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31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 18:40
Game Connection PGW 2016

Pendant que vous et vos enfants attendiez des heures, la possibilité de toucher le Saint Graal d'un jeu qui sortira à Noël, dans le Bâtiment 2 de la Porte de Versailles se déroulait, en parallèle, la Game Connection. C'est dans les coulisses de cet événement que j'ai décidé cette année de vous convier. Il est amusant de lire ou voir sur les réseaux sociaux, ces YouTubers exhiber leurs badges ViP ou Press pensant faire parti du Gotha du jeu vidéo, alors qu'un étage plus bas, s'y concrétise le business des applications vidéo-ludiques. Vous l'avez compris, la Game Connection est la partie professionnelle de la Paris Games Week, exclusivement réservée aux professionnels. C'est donc patte blanche qu'il faut montrer pour y accéder.

Game Connection PGW 2016

L'ambiance est tout autre, moquette au sol, dans ce paradis ouaté, pendant que la foule vit l'enfer dans le chaudron du Hall 1, ici l'on parle affaire. Un détails qui ne trompe pas, le bar est Open pour le petit déjeuner, le déjeuner et le goûter, quand en surface le moindre sandwich de chez PAUL se négocie au tarif de la barrette de Shit. Décor soigné, Hôtesses souriantes, conférences en Globish incontournables, ambiance chaleureuse et feutrée, allées vastes et parsemées, sont l'équation d'une bonne négociation réussie. Nous sommes dans le jeu vidéo, qui garde des pratiques encore modestes car les marchés comme le MIP Tv pour la Télévision, le MIDEM pour la Musique, que j'ai fréquenté, ou le MIPIM pour l'immobilier sont 1 000 fois plus dispendieux, luxueux et Cannois.

Game Connection PGW 2016

Il faut dire que même si la Paris Games Week est l’événement majeur Parisien et donc Français, c'est un lilliputien à coté de l'E3 de Los Angeles où la planète entière se retrouve, et même un nain de jardin en comparaison de la qualité de la GamesCom de Cologne. Nous resterons donc dans le modeste cotés intervenants et stands mais pluriels dans la qualités des participants. Même si l'agriculture ne représente plus que 2% de notre PiB, contre 5,7%* dans la production culturelle dont le jeu vidéo fait parti, pas de Président, ni de ministres importants pour venir palper le cul des « Vaches Numériques » de Farming Simulator. A part la venue d'Arnaud Montebourg pour soutenir le Jeu Made In France, et la Ministre de la Culture dont on a déjà oublié le nom, venue faire des promesses quelle en tiendra pas, le Jeu Vidéo n'est pas un enjeu électoral dans notre pays.

Game Connection PGW 2016

Dans ces allées de la Game Connection, on croise des studios, des graphistes, des développeurs, des étudiants, des représentants d'autres pays organisateurs, d'autres salons, des éditeurs, des recruteurs, des universités, des solutions professionnelles et des institutionnels. Ce qui sauve la qualité de cette Game Connection est la décontraction et la simplicité de la rencontre avec les participants. C'est très réconfortant de voir combien ce milieu reste accessible et simple dans son approche. Pas de chichi dans la rencontre, ni de protocole compliqué, au bout d'une minute on échange déjà sur sa passion commune, l'occasion de croiser pleins de bonnes personnes. Le milieu du jeu vidéo est un paradoxe permanent, d'un coté des ventes records et un poids économique stratégique, de l'autre c'est une industrie organisée comme l'artisanat de luxe, constituée d'une myriade de petites structures certes très créatives mais sous capitalisés et faiblement rentables.

Game Connection PGW 2016
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21 octobre 2016 5 21 /10 /octobre /2016 23:07
La Gare de Nanterre Université pendant 50 ans

La Gare de Nanterre Université pendant 50 ans

Lorsque Manuel Valls avait parlé de « ghetto », de « ségrégation », et même d’« apartheid » pour qualifier la politique de la ville de ses prédécesseurs, il avait soulevé un tollé de réprobation scandalisé. Pourtant la banlieue, il connaît. Maire d’Évry et député de l'Essonne, on ne peux certainement pas lui reprocher d'être un « Bobo », ni de ne pas avoir été en contact direct avec les quartiers difficiles. A l'heure où s'embrase de nouveau la « Grande Borne de Grigny » sous fond de trafic de drogue et de guérilla urbaine, je voulais par ce poste témoigner, de la réalité de cette ségrégation qui gangrène la banlieue. Cette politique de ghettoïsation, n'est pas nouvelle. Elle fut sciemment orchestrée dans les années 70, puis la gentrification accélérée de Paris sous Tiberi, a parachevé ce grand dessein. Pour matérialiser et rendre concret mon discours, je vais vous raconter l'histoire de la « Gare Nanterre-Université », la Gare qui dessert l'Université où je fis mes études.

