo sera leur métier, une liberté totale de création et d'imagination. Étonnez-nous ! Surprenez-nous ! Est le mot d'ordre qui sous-tend la création des ces projets.

Mini E3

Mini E3

Années après années, j'aime narrer dans ce blog, ces projets, les voyant ainsi évoluer, éditer, ou disparaître avec la même gourmandise de nouveauté et de surprises. Dépassez vous ! Sortez des sentiers battus, contournés les règles, soyez irrévérencieux, subversifs. C'est cela, la vraie nature du jeu, c'est cela sa nature et sa raison d'être. Parce-qu'il truque notre regard sur le monde, parce-qu'il manipule notre cerveau, parce-qu'il procure des sensations, parce-qu'il dépasse les règles établies, parce-qu'il recrée des mondes imaginaires, alors le jeu est devenu le loisirs le plus sophistiqué et le plus populaire de ce XXIième siècle. A lui seul, c'est une source inépuisable de créations techniques, d'amélioration logicielles et de bouleversements sociaux.

Le petit Théatre numérique

Le petit Théatre numérique

Revenons à nos étudiants, ma passion m'emporte. Le projet de première année, n'est pas spécifiquement la réalisation d'un jeu, mais la démonstration en 10 min d'une expérience interactive autonome à visée ludique. Sur le papier cela veut dire qu'il faut concevoir, développer, réaliser une expérience interactive et visuelle manipulable ou jouable de manière indépendante par n'importe qui. En l'occurrence, c'est le jury qui sert de candide et de cobaye. Alors à la manière d'un mini E3 Angoumoisin, les projets des étudiants sont mis en scène et présentés librement sous la grande voûte du NIL. J'ai commencé ma tournée par une dégustation de charcuterie Corse avec Mazzeru. Mais qui est Mazzeru ? À vous de le découvrir sans être obligé de chanter.

Qui est Mazzeru ?

Qui est Mazzeru ?

Très sensible à la qualité graphique et à l'esthétique des projets, je commencerai par un coup de cœur pour le trait de crayon sensible et touffu du projet « Landvaettir » Une minute norvégienne, qui plonge l'utilisateur dans la poésie des Mondes Vikings en suivant Ida à la recherche de pouvoirs perdus. Pour rester dans le grand Nord, ses grandes étendues sauvages et ses chiens de traîneau, le projet « Northern Light » propose de faire avancer votre équipage à la voix, dans les montagnes enneigées en évitant les arbres morts et les précipices. L'installation immersive et la qualité du son, sont bluffant, malgré les 31 degrés à l'extérieur, c'est un vent glacial qui soufflait ici. Dans le même esprit, grand espace et conquête de l'Ouest le projet « Transhumance » vous propose d'amener votre troupeaux de brebis vers les sommets au son du sifflement, dans un tourbillon graphique époustouflant.

Le graphisme fouillé de Landvaettir

Le graphisme fouillé de Landvaettir

Vous me direz, rien de bien subversif dans ces projets de gestion de personnages, fussent-ils des chiens ou des moutons. La prouesse réside ici dans la qualité de l'immersion. Vous voulez du « politiquement incorrect ? », venez donc visiter la cellule de « Don't let me die ». Au programme, tortures, électrocutions, châtiments corporels, manipulations pour sauver un détenu qui peut être en le méritait pas. Au moment ou 1 français sur 5 se dit souhaiter le retour de la torture, ce jeu risque d'e^tre perçu comme un jeu de simulation. Si cela ne vous suffit pas alors venez visiter la ville du futur « Panopticon » où tous les citoyens sont fliquez et c'est vous qui avez les clés. Vous en redemandez du dérangeant ? Du glauque ? De malsain ? Alors venez affronter l’horrible créature qui vit cachée dans un pensionnat abandonné. Effet Occulus garanti.

ici on joue

ici on joue

Mais pour moi, le vrai engouement ce cette session fut le projet « Just Feel ». Un projet porté par une Team de 6 filles et 3 garçons, pour proposer une expérience sensuelle dans la découverte du corp féminin. Votre approche de la main au travers des lunettes immersives, vous découvrez des courbes avant de comprendre sans vulgarité ni taboo, qu'il s'agit d'une chute de reins jusqu'à la pointe des seins. Cette sensualité redécouverte est hypnotisante, soutenue par une bande son répétitive et progressive. On est littéralement envouté par les arabesques que fait notre main sur ce corps virtuel aux courbes parfaites.

Mini projet CNAM ENJMIN
Mini projet CNAM ENJMIN
Mini projet CNAM ENJMIN
Mini projet CNAM ENJMIN
Mini projet CNAM ENJMIN
Publié par eric Leguay
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13 juin 2016 1 13 /06 /juin /2016 08:27
Dans le Futur la voiturette de Golf était légion

Dans le Futur la voiturette de Golf était légion

En 2016, on utilisait encore des machines pour accéder à un réseau. Oui !!! cela vous semble bien étrange, mais je le répète en 2016, il fallait aux français, un objet pour rentrer en communication avec leurs contemporains. Ils appelaient cela « Smart-Phone » mais ne téléphonaient déjà plus avec ce morceau de métal froid portant le nom d'une pomme. Ils aimaient « fêter le numérique » lors de grandes manifestations. Pour ce rendre à ces grandes foires, ils se déplaçaient physiquement, parfois dans les premières automobiles à propulsion électrique, c'était il y a fort longtemps. En 2016 on commençait à peine à imaginer un moyen autonome de transport. En 2016, les français commençaient seulement à reprendre goût au Futur et à l'imaginer. Un avenir meilleur grâce à la technologie. Le mot « Homme augmenté » débutait tout juste à être repris avant de tomber en désuétude. Qui aujourd'hui ne voudrait pas être amélioré ? et qui se séparerait de son exosquelette ?

LE Futur

En 2016, tout était encore très compliqué, il y avait encore beaucoup de paperasserie administrative, on payait encore massivement avec d'autres objets, ou du papier monnaie que l'on pouvait perdre ou se faire voler. En 2016 on commençait tout juste à comprendre l'importance de vivre en bonne santé en commençant pas se connaître soi-même et en se mesurant. En 2016, tout le monde voulait maigrir et envoyait ses milliers de données dénommées Big, dans « les nuages ». En 2016, certains politiques, et notamment des femmes commençaient à imaginer la démocratie et la « République Numérique », plus collaborative que le 49.3 utilisé à l'époque comme l'arme fatale. Le siècle n'avait que 16 ans, 16 ans de tâtonnement et d'expérimentation. Le Futur se dessinait lentement, trop lentement parfois pour les plus Geeks. J'avais oublié, que vous ne connaissiez pas ce terme. En 2016, un Geek désignait un homme souvent barbu, passionné de technologie. Je sais cela fait un peu ringard mais vous verrez, ce mot reviendra.

MON Futur

Il y avait cette grande fête annuelle, « Futur en Seine », où des potes se réunissaient en buvant des SPRITZ pour imaginer et construire une grande partie du monde d'aujourd'hui. Pourquoi "Futur en Seine" ? ne me demandez pas pourquoi ce festival populaire se nomme ainsi, je ne l'ai jamais su. Les historiens se battent encore pour déterminer l'origine de ce jeu de mots. Ici tout était ludique et franchouillard, à coté d'un FundTruck ou entre une partie de BabyFoot connecté et un apéro divinatoire. Ils imaginaient des tissus intelligents détectant les UV, des puces pour que les vaches vous préviennent au moment de vêler, ou des machines à cocktails automatisés que je n'ai jamais goûté. Lorsque toute cette belle quincaillerie tombait en panne, il suffisait d'appeler « où réparer.com ». En 2016, il y avait eu en France une coupe d'Europe de Football, qui expérimentait les premiers gazons intelligents alors que les toutes premières expérimentations sur des alvins de grenouilles promettaient avec efficacité de détecter la pollution des fleuves. En 2016 tout était balbutiement collaboratif et expérimentation joyeuse. Des enfants pouvaient créer leurs histoires aléatoires tandis que des artistes pouvaient peindre en 3D dans l'espace.