Le bidonville de Nanterre aux portes de la Défense

Le bidonville de Nanterre aux portes de la Défense

Par principe, un étudiant, est bruyant, désordonné, contestataire, politiquement incorrect, bavard et revendicatif. Dans le quartier latin, cette population joviale mais souvent imbibée est difficile à gérer à contenir et à dresser. Elle fait peur aux bourgeois, terrorise les politiques, amuse les artistes, alors que se sont souvent ses propres enfants. Justement dans les années 60, Sorbonne déborde et ne peux plus contenir, les enfants de la classe moyenne, nouvelle consommatrice de savoir et soucieuse de donner le meilleur avenir à sa progéniture. Il faut donc s'étendre et construire une nouvelle faculté, sur le modèle des Campus Américains, façon YALE ou UCLA. De vastes espaces, de grands bâtiments, d'amphithéatres, de zones vertes, d'une piscine, d'une bibliothèque aveugle, d'une résidence universitaire, d'une autonomie de vie, devait comme par magie, enchanter les nouveaux étudiants, avides de culture et de soif d'apprendre.

Le baraquement du ReR

Le baraquement du ReR

Impensable de faire cela dans Paris, trop vieilli, trop densifié, trop sali, trop Doisneau et pas encore gentrifié. Tout ce qui se construit à l'époque doit être moderne, Orly, front de seine, CNIT, La Défense... alors cap à l'ouest. Ce sera à Nanterre, loin du centre. Il y a là, des friches industrielles, la Seine, de la boue, une papeterie, des maisons en meulière, une minuscule gare, un Maire communiste et un gigantesque bidonville de travailleurs immigrés souvent algériens dans un quartier au nom fleuri et prédestiné de « La Folie ». Un peu comme si aujourd'hui la « Jungle » de Calais allait accueillir l'ENA ou HEC ; ça craint !!! En 1964 est donc construit, le plus grand campus universitaire de France entouré d'une pauvreté crasse à 10km de la Gare Saint-Lazare, dans un style brutal et moderniste.

Gare de la Folie

Gare de la Folie

Placer ainsi au cœur même de la misère, les enfants de cette nouvelle petite bourgeoisie de l'ouest parisien, n'allait vraiment pas aller de soi. « Mai 68 » est dans toutes les têtes et marquera la cité du sceau indélébile de l'infamie. Pour desservir cette université, fut construit en 1970 une gare provisoire en préfabriqué, enjambant les voies et déversant chaque matin les milliers d'étudiants via un grand toboggan bétonné. Années après années ce bidonville sera résorbé a grand coup de bulldozer pour construire des barres HLM sans vie, inconfortables, avec ou sans les « nuages » de ‎Émile Aillaud. Le paysage post moderniste teinté de l'architecture soviétique verra également la construction de la Préfecture par André Wogenscky disciple de Le Corbusier. Toujours pas de gare digne de ce nom, toujours ces baraquements de tôle, toujours pas d'aménagement urbain, même après l'arrivée du RER A.

Nanterre la Folie

Pour punir cette ville trop Rouge et cette Université si INDOMPTABLE, pendant plus de 50 ans aucun investissement d'envergure veillant à moderniser, désenclaver, « déghettoïser », améliorer la vie des habitants et des étudiants ne furent réalisés. Pire encore sous l'ère Pasqua, alors que l'Université souffrait cruellement de financement, c'est à la Défense toute proche que le parrain des Hauts-de-Seine fit construire une « Université » flambant neuve « La Fac Pasqua ». Où construire une prison ? À Nanterre. Où faire passer deux autoroutes A14 et A86 ? À Nanterre. Où construire des logements sociaux ? À Nanterre. Cette ville et cette Université paieront le prix fort, alors que la qualité des enseignements était unanimement reconnue. Nicolas Sarkozy, Christine Lagarde, Daniel Cohn Bendit, Dominique Strauss Kahn, David Guetta, Jeanne Mas et moi même fréquentèrent ses bancs, empruntèrent ce grand toboggan bétonné et donc cette gare miteuse.

C'est seulement en fin d'année dernière qu'une nouvelle « gare dite multimodale » fut inaugurée avec la restructuration du quartier. 50 ans après, grâce aux investissements « d'Avenir » liés au « Grand-Paris », qu'une gare sort enfin de terre. Si ce n'est pas un signe marqueur de ségrégation de l'espace urbain ? 50 ans à attendre d'investir dans des équipements publics ? 50 ans pour desservir l'un des plus grand campus de France ? je ne sais pas comment qualifier c'est état de fait. Vous me direz que la patience a payé et qu'enfin le politique a résolu une anomalie insupportable ? Et bien non. C'est la croissance effrenée de la Défense et la gentrification de Paris qui viendront combler 50 ans d'oublis. En repoussant toujours plus loin, les classes populaires, en tertiarisant les emplois restant et laissant exploser le prix des biens immobiliers, ce qui avant était un terrain vague devint à l'orée des années 80-90 un endroit inestimable. Il suffit pour s'en convaincre de regarder pousser les affiches des programmes immobilier Kaufman&Broad pour comprendre que la population a changé et que déjà la ville est d'un Rouge plus rosé, plus supportable.

La Nouvelle Gare Multimodale

La Nouvelle Gare Multimodale

Aujourd'hui la superbe gare passerelle dessert la nouvelle dénomination de l'Université « Paris-Ouest-Nanterre-la-Défense », dans un éco-quartier à loyers démesurés à 5 min de la Défense. Il y a même un projet de tramway et la future ligne E du ReR sera toute voisine. Ici tout a bien changé même si le paysage porte encore les stigmates de son passé industriel, et de sa mosquée qui n'en finie pas de se construire. L'ensemble est chaotique mais très profitable, avec des sièges sociaux flambant neufs, des appartements de standing et un parcours santé en bord de seine. A son tour Nanterre se « Levallois-Perretise », en disant au revoir au peuple. Il en est ainsi pour la majorité des villes anciennement populaires et Rouges. Les étudiants sont bien sages et bien rangés dans des amphithéâtres au WiFi illimité. C'est donc bien le politique qui organisa durant ces années la ségrégation urbaine, aujourd'hui dénoncée par le premier ministre. Ceci n'était qu'un simple exemple, il y en a tant d'autres...

Le projet

Le projet

Les photos historiques sont tirées du livre « Chemins de fer de la banlieue Ouest Paris-Saint-Lazare ». Les visuels pour la future gare par EPADESA.

https://nanterre50ans.u-paris10.fr/

http://www.epadesa.fr/la-carte-des-projets/projets/seine-arche/autour-de-luniversite/gare-multimodale-nanterre-universite-et-son-parvis.html

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16 octobre 2016 7 16 /10 /octobre /2016 16:16

MO5

THOMSON MO5

THOMSON MO5

Deux lettres, un chiffre, raisonnent comme un MI6 franchouillard digne de l'infaillible inspecteur Clouseau. Nous sommes dans les années 80, 1984 plus précisément, ou la France, encore très loin des craintes de Georges Orwell, se rêve en grande nation de l'informatique. Son très jeune premier ministre, Laurent Fabius, décide d'un plan informatique pour tous. Il le mettra en partition, un an plus tard sur les conseils de Jean-Jacques Servan-Schreiber, le tout piloté par Gilbert Trigano le père du Club Med. Qu'il en soit décidé ainsi, pour rattraper notre retard depuis le plan Calcul de 1966, 11 millions d'élèves du pays des Shadoks allaient être initiés à l'outil informatique. Pourquoi faire ? On ne le sait toujours pas, mais pour sauver THOMSON fraîchement nationalisé, on ne recula devant aucune dépense. Ce ne sont donc pas les souris d'Apple que découvrirent les élèves des collèges mais les crayons optiques des ordinateurs TO7 puis MO5.

THOMSON MO5

THOMSON MO5

Pour les élèves de 10 ans et plus, qui des années 85 à 90 manipulèrent ces claviers à radiateur passif en jouant avec le logiciel d'apprentissage du calcul « La carotte malicieuse », ce sigle MO5 a l'odeur de la Madeleine de Proust. Ce bloc de plastique noir dans l'esprit ZX Spectrum, avec un clavier en gomme faisait rentrer le XXIe siècle dans les cours de récré. Pensez donc, vendu 2 400 Frs, doté de 48 Ko de RAM et de 16 Ko de ROM, d'un affichage 320x200 pixels en 16 couleurs à brancher sur son téléviseur couleur de 36 cm, pour réaliser des programmes inutiles en Basic de la pointe de son crayon optique. 500 000 exemplaires furent diffusés dans toute la France et presque toutes les écoles. A cette époque personne, à part quelques fous furieux, ingénieurs, excentriques ou informaticiens, n'avait un ordinateur chez lui. C'est vous dire si les poubelles de l'histoire de l'informatique sont pleines de ces initiatives Colbertistes.

 

THOMSON TO7-70

THOMSON TO7-70

De cette effervescence numérique des années 80, âge d'or de l'informatique, naissèrent les ordinateurs ALICE, AMIGA, Commodore 64, AMSTRAD CPC64 etc. Ils seront rapidement rejoint par l'ensemble de la production Vidéo-ludique Japonaise et Américaine. ATARI, Nintendo, Bandaï, Sega, seront rapidement des noms connus de tous les enfants, mieux que d'apprendre les noms des départements ou ses leçons d'Anglais, on rêvait à ces explosions de pixels et ces mangeurs de fantômes. Ces vieilleries, vous en découvrez chaque week-end dans des vides greniers, écrans éteints et teintes fanées de vieilles couleurs bariolées. Pour vous, ces machines ne sont que de vieux souvenirs, comme des Barbies de votre enfance, mais pour d'autres, c'est un trésor à conserver et partager. Certaines se vendent à prix d'or, quand d'autres ont la générosité de tout céder. Ces collectionneurs précurseurs et méticuleux, sont depuis longtemps rassemblés en une association pertinente et ludique : MO5.COM

Stock du local MO5.COM Arcueil

Stock du local MO5.COM Arcueil

Cette Ligue de gentlemen extraordinaires et joueurs se retrouve régulièrement, dans leur antre d'Arcueil. C'était même leur Assemblée Générale ce Week-end, pour décider, projeter, promouvoir, collecter, conserver, explorer, estampiller, diffuser, rejouer, préserver, ce patrimoine vidéo-ludique et informatique qui remplit nos vies numériques depuis presque 50 ans. S'ils sont grands maintenant, ils ont tous gardé leur âme d'enfants joueurs, ravis de faire partager dans des salons, des expos, des médiathèques, des Gamers Assembly, des Paris Games Week et d'autres moments forts, leur passion pour ces machines à fabriquer des rêves et illuminer les yeux des petits et grands. Pleins de moments forts sont prévus pour cette fin d'année avec encore plus d’événement internationaux pour 2017. Les adhérents ont accès à cette caverne d'Ali-Baba, pour se distraire, s'informer, se documenter, aider, partager, jouer, expérimenter, ranger, déménager, et plus si affinité. Je suis fier d'appartenir à cette ligue.