Rame, rameur, ramer

Rame, rameur, ramer

Créer son avatar était encore une expérience compliquée, rester sans bouger dans une cabine. Le plus surprenant reste à venir, avec la folie autour des lunettes immersives. Vous qui au moment de voir un film, n'avez aujourd'hui qu'à baisser vos paupières, dans ces années là, il fallait encore porter de grosses et affreuses lunettes. Elles étaient aveugles et déclenchaient facilement des vomissements mais vous faisaient déjà voyager et jouer dans des univers imaginaires hyper-réalistes. D'ailleurs en ce temps là, le spectacle était de regarder ses amis ramer, marcher, bouger avec ces drôles de lunettes. L'Homme de 2016 allait enfin pouvoir se désincarner, pour vivre des sensations uniques et exclusives. Ce festival durera encore plus de dix ans, je crois, avant sa totale dématérialisation, une place dans Paris porte son nom, avec au sol la marque de la main de tous les génies qui y passèrent. C'était le Futur, le Futur en Seine et c'était en 2016.

Un aperçu du Futur
Un aperçu du Futur
Un aperçu du Futur
Un aperçu du Futur
Un aperçu du Futur
Un aperçu du Futur
Un aperçu du Futur
Un aperçu du Futur
Un aperçu du Futur
Un aperçu du Futur

Un aperçu du Futur

Publié par eric Leguay
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12 juin 2016 7 12 /06 /juin /2016 15:49
GayPride Paris 2010

GayPride Paris 2010

J'ai pris cette photo lors de la GayPride de Paris en 2010, certainement le dernier moment festif de la Capitale. La posture Christique de ce jeune garçon souriant et fier de ce qu'il est et de ce qu'il vit, je l'offre en mémoire et en souvenirs de ceux qui sont tombés à Orlando parce que libres. Personne ne devrait mourir pour ce qu'il est et ce qu'il pense, personne ne devrait imposer à l'autre un mode de vie sous un prétexte faussement religieux. A force de ce comporter en barbares les fanatiques religieux vont faire gagner le terrain de l'athéisme, ultime victoire des Humanistes. Oui à la Musique, Oui au Vin, Oui à la Fête, Oui à l'Amour...

Publié par eric Leguay
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2 juin 2016 4 02 /06 /juin /2016 10:36
Atelier petit h

Atelier petit h

Depuis 5 ans, dans une ancienne piscine Art Déco, transformée en lieu d’exhibition par Hermès que la rue de Sèvres à Paris devient le temps d'une soirée, le centre des Designer's Day. Hermès est la marque emblématique du luxe et de l'élégance à la française. Sellier et maroquinier depuis 1837, elle contribue au rayonnement international de la France et de son savoir faire artisanal. Des combats de titans à coup de milliards se déroulent sur la planète Luxe pour contrôler ces empires. LVMH, Kering, Armani, Richemont, contrôlent et administrent plus de 80% des marques de luxe, envahissant jours après jours les gigantesques « mall » et centre commerciaux de la planète. De Jakarta, à Shanghai ou Kuala Lumpur, le Luxe est partout suivant en cela l'extrême enrichissement des pays émergents. Hermès reste indépendant.

Vagues de cuir
Vagues de cuir
Vagues de cuir

Vagues de cuir

Dans l'esprit éthique de la marque, la maison française a installé, « petit h » un laboratoire créatif qui donne une seconde vie aux matières précieuses, provenant des découpes et des rebus. Le luxe de demain sera éthique ou ne sera pas. Une récente étude sur la traçabilité des matières premières utilisées par les marques de Luxe, comme CHANEL ou Hermès en bas de classement, montre qu'un long chemin reste encore à faire pour être transparent quand à l'approvisionnement et à l'usage des peaux, fourrures et autres ressources. Sur la bonne voie Hermès montre que l'on peut être une Maison de Luxe responsable et proposer de réutiliser ses matériaux avec élégance et ingéniosité. C'est tout l'enjeu d'une collection comme « Vague de cuir » du duo de designers belges Muller Van Severen.

Créations, recyclage
Créations, recyclage
Créations, recyclage
Créations, recyclage
Créations, recyclage
Créations, recyclage

Créations, recyclage

A l'heure du « Tranhumanisme », et du h+ de l'homme augmenté, cet atelier « petit h » résonne comme une injonction de modestie et de pragmatisme devant ces théories fumeuses et invérifiables de longévité et d'éternité. « Petit h » est un appel à la condition humaine, celle de l'artisanat et du travail fait main, celle de l'approche de la nature et de la simplicité. « Petit h » n'est pas un Homme diminué, ni un Homme amoindri, mais un Homme responsable, modeste, humaniste et accessible. C'est peut être ça le vrai luxe, que d’être « un petit h », consciencieux et respectueux des générations futurs en consommant mieux mais bien, en entourant sa vie de beau et d'élégant, sans débordement ni ostentation. Je rêve d'être un petit h... élégant et raffiné mais respectueux et accessible.

 

http://www.ddays.net/exposants/2016-hermes-petit-h

http://www.infopresse.com/article/2016/4/21/plus-ethiques-les-marques-de-luxe

Publié par eric Leguay
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28 mai 2016 6 28 /05 /mai /2016 17:21

Voyageurs immobiles

Ils ont enfilé leur casque, vissé leurs lunettes borgnes sur leurs yeux écarquillés. Ils sont prêts, ces astronautes de l'instant, pour un voyage immobile, une évasion sensorielle, un immersion programmée. Leur tête bouge dans une chorégraphie illusoire et réglée par l'improvisation de leur champ de vision. La tête hoche, tombe sur des épaules crispées et des mains tendues vers l'infinie, qui ne retiennent rien. La tête se relève comme appelée par un Dieu invisible et puissant. Assis, debout, ces créatures ondulantes semblent obéir à l'invisible, à la candeur d'une bougie, au stimuli d'un pixel. Nous les regardons, le corps fixe et la tête comme agitée de soubresauts désordonnées, désincarnés, désarticulés, sans savoir qu’ils sont entrain de voyager, de rêver.

Hina
Hina

Hina

Hina, petite fille perdue dans un Monde cruel et blafard, aide ces voyageurs intrépides, rivés sur le plancher à voyager avec elle, dans les entrailles de la Terre. Entre bande dessinée et hyperréalisme, entre réalité immersive et décors animés, ce projet transmédia donne le vertige avec subtilité et sensibilité. C'est un vrai coup de cœur pour un projet alliant l'immersion des lunettes Oculus avec une histoire mêlant deux mondes, à la manière d'Alice. Voilà ce que nous proposent les étudiants de la formation IDE Gobelins CNAM-ENJMIN. J'avais déjà gravi l’Everest, fait du roller-coster ou plongé dans les tréfonds du cerveau, me voici rêvant avec une sensation de vertige dans une histoire sensible. Je ne joue pas, je suis, je ne suis pas, je rêve, je ne rêve pas, je joue.