Bornes d'Arcades

Bornes d'Arcades

« MO5.COM est une association loi 1901, dédiée à la préservation et la diffusion au public du patrimoine numérique. L'histoire de l'association a commencé, il y a 10 ans avec la création en 1996 d'un site : MO5.COM. Elle a depuis intensifié ses activités d'années en années. Dès sa création elle a réuni des membres aux profils très divers : collectionneurs, conservateurs du patrimoine, journalistes spécialisés, passionnés, ingénieurs, enseignants, chercheurs, lycéens, étudiants, jeunes de tous horizons. Grâce à ces équipes, elle peut désormais organiser à volonté des événements ou des expositions sur les thèmes de l'histoire de l'informatique et des jeux vidéo. A travers eux, elle participe aussi à diverses publications et apporte ses connaissances et son expérience aux institutions patrimoniales nationales qui s'intéressent à ce sujet. Rejoignez MO5.COM, et participez activement à la sauvegarde du patrimoine informatique et vidéo-ludique ! »

GameCube

GameCube

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8 octobre 2016 6 08 /10 /octobre /2016 21:27
Vision Mercedes Maybach 6

Vision Mercedes Maybach 6

Une calandre est la partie avant d'une voiture qui depuis le début du XXième siècle sert d'entrée d'air pour le refroidissement d'un moteur à explosion. C'est dans les années 30 avec le positionnement d'emblèmes comme le « Flying Spur » pour Rolls Royce, l'éléphant pour Bugatti, la cigogne pour Hispano-Suiza ou d'une mésange pour SIMCA que cette partie de l'automobile est devenue l’objet de toutes les convoitises. C'est le seul élément identifiable depuis son rétroviseur lorsque l'on est sur la route. La calandre devint chromée et massive dans les années 50. Elle prendra des appellations poétiques de « Squale » « Dents de Requin », « Haricot », « Trident » etc donnant toujours à son propriétaire l'allure d'un chevalier en armure sur son beau destrier.

Citroën DS

Citroën DS

Seule la DS de Citroën en 1955, qui pour montrer sa modernitude en sera complètement dépourvue. C'est une exception, mais cette voiture de science fiction avait d'autres atouts pour se faire connaître que ce gros nez prétentieux. La crise pétrolière de 1974 effacera ces appendices brillants et Bling-bling au profit d'un simple logo ou de rien du tout. Rolls Royce restera seul sur ce terrain de l'exubérance. L'automobile devient discrète avec des formes passe-partout et molles. On se cache presque derrière sa carapace aux vitres fumées, aux Airbags sécurisant et à l'ABS stable pour assumer son statut social. Même la calandre d'une Mercedes voit disparaître son étoile, si facilement dérobée. Le Lion de Peugeot ne rugit plus, le Losange de Renault semble désuet, et les automobiles portent désormais des noms Coréens et Japonais sans artifices, c'est du sérieux, solide, pratique, économe et sans passion.

Range Rover Millenium

Range Rover Millenium

Un pays où la voiture est reine, viendra durant la première guerre du Golfe, montrer ses muscles avec de gros 4x4 puissants et surdimensionnés. Les USA vont en une décennie viriliser à l'extrême ces véhicules coûteux, polluants et massifs pour montrer une fois pour toute qui est le Maître en occident. En Europe on préfère encore les petites voitures logeables et modestes avec des pare-chocs en plastique. De ce coté de l'atlantique on veut des monospace à vivre pour y loger les enfants et Belle-Maman, le temps des vacances. Ces utilitaires déguisés en voiture à vivre qui empruntent parfois le nom de Picasso sans en avoir le génie rempliront nos routes et nos cités pendant deux décennies. Les capots plongeants interdisent ces excentricité et la recherche du meilleur coefficient de pénétration dans l'air supprime cette fantaisie esthétique. A 1 euro le litre de gazole pour une consommation moyenne de 5 litres aux 100 Km, ce CX ne fait plus rêver comme autant de la CX.

Nouveau RENAULT Scenic

Nouveau RENAULT Scenic

Voilà que ce temps là est bel et bien fini. Le chef de famille qui est souvent une Femme avec l'approbation de sa marmaille veut de nouveau montrer ses muscles et son envie d'en découdre sur les routes de France. Tu l'as vue ma calandre quand je te fais des appels de phares sur l'autoroute ? Rangez vous les petits, les mesquins, les vert-de-gris, la nouvelle auto brillante et masculine montre le bout de son capot. C'est l'arrivée des SUV, gonflés comme des 4x4 logeables comme une Scénic et tellement plus structurés, taillés à la serpe. Nous sommes en guerre, guerre économique, guerre de civilisation, guerre mondiale. L'automobile reflète cet état d'esprit à la Mad Max, conquérant et surpuissant. Chaque automobiliste planqué derrière son volant, truffé de capteurs, d'écrans tactiles et d'airbags est un chevalier moderne en charge du transport de sa famille, du chien, et des courses de la semaine. Son statut doit se voir, son crédit doit s'étaler, sa puissance doit être crainte. Sa LOA fera la loi.

Et demain ? perdront elles leur museau disgracieux ?
Et demain ? perdront elles leur museau disgracieux ?
Et demain ? perdront elles leur museau disgracieux ?
Et demain ? perdront elles leur museau disgracieux ?
Et demain ? perdront elles leur museau disgracieux ?

Et demain ? perdront elles leur museau disgracieux ?

Mais demain, quand sera-t-il de nos automobiles ? Quand elle seront autonomes ? Avec leurs auto-pilotes ? Perdront elles leur gros nez ? Comme à la fin des années 50, l'automobile rangera ses armes de destructions massives si disgracieuses ? Ou prendra-t-elle de nouvelles formes, plus sensuelles ? Sera-t-elle moins guerrières, quand il faudra attendre 2 heures tous les 200 Km pour recharger la boule informe vendue à prix d'or par Google ? Déjà TESLA n'a plus de calandre, et Zoé un museau musqué. Reviendrons nous vers ces formes molles ? et attendons de voir. Regardons ces pare-buffles équiper la moindre petite citadine, la moindre DACIA bas de gamme s'en pare, en patientant. Juste le support du logo d'une marque, rien ne prédestinait cet appendice mécanique à autant de vanité.

Les calandres du Mondial de l'Automobile Paris 2016
Les calandres du Mondial de l'Automobile Paris 2016
Les calandres du Mondial de l'Automobile Paris 2016
Les calandres du Mondial de l'Automobile Paris 2016
Les calandres du Mondial de l'Automobile Paris 2016
Les calandres du Mondial de l'Automobile Paris 2016
Les calandres du Mondial de l'Automobile Paris 2016
Les calandres du Mondial de l'Automobile Paris 2016
Les calandres du Mondial de l'Automobile Paris 2016
Les calandres du Mondial de l'Automobile Paris 2016
Les calandres du Mondial de l'Automobile Paris 2016
Les calandres du Mondial de l'Automobile Paris 2016
Les calandres du Mondial de l'Automobile Paris 2016
Les calandres du Mondial de l'Automobile Paris 2016
Les calandres du Mondial de l'Automobile Paris 2016
Les calandres du Mondial de l'Automobile Paris 2016
Les calandres du Mondial de l'Automobile Paris 2016
Les calandres du Mondial de l'Automobile Paris 2016
Les calandres du Mondial de l'Automobile Paris 2016
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Les calandres du Mondial de l'Automobile Paris 2016
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Les calandres du Mondial de l'Automobile Paris 2016

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2 octobre 2016 7 02 /10 /octobre /2016 22:31
3 jours d'innovations

3 jours d'innovations

A l'initiative de ADALIA, l'école supérieure qui forme les nouveaux managers marocains de la transformation numérique, organisait sa première édition des « Innodays ». Elle propose un rendez-vous annuel afin de faire un point régulier sur les tendances et les perspectives du marché. L’entrepreneuriat d'aujourd’hui est sans frontières, les managers deviennent globaux dans ce SMART et SMALL Village, aptes à exercer leurs talents dans le monde entier. Un pays, comme le Maroc, entreprenant, stimulant, innovant qui dispose de divers dispositifs, est bien placé pour faire ce lien entre Europe et Afrique.

Le FUTUR de Futur en Seine à Casablanca

Le FUTUR de Futur en Seine à Casablanca

Le temps de quelques jours, Casablanca, est devenue la capitale de l’innovation technologique et numérique, abordant des thématiques de pointe sous forme de conférences, de table ronde et d'ateliers collaboratifs. Représentant officiellement Cap Digital, le pôle de compétitivité et de transformation numérique de Paris Île de France, j'ai pu prendre le pouls de l'innovation et de la création numérique dans ce pays en plein essor. Ma rencontre avec des porteurs de projets et des start-up innovantes est concluante. Comme Kilimanjaro Environnement, qui propose de récupérer l'Huile de friture usagée pour la convertir en Bio Carburant.

http://www.ekogeste.com/

http://www.ekogeste.com/

Je retrouve ici la même créativité, le même enthousiasme que chez mes porteurs de projets parisiens. Nous ne sommes pas forcément un modèle. Au regard de l'état numérique de la société marocaine, nous pouvons aisément nous épauler et constituer des ponts et des liens de soutiens forts pour faire émerger une société numérique plus égalitaire allant vers un développement durable. Un pays émergeant, quoique cette expression est déplacée nous mettant de fait dans la catégorie des pays en déclin, reste un pays en construction. Une ballade dans Casablanca, ville peuplée de plus de 6 millions d'habitants, montre combien les attentes et les besoins sont très nombreux à satisfaire.

Innodays ADALIA Casablanca

C'est là que le numérique peut aisément rentrer en jeu, par sa légèreté, sa polyvalence, son faible coût, sa portabilité pour assurer un agrément de vie supérieur tout en conservant ce charme si particulier des villes vivant sous le soleil. Il n'y a donc pas à rougir car les usages et les usagers ne manquent pas, la pertinence des étudiants rencontrés est flagrantes. Qu'ils vivent à Paris, Casablanca ou Montréal, cette jeunesse issue de la génération Y et Z c'est manier, utiliser, inventer un monde numérique, ouvert et prospère. Même si le réseau est encore partiel, si les investisseurs sont rares, si les institutions bafouillantes dans les réponses à apporter, les talents répondent présent.