Les projets
Les projets
Les projets

Les projets

C'est toujours un immense privilège que de découvrir les travaux des étudiants du Mastère IDE. Cette année encore les 4 projets étaient de grande qualité, avec une prime à l’innovation technique et scénaristique. Le numérique ludique se construit ici, dans les écoles et les rêves d'enfance des étudiants. Découvrir les contes celtiques ou apprendre à écrire le japonais sont autant de défis qu'ils relèvent avec un mélange équilibré, d'interactions, de graphisme et de contenus intelligents. Parfois l’expérience sort du salon, et nous pousse hors des murs pour devenir des ombres dans Paris. Vous voici résistant en mission, dans ce Paris collabo, où vos voisins vous surveillent et vous épient. A suivre...

Publié par eric Leguay
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23 mai 2016 1 23 /05 /mai /2016 09:39
Affiche du 69ième Festival

Affiche du 69ième Festival

Cannes 2016 (Dialogue imaginaire entre l'Australien Georges Miller Président du jury, et Thierry Frémaux délégué général du Festival)

 

TF Voilà ce que nous avons comme film cette année en compétition.

GM : Bof bof, sinon, le public et les critiques, ils ont quoi comme favori ?

TF "Toni Erdmann" de l'Allemande Maren Ade.

GM Quoi un film Allemand ? non mais vous êtes sérieux là ? depuis quand les allemands font du cinéma ? Non cette année, je veux du classique, du sérieux, pas de vagues. Tiens ce film Iranien ? De Asghar Farhadi.

TF C'est un bon client lui, un film officiel, moraliste. C'est bon ça pour le business, on tend la main à l'Iran, PSA et TOTAL pourront retourner y gagner de l'argent.

GM Bon très bon, un prix pour le scénario et un prix pour l'interprétation masculine. On a quoi d'autres ?

TF Xavier Dolan ?

GM Encore ? Il est agaçant.

TF A mais il a Marion Cotillard et surtout Léa Seydoux dans la distribution. Là on peut pas, avec Léa Seydoux, Papa, Maman, Tonton, Grand Papa, cousine dans le cinéma, le luxe et la Mode, là il faut un prix, sinon le Dolan va encore nous faire un caca nerveux comme l'an passé.

GM Le Grand prix c'est très bien, Léa pourra porter les Louboutins de Tonton Henri.

TF Pour la Palme, moi je verrai bien, Ken Loach.

GM Oui encore, mais en pleine période de Brexit, c'est un message envoyé aux Britanniques.

TF Et puis j'ai un faible pour Ken Loach, j'adore quand à Cannes il fait des discours façon Philippe Poutou, devant un parterre de luxe et d'argent.

GM Je ne sais pas pourquoi mais cela me fait rire aussi.

TF Parfait, je crois que nous avons tout, pour les autres prix, on fait comme d'habitude, on saupoudre sur des films exotiques que jamais personne n'ira voir.

Publié par eric Leguay
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22 mai 2016 7 22 /05 /mai /2016 16:51
Librairie Le Pincerais 21 mai 2016 Poissy, lecture, rencontre, discussion et dédicace...

Librairie Le Pincerais 21 mai 2016 Poissy, lecture, rencontre, discussion et dédicace...

Je profite de ma rencontre avec Audrey Pulvar à l'occasion de la sortie de son livre «Libres et insoumis : portrait d'Hommes singuliers», pour revenir sur son précédent ouvrage ; «Libres comme Elles». Audrey Pulvar, une femme libre, brillante, intelligente, cultivée dresse le portrait de 21 femmes, au destin et à la vie exceptionnelle. Par leur prise de parole, leur engagement, leur prise de risque, pour leur liberté, elles méritent la reconnaissance. De Simone Weil à Angela Davis ou Josephine Baker, ces femmes insoumises, comme ces hommes insoumis, se sont souvent retrouvées bien seules à affronter le monde. C'est sans doute le sentiment de ces femmes qui entrent en politique où dans les médias devant le machisme et la misogynie ambiante. L'affaire Baupin, et tant d'autres avant est illustrative de la pensée dominante : «Sois belle et tais toi».

Selfie
Selfie

Selfie

Pourtant la «Femme insoumise est un Homme comme un autre», et dans le milieu du numérique que je connais bien, c'est un combat quotidien, pour laisser sa juste place au sein de notre communauté. Si l'Université à Sorbonne ou Poitiers ont une mixité encouragée et déterminante, il en est tout autre à l'ENJMIN ou à l'EFREI ou les étudiantes se comptent sur les doigts d'une main et que dire de l’école 42 souvent présentée comme modèle qui n'a que 12% d’effectifs féminins. Le numérique n'a que faire de la géographie comme il n'a que faire du genre et pourtant dès la seconde, tout semble tracé en grande partie par bêtise, ignorance et incompétence de l'orientation à la française. Les garçons sont forcément des Geeks doués pour les ordinateurs et les jeux vidéos ? Et les filles ? Elles sont douées pour quoi ?

Dédicace

Dédicace

J'ai eu la chance de travailler dans des écoles et des formations dont la direction était assurée par des femmes et j'ai pu voir dans les recrutements ou dans les salons combien il était difficile de changer les mentalités. Ceci est un combat quotidien que je mène avec d'autres, pour que les start-up ne soient pas développées, ni initiées que par des hommes, que le jeu vidéo ne soit pas un refuge de Geeks frustrés bas de plafond, ni qu'il soit le véhicule de cette misogynie ambiante, que les écoles et formations accueillent ouvertement une population de nouvelles Geekettes. Et même, si je peste souvent avec humour, contre ces femmes élues, qui une fois en tête d'affiche semblent se venger des années endurées à subir ce sexisme ordinaire, se retournent contre le jeu vidéo, ce combat mérite d'être amplifié. «Plus les femmes sont libres, plus les hommes le sont...alors tous féministes».

 

Liens utiles

http://librairiedupincerais.fr/

http://artyvelines.org/

 

A lire

A lire

Publié par eric Leguay
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16 mai 2016 1 16 /05 /mai /2016 09:22
Formes organiques et légères comme des bulles de savon - Photo : E.Leguay

Formes organiques et légères comme des bulles de savon - Photo : E.Leguay

En Juin 2008, une exposition retraçait l'œuvre du designer français Pierre Paulin. C'était juste un an avant sa mort. Aujourd'hui, 8 ans plus tard, c'est au tour du Centre Pompidou de reprendre le flambeau, pour faire découvrir aux jeunes générations, comment avait été imaginé notre manière de vivre, de dormir, de s’asseoir, de travailler pour les années 2000. Le Futur a réellement été imaginé dans les années 60, débarrassés de la reconstruction, en décalage avec le modèle esthétique américain, les designers, architectes, penseurs, stylistes, allaient dessiner notre façon de vivre pour les années de prospérité. Si dans cette tâche les Italiens découvrirent Joe Colombo, la France pût compter sur Pierre Paulin pour sculpter nos intérieurs, avec des formes sensuelles, molles comme des conques, douces et apaisantes. Ce mobilier conçu il y a 50 ans, explose aujourd'hui, d'une modernité incontournable.