Innodays ADALIA Casablanca
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24 septembre 2016 6 24 /09 /septembre /2016 21:06
Mon passage Télé à FRANCE3

Mon passage Télé à FRANCE3

Ils ont envahi nos vies, pris le pas sur nos autres occupations, nos autres objets jusqu'ici tant chéris. Ils sont partout du plus petit 5 pouces, 10 pouces, au plus grand dans le salon dépassant 42 pouces, pour satisfaire nos petites « poucettes », qualifiés ainsi par Michel Serres, cette génération capable de manier son monde avec leurs pouces. Ils sortent dans la rue, ne nous quittent jamais, dorment avec nous à coté de nos lits, squattent nos toilettes et sont les premiers à être allumés sans jamais être éteints. Ils rendent les conducteurs très dangereux, les adolescents addictes, les enfants admiratifs et curieux. Véritables compagnons dociles et séduisants de nos vies si souvent mornes, ces écrans tactiles LED ou LCD sont devenus de véritables tétines calmant nos angoisses. Impossible de se déplacer sans toute notre quincaillerie numérique, allant parfois jusqu'à l'overdose assumée pour suivre le consumérisme effréné, très chèrement imposé par une pomme croquée.

Tout n'est qu'une question de taille.

Tout n'est qu'une question de taille.

Alors quand le petit dernier entre en 6ème et que ce monde numérique, magique et fascinant s'ouvre à lui, c'est un peu panique à bord chez les parents encore ignorants et hésitants. Faut il tout interdire ? Au risque de passer pour des tyrans ? Ou tout tolérer ? Au risque de passer pour laxiste et irresponsable ? Votre petit dernier n'écoute déjà plus vraiment absorbé qu'il est par la télé, la console, la tablette, avec le rêve de sa future autonomie quand il aura son propre Smartphone. Il veut faire comme vous, comme sa sœur, comme son grand frère qui évoluent, à l'aise dans ce monde si brillant, magique et peuplé de Palémons. Alors GO !!! dit il a ses parents dépassés et ses grands parents si attentifs, lui aussi veut vivre dans ce XXIième siècle, pleins d'écrans. Le monde n'est pas aussi charmant que les princes et souvent les risques surgissent et les infos anxiogènes viennent ternir les belles envolées d'un futur idyllique où Uber viendrait vous cherchez au dernier coup de Minuit.

Article paru dans la Nouvelle République

Article paru dans la Nouvelle République

Il faut se rendre à l'évidence, les parents sont rapidement dépassés, débordés, angoissés devant cette avalanche d'objets si futiles et rapidement chronophages. Vers qui se tourner ? Pour réguler ? Pour comprendre ? Analyser ? Et surtout gérer sa petite famille, sans que cela ne tourne au pugilat. Cela crise dans les familles françaises, et allez savoir pourquoi, c'est souvent vers un Psy, que les parents esseulés, se tournent. Ces curés du numériques qui passent à la télé ont désormais remplacés, nos sages, nos curés, notre bon sens, nos philosophes et même nos médecins de famille. Votre enfant joue trop au jeu vidéo ? vite un Psy. Votre ado se réveille la nuit pour snapchater ? vite un Psy ? Votre mari a piqué une crise en laissant choir son Smartphone dans les toilettes ? vite un Psy. Sans apporter aucune réponse, qu'une morale souvent simpliste, basée sur le sevrage comme les médecins de Molière préconisaient la purge ou la saignée, les parents se retrouvent guère avancé. L'équation 3-6-9-12 de Serge Tisseron ne fonctionne que si vous n'avez qu'un enfant, et que vous vivez reclus du monde.

Le Digital Detox

Le Digital Detox

Remettons un peu d'ordre dans tout cela. Un peu de bon sens, de dialogue et de discussion. Tout ceci n'est pas une maladie et laissons les Psys traiter de cas plus graves et plus sérieux que la simple surconsommation numérique. Tout ceci n'est pas une maladie, juste la transformation numérique de notre société. Il va falloir apprendre à vivre avec, à vivre autrement et pour longtemps. Tel fut mon propos, lors de cette conférence organisée à Mignaloux Beauvoir. Après un état des lieux et une approche prospective de ce monde si séduisant pour la génération Z, je n'ai pas manqué de rappeler également aux parents, qu'ils avaient pris de très mauvaises habitudes. Un peu surpris de voir combien les familles présentes étaient strictes et restrictives dans les usages afin de préserver l'harmonie et le calme. C'est à chaque famille d'adopter ses propres règles, je n'ai que très modestement proposé comme de nombreuses entreprises le font déjà un jour Digital Detox. Sinon chez vous c'est comment ?

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18 septembre 2016 7 18 /09 /septembre /2016 10:35
Mais où est passé Michael Moore ?