Vivre au ras du sol - © Coll. Centre Pompidou, Musée national d’art moderne/ Photo : E.Leguay
Vivre au ras du sol - © Coll. Centre Pompidou, Musée national d’art moderne/ Photo : E.Leguay

Vivre au ras du sol - © Coll. Centre Pompidou, Musée national d’art moderne/ Photo : E.Leguay

Il est des films de science fiction, comme 2001 l’Odyssée de l'Espace, ou des séries comme Cosmos 1999 qui utilisèrent, reprirent et diffusèrent ces décorations intérieurs et ces fauteuils iconiques. L'aménagement des salons de l’Élysée, sous la présidence de Georges Pompidou fut un hymne assumé à un modèle de vie et de relations sociales particulièrement innovant et parfois déroutant. Les années 60, entre flamboyance et insouciance, allaient se projeter librement dans une vie idéalisée, faite de jouissance et de liberté. Les structures et les rigidités disparaissent au profit de matériaux souples, colorés, modulables et variés. Tout était à réinterpréter, du crapaud second empire, au lit conjugal en passant par le salon de réception. L’inspiration vint d'Asie et surtout du Japon, avec ses futons et sa vie proche du sol, mais aussi de la vie de nomades des berbères.

Formes molles et sensuelles - © Coll. Centre Pompidou, Musée national d’art moderne/ Photo : E.Leguay
Formes molles et sensuelles - © Coll. Centre Pompidou, Musée national d’art moderne/ Photo : E.Leguay

Formes molles et sensuelles - © Coll. Centre Pompidou, Musée national d’art moderne/ Photo : E.Leguay

Le mot d'ordre de cette génération de créateur fut « l'avachissement », d'abord des mœurs qui connurent une liberté sans précédent, conjugué à un art de vivre puis une façon d'habiter et de remplir l'espace en mouvement. Le meuble devient souple, léger, parfois gonflable, Paulin va utiliser une mousse recouverte de jersey extensible coloré et intâchable. La vie se déroulera au ras du sol, dans une nouvelle forme de sensualité et osons le dire, une nouvelle sexualité. Le tapis se relève dans les coins, quand le fauteuil « Tongue » vous tirera la langue à la manière des Rolling Stones. Le formalisme a disparu, le confort et l’ergonomie s'imbriquent pour se lover dans des structures maternelles et réconfortantes. Les nouveaux appartements à meubler invitent cette vie légère et conviviale, que le mobilier vienne de chez Prisunic ou Habitat, Ligne Roset ou Roche&Bobois, la soif de liberté colorée est la même.

Le "Trône Mitterandien", Monarchique et Républicain - © Coll. Centre Pompidou, Musée national d’art moderne/ Photo : E.Leguay

Le "Trône Mitterandien", Monarchique et Républicain - © Coll. Centre Pompidou, Musée national d’art moderne/ Photo : E.Leguay

Les années 80 verront l'explosion du Design avec la mixité et l’émergence du Design Italien, Scandinave, Anglais et Français. De grands noms du Design deviennent populaires et reconnus, les cafés parisiens découvrent Stark, et les commandes publiques recommencent à remplir le fond du mobilier national, d’œuvres générationnelles. Le Design vrai ou faux est partout. C'est à Pierre Paulin, que François Mitterrand demandera de décorer son bureau et de lui réaliser un fauteuil statutaire. Les temps ont changés, les crises et guerres, les reflux des idéaux des années 60, laissent la place à un retour de valeurs traditionnelles et du travail de la main qui doit être visible. Ce fauteuil sera visible dans toutes les émissions de télévision et lors de l'entretien rendu célèbre par l'expression « cablée » avec Mourousi. Ce fauteuil hexagonal, présidentiel à 5 pieds comme la Vième République, reprend les codes de la monarchie républicaine, le temps de l'avachissement est révolu...

Voilà à quoi ressemblait le Futur... dans les années 60 - © Coll. Centre Pompidou, Musée national d’art moderne/ Photo : E.Leguay
Voilà à quoi ressemblait le Futur... dans les années 60 - © Coll. Centre Pompidou, Musée national d’art moderne/ Photo : E.Leguay
Voilà à quoi ressemblait le Futur... dans les années 60 - © Coll. Centre Pompidou, Musée national d’art moderne/ Photo : E.Leguay
Voilà à quoi ressemblait le Futur... dans les années 60 - © Coll. Centre Pompidou, Musée national d’art moderne/ Photo : E.Leguay
Voilà à quoi ressemblait le Futur... dans les années 60 - © Coll. Centre Pompidou, Musée national d’art moderne/ Photo : E.Leguay
Voilà à quoi ressemblait le Futur... dans les années 60 - © Coll. Centre Pompidou, Musée national d’art moderne/ Photo : E.Leguay
Voilà à quoi ressemblait le Futur... dans les années 60 - © Coll. Centre Pompidou, Musée national d’art moderne/ Photo : E.Leguay
Voilà à quoi ressemblait le Futur... dans les années 60 - © Coll. Centre Pompidou, Musée national d’art moderne/ Photo : E.Leguay
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Voilà à quoi ressemblait le Futur... dans les années 60 - © Coll. Centre Pompidou, Musée national d’art moderne/ Photo : E.Leguay

Enfin, Pierre Paulin est aux Gobelins

Joe Colombo l'inventeur du futur

© Coll. Centre Pompidou, Musée national d’art moderne/ Photo : E.Leguay

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14 mai 2016 6 14 /05 /mai /2016 12:51
Les yeux plus gros que le Monde

Les yeux plus gros que le Monde

Cette semaine, Black M aka Black Mesrimes aka Big Black M aka Black Shady aka Black Stifler aka Black Luigi a eu l'occasion de faire les gros yeux. C'est normal c'est un peu sa marque de fabrique et au sein du collectif « Sexion D'Assaut », faire de la provocation et de l'insulte son credo. Il en est ainsi, pour exister un certain « Rap français » joue de l'intolérance et de la vulgarité comme positionnement marketing et comme attractivité juvénile. Taper sur les flics, les juifs, les filles, les homos c'est si facile et fait tant rire dans les téci du 9.3. Pourvu que le Céfran ou Roumi, les kouffars et les Youpins comme le dit si bien Black M soient choqués, c'était l'intention. Après tout, nous sommes tous des mécréants et notre liberté de penser et d'être aussi tolérant devant autant de bêtises nous honorent.

Si Brassens fustigeait la religion et l'ordre établi, si Gainsbourg fit hurler les militaires et si Brel se moquait des Flamingants, au moins ils avaient du talent. Ici paroles et musiques sont souvent indigentes, même Joey Starr de NTM le dénonce. Je vous laisse lire et découvrir ces tombereaux d'injures ainsi proférées, ce que visiblement, la ministre de la Culture n'a pas fait. Le tout est volontairement largement inaudible mais les textes sont accessibles sur internet. Qu'importe après tout, il en faut pour tous les goûts et visiblement cela fonction à plein régime, concerts bondés, clips en boucle et successions de prix, font que ce style musical est installé dans notre quotidien. C'est sans doute par excès de jeunisme à la recherche d'une modernitude fanée, que des élus mal inspirés se sont imaginés, de nouveau plaire à leur jeunesse qu'ils ont abandonnés, en invitant à coup de millions le rappeur qui a déjà les yeux plus gros que le Monde.

Affiche du concert de Poitiers avant annulation

Affiche du concert de Poitiers avant annulation

C'est ce pari que fit Poitiers ma ville de cœur en invitant le rappeur aux frais du contribuable, pour le concert annuel gratuit. Cette ville humaniste, paisible, ouverte, tolérante, universitaire, ne pouvait pas rester de marbre devant l'affront d'une telle venue. Rapidement la contestation enfla, « Poitiers ne veux pas de Black M », une pétition fut lancée, des amis, des connaissances, des étudiants, et moi même ont largement relayés et signés. Point d'extrémisme dans le propos, ni de chasse aux sorcières, ni même de politique, qu'un concert payant organisé dans une salle de concert était tout à fait le bienvenue, mais l'affront d'un concert d'un rappeur intolérant de plusieurs milliers d'euros payés par tous les contribuables devenait intolérable. La municipalité répliqua en parlant d'éclectisme, certes dans la médiocrité mais éclectisme quand même, après Nolween Leroy et Kendji Girard, nous tombions encore plus bas.

Une pétition lancée à Poitiers

Une pétition lancée à Poitiers

Puis ce fut au tour de Verdun, qui pour clore la semaine des commémorations officielles du centenaire de la bataille, choisit de façon très déplacée et saugrenue Black M. A 80 000 euros de cachet, il accepta pour faire la scène, « Qu’ils aiment ou pas ma musique : on va s’amuser » les familles de poilus ont du apprécier. Mais voilà, l'extrême droite jusque là très discrète ne connaissant même pas l'existence de ce rappeur, se réveilla, et fit son cheval de bataille de l'annulation du concert. Pourtant la pression venait de TOUS les bords politiques et pas seulement de l'extrême droite, pour faire annuler ce concert, là encore payé par le contribuable. J'aurais aimé être « petite souris » pour connaître le processus de choix d'une personnalité aussi clivante ? Mais la raison l'emporta, le concert sera annulé, non pas grâce au FN, mais surtout à cause d'un dépôt de plainte de la famille d'un poilu.

Double peine à Verdun, la bataille et Black M

Double peine à Verdun, la bataille et Black M

Morale de l'histoire, qui me conduit à prendre la plume numérique ce matin, c'est qu'en un tour de main, toute critique et toute contradiction de sa venue au frais du contribuable était immédiatement dénoncé comme du fascisme, du racisme et de l'extrémisme. Oui vous lisez bien, le simple fait de se plaindre des propos haineux du personnage est: "du racisme". Nous étions, bien malgré nous assimilés à la « Fachosphère ». Le point Godwin était atteint et la réponse du rappeur habituellement habitué à vomir sur tout ce qui bouge, ne fit qu’amplifier les choses. Au lieu d'excuses publics sur ses textes polémiques, il fit appel à ses aïeux très respectables mais bien étrangers au contenu de sa verve. Lui qui aime faire les gros yeux, devenait la pauvre victime incomprise de la haine qu'il avait semé. Il peut d'ailleurs venir quand il veut à Poitiers et donner un concert payant pour ses fans, il sera toujours le bienvenu. A 50 ans passé n'ayant toujours pas décidé de devenir ni raciste, ni extrémiste, je continuerai donc à demander l'annulation de son concert gratuit de Poitiers payé par les contribuables, au nom du respect, de l’humanisme, du bon goût et de la tolérance.

La réponse angélique et victimaire

La réponse angélique et victimaire

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7 mai 2016 6 07 /05 /mai /2016 09:49
Le Web Documentaire Fort Mc Money

Le Web Documentaire Fort Mc Money

En 2013, le journaliste réalisateur David Dufresne, proposait un Web documentaire destiné à faire prendre conscience à la manière d'une enquête interactive et ludique des enjeux de la surexploitation des gisements de sables bitumineux. « Fort McMoney » une ville imaginaire du Canada, s'inspirait plus que largement et au delà du jeu de mot de la ville de Fort Mc Murray, devenu en quelques années à la fois un eldorado économique mais aussi le plus grand désastre écologique du continent nord américain. Ce jeu à contenu intelligent a fait prendre conscience des risques écologiques Très largement primé, il a également permis une prise de conscience planétaire et ralenti voir stoppé la recherche dans le domaine des sables bitumineux, et autres gaz de schistes. en France.

Fort Mc Murray aujourd'hui

Fort Mc Murray aujourd'hui

Depuis quelques jours, nos écrans de télévisions sont inondés d'images catastrophistes du plus grand incendie que connaît l'Alberta. Fort McMurray comme un pied de nez ressurgit dans l'actualité la plus brûlante. Cause ou effet, ces incendies incontrôlables sont entrain de rayer de la carte cette ville champignon de 100 000 habitants, centre du renouveau économique du Canada. Dans Fort McMoney, le joueur devait choisir entre développement économique et pollution, ou chômage et écologie. Les événements récents montrent que la folie de l'Homme et/ou la nature en ont décidé : ce ne sera ni l'un ni l'autre. L’équivalent d'un quart de la superficie de la France a été sacrifié au nom du Roi Dollars, causant des dégâts irréversibles. Les analyses les plus anxiogènes échafaudées dans Fort McMoney sous une forme gamifiée se révèlent bien en deçà de la réalité. Quand le jeu peut également avoir une portée politique et développer une conscience humaniste.

Bienvenue à Fort Mc Murray

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30 avril 2016 6 30 /04 /avril /2016 19:49
École buissonnière...

« Donne-moi ta main et prends la mienne, la cloche a sonné ça signifie, la rue est à nous que la joie vienne, mais oui mais oui l'école est finie. Nous irons danser ce soir peut-être, ou bien chahuter tous entre amis, rien que d'y penser j'en perds la tête, mais oui mais oui l'école est finie ». Sheila ringardisée avait bien raison, c'est la fin des cours, fin de l'année universitaire, retour sur une année chargée, entre Paris, Poitiers, Angoulême, Bruxelles, Casablanca. 6 Universités ou écoles supérieures, 12 promotions de Master, soit plus de 200 étudiants, qui m'ont écouté et ont dévorés mes chouquettes du vendredi matin. Au final et en résumé c'est aussi le plaisir partagé de les retrouver lors d'une GA, une WebNight, où sur un dancefloor pour une session de Mix Tape « École buissonnière ». Quand un étudiant au détour d'une conversation, vous demande ce que vous écoutez dans votre Casque rouge « Beats By Dre », et que vous répondez de la House et des MixTape sur SoundCloud, les regards s'illuminent avec une immense fierté de le retrouver en DJ talentueux pour une soirée enfiévrée. A bon entendeur, salut !

 

http://bonentendeur.com/#le-prestige

 

La vidéo de la soirée

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22 avril 2016 5 22 /04 /avril /2016 09:31
42 une école au décor acidulé

42 une école au décor acidulé

En partant du précepte que la réponse à la grande question sur la vie, l'univers et le reste est : 42, il devenait indispensable à Xavier Niel et Nicolas Sadirac d'en fonder une école qui porterait ce nom. École est même un peu désuet et décalé si l'on songe un instant que cet établissement gratuit n'a pas de professeurs, pas de cours, pas de notes, qu'il est ouvert 24h/24h, 7j/7j et qu'il est admissible sans diplômes, ni prérequis, à la juste conditions de ressortir en vie de la « piscine ». Voilà de quoi bouleverser et décontenancer le PEF (Paysage éducatif français). Dans le monde numérique, cela n'est pas incongru, voir presque naturel, quand la pédagogie est gamifiée et l'apprentissage se fait en « peer-to-peer » avec l'aide de tutos.

On vote tous pour 42

On vote tous pour 42

C'était donc, un bon moyen pour mes étudiants de l'IPAG qui m'accompagnaient dans cette visite que de faire l'analyse comparée avec un modèle plus classique. Si le lieu est en pleine mutation urbaine avec la construction du futur Palais de justice, l'école 42 dénote avec son maillage métallique façon cage de faraday, accolée à une école primaire de brique rouge, vestige architectural des années 30. Le contraste est saisissant entre ces 2 modèles, et je pense que les élèves du groupe scolaire voisin, rêvent d'y entrer un jour. Quand on pense à la polémique suscité rien qu'en évoquant la suppression des notes, on est encore très loin de la généralisation de ce modèle. Ce qui frappe en entrant, est la profusion d’œuvres d'art contemporaines, de peintures murales et de moyens de transports autosuffisant comme cet arbre à skates et ces trottinettes de compétition.