Cette phrase m'est venue en tête, en sortant de la séance de cinéma programmant le dernier Opus de Michael Moore. « Where to Invade Next » se propose de faire découvrir au peuple Américains, ce qui se fait de mieux dans d'autres cultures et sociétés notamment en Europe pour en rapporter le meilleur et ainsi améliorer la vie de ses concitoyens. Le vrai titre de ce faux film, fausse comédie, faux documentaire devrait être « Michael Moore au pays de Oui-Oui ». En voulant faire découvrir ce qui est présenté comme la réalité de ce coté-ci de l'atlantique, le propos qui semblait subversif devient caricatural, excessif avec une accumulation de clichés, dignes des carnets du Major Thompson. On s'aperçoit très très vite avec son air permanent d'ahuri, supérieur, bêta en surpoids, qu'en fait, il se fout de notre gueule. Comme le dit si bien l'affiche, Michael Moore est là pour nous envahir et remettre de l'ordre chez nous. Michael Moore rentre en campagne...

Mais où est passé Michael Moore ?

Tout est grotesque, nous ne sommes que des fainéants passant notre temps en vacances, en cure avec comme seule préoccupation ? Baiser. Italien, Allemands, Français, Européens et Tunisien ? On en a tous pour notre grade. Puisque le niveau de géographie de Michael Moore est à ce point défaillant, il nous livre en deux heures INTERMINABLES une collection de préjugés qui n'auraient pas dépareillés dans la campagne de Trump. Même les gamins français présentés comme de grands gourmets dans une école sans doute très chic qui a son propre « chef », sont des têtes à claques qui perpétuent l'image hautaine et dédaigneuse de nos compatriotes. Je me demande même si Michael Moore n'est pas le nouveau soutien officiel de Trump. En faisant semblant de nous comprendre et de nous approuver, il montre qu'il est encore plus américain, qu'un américain moyen. Au moins Sacha Baron Cohen avec Borat nous avait fait rire. Rien de drôle ou de subversif ici, et les perles sont laborieusement enfilées.

Mais où est passé Michael Moore ?

«Quand les gens sortent de la salle, je veux qu'ils soient en colère», confiait à IndieWire en 2015 le réalisateur de documentaires, c'est fait, je suis en colère. En colère d'avoir été manipulé, Trumpé, ridiculisé, dans une pochade sans nom avec comme seul satisfaction que cet épisode soit diffusé de façon restrictive en France et aux USA. Pourtant on l'aimait bien Michael Moore dans les années 2000. Il état un peu une star, le Élise Lucet des Américains, dénonçant avec un culot incroyable les dérives des politiques américains. C'était un modèle pour le journalisme d'investigation, n’hésitant pas à donner de sa personne, apostrophant dans la rue les responsables si souvent injoignables. On se souviendra de Bowling for Columbine, et de Fahrenheit 9/11, brûlots subversifs maintes fois primés et récompensés. Rendez nous Michael Moore...

Mais où est passé Michael Moore ?

Les carnets du Major Thompson de Pierre Daninos

http://www.livredepoche.com/les-carnets-du-major-thompson-pierre-daninos-9782253000082

 

A lire absolument si vous voulez savoir ce que pense un journaliste Américain des français.

Sacrés Français : un américain nous regarde Poche – mars 2004 de Ted Stanger (Auteur)

https://www.amazon.fr/Sacr%C3%A9s-Fran%C3%A7ais-am%C3%A9ricain-nous-regarde/dp/2070313727

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9 septembre 2016 5 09 /09 /septembre /2016 22:14
Je suis !

Je suis !

Je suis ! je suis un indépendant qui passe son temps dans les TGV. Je suis ! je suis un consultant spécialisé en gamification et transformation numérique. Je suis ! je suis coach R&D. Je suis ! je suis multi-carte, multi compétences. Je suis ! je suis intervenant à la Fac. Je suis ! je suis un conférencier international. Je suis ! je suis un joueur de GN. Je suis ? je suis un Slasher...

WebNight Scrum Master Poitiers Web édito

WebNight Scrum Master Poitiers Web édito

Ce mot brutal, qui cingle et claque sous la langue, est sensé illustrer la difficulté et la débrouillardise de la génération Y à s'intégrer dans le monde de l'entreprise. Il devient pour moi, non par choix mais par nécéssité, la définition très actuelle de ma vie professionnelle. Ce nom de slasher vient du signe typographique « / » très présent dans le numérique et qui permet de segmenter ses activités, sa vie, ses jobs et les URL. Il est communément admis que la majorité des slashers sont graphistes/chargés de production ou designer d'interface/photographe. Pour ma part je suis enseignant/consultant/coach/conférencier, et/ou, où/et partout tout le temps, par tous les temps. Mes compétences en gestion de projet et mes talents de Scrum Master sont mis à rude épreuve quotidiennement.

Une maille à l'endroit, une maille à l'envers...

Une maille à l'endroit, une maille à l'envers...