Clin d'oeil décalé permanent

Clin d'oeil décalé permanent

L'ambiance y semble Californienne, sans contraintes, avec une immense liberté de circulation, de comportement et d’habillement. Le jacuzzi sur le toit dont l'accès est réservé aux meilleurs et à ceux ayant collectés suffisamment de points, accentue ce coté californien de la porte de Clichy. L'établissement est garanti 100% Geek, et moins de 14% de Geekettes, comme quoi avec un immense regret, le numérique n'est toujours pas une voie d'émancipation pour les filles. Pourtant strictement plus rien de justifie cette surreprésentation masculine dans ce domaine d'activité qui a très largement évolué depuis les années 2000. Pourtant l'école fait des efforts, car elle est là pour former les futurs développeurs de notre futur numérique. L'ambiance de travail est studieuse, concentrée et collaborative. C'est l'autonomie et l'autoévaluation qui sert ici de modèle pédagogique, le tout supervisé par une équipe très réduite de coachs (25).

Mur végétal dans une profusion de pixels

Mur végétal dans une profusion de pixels

Le recrutement très particulier dit de la « piscine » est celui qui fait le plus débat. En effet les jeunes recrus potentiels sont soumis pendant 4 semaines à un entraînement et une succession d'épreuves façon « télé réalité » et « stage commando » pour atteindre pour les survivants le saint Graal. Ce système peut apparaître violent, déstabilisant, mais au final permet de retenir les plus talentueux et les plus motivés, garantissant ainsi à l'école un recrutement de bon niveau et surtout une occasion rêvée de buzz gratuit. Il est fort à parier que de très nombreux étudiants d'école d'ingé font l'exercice de la piscine, juste pour voir, s'évaluer et se tester. Même si l'école revendique aucun diplôme, ni pré requis pour s’inscrire, un léger sondage auprès des étudiants présents et futur « commandeur » prouvent qu'ils ont tous le bac voir plus.

Les serviettes sèchent de retour de la piscine

Les serviettes sèchent de retour de la piscine

Mes étudiants de l'IPAG sont revenus enchantés de cette visite, avec pleins d'idées à mettre en pratique rapidement, comme la gamification des cours, l'auto-évaluation ou l'évaluation collaborative, la disparition des notes au profit de leviers à déverrouiller, la pédagogie inversée etc etc et le rêve ultime reste l'accès au jacuzzi. La pédagogie mérite d'être bouleversée pour s’adapter aux exigences du numérique et aux nouveaux usages. Je me souviens qu'en 1995 un établissement avait suscité la même attractivité pédagogique de rupture : la « Fac Pasqua » avait à l'époque de très grandes ambitions d'intégration, d’excellence, et d'ouverture avant de s'effondrer dans les affres mafieux des Hauts de Seine. Reconnaissons qu'ici, le politique a été très sagement écarté de tout processus de création, de gestion et de validation. 42 est bien une réponse à la grande question sur la vie numérique.

Ambiance 42
Ambiance 42
Ambiance 42
Ambiance 42
Ambiance 42
Ambiance 42
Ambiance 42
Ambiance 42
Ambiance 42
Ambiance 42

Ambiance 42

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11 avril 2016 1 11 /04 /avril /2016 15:18
La Canopée

La Canopée

Paris est un ventre, le ventre de la France, le ventre du Monde avec ses Halles modernes en dentelle de fer. Les Halles Baltard, sont construits en 1863 dans une ville nourricière et protectrice pour ses habitants. Ici la ville grouille, s'enivre, s'encanaille, se livre. Il est 5 heures Paris s'éveille, sur un monde à la Zola, un ruisseau de sang provenant des halles, du gris, des ouvriers, des forts des Halles laborieux et joyeux, révoltés avec de la gouaille et du verbe. Ici l'on y boit et l'on parle le Louchébem. C'est un Paris qui fricote avec la Bourgeoise, tout en délestant le Bourgeois rue de la grande truanderie, à l'heure de la soupe à l'oignon, à l'heure des rats. De ce Paris ventre, il n'en reste plus rien, à peine une plaque, même plus un bistrot, ni un accent faubourien.

Artifice de la ville artificielle

Artifice de la ville artificielle

Paris est le nombril du Monde, en cette Belle époque, insouciante et libre, créatrice d'avant guerre, la grande, la dévastatrice. Paris s'expose, c'est le centre du Monde, la Ville Lumière. Elle brille de tout ses feux, elle rayonne de ses milliers d'artistes venus y vivre la vie de bohème, la liberté de ton offert par cette République puissante et respectée. Paris est une Reine avec sa Grande Dame de Fer, la tour Eiffel. C'est à cette époque que Paris est la plus belle, la plus séduisante et la plus enviée . On y court dans ces grands magasins, temple du bon goût et de la mode, au Bon Marché, ou à la Samaritaine, on y découvre la mode, les chapeaux, les frivolités et l'on paie avec les bons de la semeuse. Paris ne fait plus la mode, ici la mode s’appelle ZARA et H&M, bas de gamme, fabriquée sans style et de mauvaise qualité, par des ouvrières sous payées du Bangladesh.

Paris a mis une culotte

Paris a mis une culotte

Paris est un trou du cul, mondaine et dédaigneuse, elle se pense encore le centre du monde quand elle n'est plus qu'une banlieue de Londres et de Berlin. En 1960, tout est mini, tout est petit et étriqué, les grands ensembles on définitivement chassés les ouvriers du centre de la ville. La voiture est reine, les voies sur berges entaillent la cité. Paris peut commencer avec efficacité son travail de sape, de gentrification. Dehors les pauvres, les ouvriers, les étudiants, les râleurs, les prolos, les syndicalistes, les éboueurs. Paris ne veut plus de vous, ou seulement de passage, ou le soir, la nuit, dans les souterrains du Métro. Une plage sur ses quais pour amuser les beaux enfants de Bobos venus glaner l'air frais entre une expo et un marché bio, voilà l'idée. Pour les mollets rien de mieux que le Vélib de l'ami Decaux puis l'autoLib de l'ami Bolloré.

La maquette façon culotte de Bridget Jones

La maquette façon culotte de Bridget Jones

Paris est une chatte, une catin offerte à tous les supplices. C'est un trou béant défigurant son centre pendant 10 ans, avant que de nouveau les coup de bulldozer ne viennent chatouiller son clitoris frigide. Le quartier est délabré, vide, puant et squatté, laissé à l'abandon et à l'imagination des promoteurs immobiliers de l'ère Pompidou. Comment combler ce vagin dillaté et putride ? Comment combler cette vieille femme trop fardée ? Comment donner l'illusion d'une modernité face au Centre Pompidou, nouvellement inauguré ? Comment gagner un max de fric sur le dos de cette nouvelle classe moyenne avide de consommation ? Comme un parapluie, en 1979 un centre commercial, cheap et bas de gamme sera construit à grand renfort de béton et d'acier enterrant encore un peu plus les banlieusards dans une ville au climat tempéré.

Inside la Canopée qui judicieusement laisse passer la pluie

Inside la Canopée qui judicieusement laisse passer la pluie

Paris est un égout qui reflue chaque jours, ces milliers de banlieusards qui ne pourront jamais venir vivre à Paris. La gentrification planifiée depuis 30 ans engendre une explosion des loyers. Ils sont ainsi des milliers chaque jours à s'entasser dans des ReR usés, à errer dans cette station « Châtelet les Halles, Station balnéaire, mais où y a pas la mer ». Le ReR invention française qui consiste à faire transiter dans les pires conditions, des travailleurs le plus loin possible tout en les canalisant, avec comme seule sortie possible ce trou vomissant. Alors la banlieue, c'est invitée à ce grand banquet mercantile, en errant à son tour dans les allées de ce « Forum des Halles » sans pouvoir y consommer. Elle y entraîne cette jeunesse désœuvrée, ces Zy'va du 9-3, espérant un jour y décrocher un emploi précaire dans une boutique SFR tout en continuant à dealer.

Chantier pharaonique

Chantier pharaonique

Paris est un siphon, celui du grand Paris, qui absorbe une banlieue toujours plus lointaine et de plus en plus pauvre. Le politique a plus d'un tour dans son sac, vous ne pouvez pas habiter à Paris ? Qu'importe avec le Grand Paris vous garderez votre ReR tout pourri mais vous serez fier d'habiter ici. D'un coup de baguette magique, dépassée par Londres, Paris c'est offert une virginité. Plus qu'une fracture sociale, il s'agit bien d'une « ségrégation » organisée, veillant à laisser le plus loin possible le travailleur immigré, le pauvre, le jeune, l'ouvrier, si possible au nord, loin très loin. Le ReR ne permettant pas de sortir la nuit à Paris, l'honneur et la tranquillité du Néo Parisien est sauvée, garanti sans accent faubourien. Sans être Smart, la ville accueille désormais plus de start-up que de jeunes couples.

Vidéo du site en construction et en comblement d'un trou

Paris est un trou, qui vient de se refermer sur une cicatrice trop longtemps ouverte aux intempéries. En ce 5 avril 2016, le nouveau Forum des Halles est inauguré. Pour reboucher l'inavouable et le raté, Paris a choisi d'enfiler une culotte façon Bridget Jones. D'un jaune pisseux, sans élégance, ni charme, cette culotte de plomb, vient définitivement combler se qui restait de vie et de parfum sulfureux dans ce quartier dévasté et maudit. Le ReR continuera à déverser ces milliers de banlieusards dans des rames toujours en panne, avec en prime la visite guidée d'un centre commercial garanti 100% Luxe Free, le tout pour 1 milliard d'Euros. Le touriste n'ose pas s'y aventurer, les guides Chinois déconseillent vivement aux touristes d'emprunter le ReR B et A et surtout d'aller dans ce centre commercial aux produits Chinois. Pour amuser le Zy'va, un centre Hip Hop est inauguré, quand ce dernier n'est déjà plus à la mode. Rendez vous dans 10 ans quand par vieillissement prématuré, la cicatrice s'entrouvrira, laissant échapper le pus trop longtemps retenu.

C'était comment avant ?
C'était comment avant ?
C'était comment avant ?
C'était comment avant ?
C'était comment avant ?
C'était comment avant ?
C'était comment avant ?
C'était comment avant ?
C'était comment avant ?
C'était comment avant ?
C'était comment avant ?
C'était comment avant ?

C'était comment avant ?

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6 avril 2016 3 06 /04 /avril /2016 17:18
24H - 7 équipes - 3 projets - 1 invité

24H - 7 équipes - 3 projets - 1 invité

Depuis 2004, le Master Web Editorial de l'Université de Poitiers organise son hackathon ; la Webnight. Le défi pour les équipes d’étudiants de M1 M2 est de réaliser un site web sur un thème imposé en 24 heures. Il s’agit à la fois d’un événement festif marquant la fin de la période des cours, et d’un véritable défi collectif. Chaque année le jury accueille une ou plusieurs personnalités extérieures en relation avec le thème.

La Team FERRANDI

La Team FERRANDI

Pour cette douzième édition, celle de 2016, c'est l'école FERRANDI, qui fut conviée à nous rejoindre et nous assister pour ces 24 heures numériques. 7 équipes en compétition et une équipe dédiée communication vont donc s'affronter pour au final proposer le meilleur projet. Ce projet est toujours récompensé.

Team au travail

Team au travail

Dans ses valises, l'équipe FERANDI est venue avec 3 projets d'étudiants Bachelor, en pleine création de concepts de restauration. Trois projets 7 équipes, de quoi s'affronter intelligemment et diversifier l’offre. L’objectif est de répondre a une commande client, avec un proposition et une offre cohérente et imaginative tout en y intégrant les standards actuels du Web. Les porteurs de projet coté FERRANDI ont pu communiquer avec les équipes afin d'affiner et de coller aux exigences des projets.

WebNight tentations
WebNight tentations
WebNight tentations
WebNight tentations

WebNight tentations

24 heures de production, à 5 personnes par équipes correspondent à une semaine de capacité de production. Le temps apparemment réduit n'est donc pas la contrainte la plus forte, la fatigue, la cohésion du groupe, les tentations extérieures et les kilos de bonbons sont les vrais obstacles à surmonter.

Le concept AUPARAGER

Le concept AUPARAGER

Le premier concept «Auparager» qui signifie "anoblir" en vieux français, est une Start Up qui se positionne sur le marché de la street food. Auparager propose dans un food-truck, des plats gastronomiques et des produits finis à base de produits de récupération et/ou abimés, afin d'éviter le gaspillage. 2 équipes ont choisi ce projet.

Concept La Caillerie

Concept La Caillerie

La Caillerie, second projet, est un restaurant intimiste, situé à la butte aux cailles, qui travaille la caille et ses abattis, afin de confectionner des amuses-bouche et des plats « signature » au gré des saisons. 3 équipes ont choisi ce projet.

Concept WoodFood

Concept WoodFood

WoodFood est le dernier concept, basé à Metz dans le cœur historique, ce restaurant bistronomique propose de redécouvrir les produits forestiers et les gibiers de la région.

Le Top départ est donné à 10H et le lendemain à 11H, les équipes présentent leur offre web ainsi qu'un plan de communication numérique et les voies d'amélioration. C'est le projet autour de la Caillerie qui a retenu toute l'attention du jury, avec une mention spéciale sur son ouverture sur le quartier, son art de vivre et sa culture. L'équipe féminine a proposé un nouveau logo ainsi qu'une interface auto adaptative avec une pointe rétro et arty.

Retrouvez cette WebNight en photo, sur les réseaux sociaux, sur la page de la formation et auprès des étudiants. Une nouvelle année universitaire s'achève, une nouvelle édition de la WebNight se prépare avec une nouvelle organisation, un nouveau timing, de nouveaux défis et toujours de prestigieux invités. Bonne chance aux étudiants pour leurs stages et leur vie professionnelle future.

Choses vues durant la WebNight 2016
Choses vues durant la WebNight 2016
Choses vues durant la WebNight 2016
Choses vues durant la WebNight 2016
Choses vues durant la WebNight 2016
Choses vues durant la WebNight 2016
Choses vues durant la WebNight 2016
Choses vues durant la WebNight 2016
Choses vues durant la WebNight 2016
Choses vues durant la WebNight 2016
Choses vues durant la WebNight 2016
Choses vues durant la WebNight 2016

Choses vues durant la WebNight 2016

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4 avril 2016 1 04 /04 /avril /2016 11:51

Lancement de la WebNight

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3 avril 2016 7 03 /04 /avril /2016 20:59
24H pour réaliser un site Web

24H pour réaliser un site Web

Lundi 4 avril 10h au Mardi 5 Avril 11h, retrouvez les étudiants M1 et M2 du Master Web Editorial de Poitiers pour la WebNight; le hackathon annuel avec pour mission la réalisation d'un site Web en 24H...

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30 mars 2016 3 30 /03 /mars /2016 09:22
La GA c'est  2 grands Halls, les arènes, 20 000 visiteurs et près de 2 000 joueurs

La GA c'est 2 grands Halls, les arènes, 20 000 visiteurs et près de 2 000 joueurs

Une édition 2016 de la Gamers Assembly de Poitiers, placée sous le signe de la Famille. Les jeux « Mainstream » et les grandes Team ont fait de cet événement, un moment incontournable de la saison, et les joueurs se déplacent par milliers. Le jeu attire également toute les générations et toute la famille. Ce week-end Pascal a donc vu pour la première fois, ce mélange qui paraissaient il y a encore peu de temps improbable, de jeunes enfants, d’adolescents, de parents et grands parents. Seule la GA pouvait réaliser cet exploit de mixité sociale et générationnelle. Ici point de jugement, ni de préjugés, tout le monde est accueilli pour fêter le jeu vidéo et les loisirs numériques. Cela fonctionne et tout ce monde varié, se mélange, joue, discute et vibre devant les grands tournois.

TEAM

TEAM

Le militantisme des joueurs et l’opiniâtreté de certains élus de la République a enfin vaincu les réticences et l’obscurantisme qui planaient sur cette pratique populaire et conviviale qu'est le e-sport. La cérémonie inaugurale, c'est ouverte sur une intervention d'Axelle Lemaire annonçant une proposition de loi visant à autoriser et encadrer la pratique du e-sport. La Loi va faire sortir cette pratique de l'illégalité reconnaissant ainsi cette discipline comme une discipline sportive. Ce ne sera plus le ministre de l'intérieur qui sera en charge de ces manifestations comme pour la gestion des casinos et des jeux d'argent mais bien, le ministre des sports. La bataille menée par les joueurs et les organisateurs aura eu raison des « Morano », « Polony » et « Manaudou » qui profitant de leur notoriété ont perdues la guerre, en affirmant tout et son contraire.

Humour de Geek

Humour de Geek

Ainsi donc, ce week-end aura été la consécration de ce loisirs familial où se retrouvent grands et petits, parents et grands parents. Je me répète ? Oui car l'originalité de cette GA est à signaler, inscrivant la manifestation dans la durée et la diversité. Plébiscité par le public et soutenu par la municipalité, Poitiers Capital du jeu vidéo, sonne en effet très bien aux oreilles des passionnés que nous sommes. Il fut donc légitime et naturel d'y croiser dans l'espace famille, à coté des tournois sur consoles, les petits débrouillards, Rurart et le rétrogaming de MO5. Cela n'enleva en rien la ferveur des joueurs autour des grands tournois, ni l'effervescence des passionnés à la rencontre de leurs idoles Kayane ou Gen1us par exemple. Quel plaisir donc de voir ces enfants jouer en toute quiétude, accompagné par des parents emballés, surpris de découvrir qu'il était encore possible de jouer passé 80 ans.

Loisirs créatif

Loisirs créatif

La foule a crié Raymonde, le public scandait Robert, les Silver Geek tenaient en halène la grande salle, dans un combat titanesque de bowling sur la Wii. Les seniors jouent, ils sont même de plus en plus nombreux avec leurs petits enfants ou dans dans les maisons de retraite pour se maintenir en forme ainsi. Les Mamies connectées leur emboîtent le pas, pour affirmer leur intégration complète dans notre société numérique. Cet esprit de compétence et ce plaisir intellectuel se découvre également très jeune, et Minecraft, jeu « bac à sable » est devenu la plate-forme la plus plébiscité par les 8-12 ans, surtout si l'on peut imprimer en 3D ses réalisations. Il est là, le secret du loisirs numérique : avoir réussi la fusion du loisirs créatif avec le loisirs vidéo-ludique. Le jeu vidéo est une culture, un engagement, une immersion dans des mondes recréés et réinventés. Peuplés de monstres, d’assassins et de jolies princesses, il donne à découvrir une cosmogonie variée et haute en couleurs.

Silver Geek

Silver Geek

Ils ne se déguisent pas, ils ne se griment pas, ils sont ces personnages, ils incarnent un rôle dans ce « jeu de rôle grandeur nature ». Ces personnages fascinent, forcent l’admiration et font briller les yeux des jeunes enfants. Quel autre loisir a pu ainsi développer une telle variété et un tel enthousiasme de Cosplayer ? Quelques films de cinéma ? Quelques romans ? Quelques séries Tv ? Mais pas autant et jamais avec autant de diversité et de passion. Cet univers est tellement vibrant, que chaque enfant porte dans son cœur l'envie un jour d'être lui aussi créateur de jeux. « Game Designer » comme ils aiment à dire, malgré le discours inquisiteur et mal informé de l'ONISEP. Alors accompagnés de leurs parents, ils viennent écouter les vieux routiers du jeu, comme moi, expliquer combien les métiers sont diversifiés mais combien cela est compliqué. CNAM-ENJMIN seule école publique délivrant un diplôme de Master de l'Université de Poitiers, est le creuset d'une génération de développeurs, de créateurs, designers, infographistes, metteurs en son, répartis sur toute la planète du jeu, et grand créateurs de studios.

Assassin's creed

Assassin's creed

Dans ce grand vaisseau amiral (il se reconnaîtra), que représente les arènes, j'ai cette année en plus de mes étudiants du CNAM-ENJMIN, embarqué avec moi, des étudiants de toutes les promotions où j'enseigne la culture numérique et la gamification. Du Master Marketing Digital à l'IPAG, du Master Conseil éditorial de Sorbonne, et du Master Web éditorial de Poitiers, ils ont efficacement buzzés, réseautés, publiés online pour faire vivre l’événement au dehors de ses murs. Cette édition 2k16, malgré quelques couacs inhérent à une organisation gérée par des bénévoles, fut une grande réussite, confirmant le lancement de la GA comme un événement incontournable et régulier. A l'année prochaine, si les orgas veulent encore de moi...

La TEAM CM

La TEAM CM

Publié par eric Leguay
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23 mars 2016 3 23 /03 /mars /2016 09:44
Bruxelles ma belle...

Bruxelles ma belle
Je te rejoins bientôt aussitôt que Paris me trahit
Et je sens que son amour aigrit
Et puis
Elle me soupçonne d'être avec toi le soir
Je reconnais c'est vrai tous les soirs dans ma tête
C'est la fête des anciens combattants d'une guerre
Qui est toujours à faire

Bruxelles attends-moi j'arrive
Bientôt je prends
La dérive

Chansons Bruxelles - Dick Annegarn

Je n'étais pas à Bruxelles ce jour, mais comme beaucoup je suis en deuil en pensant à mes amis, à Bruxelles, à la Belgique. Bruxelles est une ville magnifique, avec des gens adorables, plein d’humour et de tendresse avec une certaine nonchalance de vie. Je fais confiance aux Belges pour surmonter cette épreuve avec beaucoup d'autodérision et de surréalisme. En Hommage à cette ville, voici quelques vues que j'ai glané, lors de mes passages, pour vous la faire découvrir et aimer, pour vous inciter à y retourner. Comme les Belges meurtris, comme le Manneken-Pis, je pisse moi aussi sur les fanatiques, les terroristes et les fondamentalistes de tout poils.

Publié par eric Leguay
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