Lorsque j'énonce la liste de ceux pour qui je travaille et où je vais, cela a de quoi donner le tournis et me faire passer rapidement pour un mythomane, ce que je ne suis évidemment pas. Sorbonne, SHA Poitiers, ADALIA, CNAM-ENJMIN, Dauphine, IPAG, EFREI, mais aussi Cap Digital, Gobelins, Ferrandi, CCi de Paris, CNC, CLEMI etc s'y ajoute les conférences pour des collèges, lycées et autres établissements. Devant cette énumération à la Prévert, ma famille en déduit que j'ai raté ma vie. Première difficulté, la gestion de mon agenda est un véritable casse-tête. Le moindre déplacement, ou changement dans mes rendez-vous et tout l'équilibre si minutieux à mettre en place s'éffondre comme un château de carte. S'ajoute que chaque zone de travail a ses propres règles, ses propres fonctionnements, ses mots de passe, ses accès WiFi et ses règles de vie. C'est un second défi a relever que de ne rien oublier, rien ne doit se chevaucher, et rien ne doit foirer.

Audrey !!!

Audrey !!!

Il y a aussi les collègues et les étudiants à usage unique, ne pas oublier leurs prénoms, ne pas mélanger les Camille, les Anne-Claire et Stéphane ou Patrick. Celà impose au slasher d'être toujours de bonne humeur, disponible, jovial, attentionné car la trace qu'il laissera en partant sera celle d'un grand parfum, s'il ne veut pas être oublié. Comme un comédien en attente du rôle de sa vie, il se doit d'être plus que disponible au dépend de son emploi du temps démoniaque. Personne ne se soucie de savoir si lui même est surchargé, car le premier motif qu'il entendra lorsqu'il est sollicité est que son interlocuteur est surbooké. Comme il n'a pas de RTT, ni de vrais congés payés, ses soirées et week-end sont très chargés et consacrés à l'organisation de ses multiples activités. Il est souvent le premier a répondre aux mails du Dimanche soir, ou vers 3h du matin, pour s'assurer d'une semaine sans galères.

Caricature de slasher

Caricature de slasher

Le point le plus récurent et le plus délicat, car nous sommes en France, est de réussir à se faire payer. Quand je dis cela, normalement, cela devrait être une banalité, mais pas dans le beau pays de France. C'est même une épreuve sans équivalent, que d'arriver dans des délais raisonnables a être rémunéré pour des cours et des prestations pourtant réellement effectuées. Je dois dire que dans ce domaine, j'ai acquis une grande expérience et je suis toujours fasciner de constater combien les servives administratifs et financiers mettent un malin plaisir à retarder, voire escamoter, le règlement de votre dû. C'est un paradoxe pour quelqu'un comme moi, chantre de la transformation numérique, que de constater que nous sommes au quotidien, proche de la Roumanie de Ceaușescu, ou de l'administration de Courteline. Malgré un Ministère de la Simplification, le choc tant attendu n'est toujours pas venu.

Conférence de rentrée

Conférence de rentrée

Il manque toujours un papier, un RiB, un certificat, sous une forme physique, pour venir tout bloquer. Malgré de nombreuses années, le dossier est toujours mystérieusement incomplet avec l'obligation de fournir de nouveaux documents comme un extrait de casier judiciare « vierge » au titre du droit opposable à enseigner. Alors que l'on vous demande un RiB, c'est un chèque qui vous est envoyé, avec une erreur dans votre nom, repoussant ainsi le paiement de 3 mois. Une autre fois c'est le décompte des heures qui laisse apparaître 30 minutes en votre faveur, bloquant le paiement de toute une année. La liste est longue et épuisante des contraintes administratives inutiles et kafkaienne. Je pense que me présenter aux élections présidentielles serait plus facile, que d'obtenir un paiement dans un délai raisonnable. 5 mois en France, même pour une avance, semble un délai rapide, chose que ma banque à qui il faut encore 2 jours pour créditer un chèque refuse de comprendre.

China Girl

China Girl

En revanche ce mode de travail est réellement un immense enrichissement intellectuel et offre une liberté sans limites. Vous êtes épargnés par les réunions sans fins, l'énergie négative, les bruits de couloirs et les manoeuvres internes, la journée finie vous disparaissez. Vous échappez également à vivre en permanence avec les mêmes collègues, puisque vous êtes le seul à en changer tous les jours. Vous avez cette faculté de rencontrer pleins de personnalités si différentes et si enrichissantes, que vous n'avez qu'une seule envie : les mixer. Chaque année, de nouveaux étudiants viennent grossir le rang de vos amis FB, qu'ensuite vous mettez en avant dans vos entreprises. Vous passez votre temps à marier tout le Monde. En fait pour vous le changement c'est maintenant. Variété, nouveauté, disponibilité et polyvalence, sont à votre programme. Certains de vos collègues vous envient lorsque vous raconter cette vie à la Britney Spears, que vous contez si bien.

Les papys du jeu vidéo

Les papys du jeu vidéo

Pourtant passé 50 ans, ce rythme est épuisant, contraignant et dévastateur pour sa vie personnelle et sa vie familiale, cela tombe bien, vous n'en avez plus. Alors on a envie de se poser un peu pour les 20 prochaines années qu'il vous reste de carrière professionnelle, sans tout bazarder, mais en concentrant les énergies sur un ou deux métiers. Vous imaginez déjà une vie plus paisible, mais qui ne dépend pas de vous. Je lance cet appel à celui ou celle qui me veut tout entier, à 100% tout à lui, pour sa structure, son entreprise, son établissement, je me jette dans ses bras. C'est mon voeux électoral de ma primaire à moi.

 

http://ericleguay.over-blog.fr/article-that-s-my-life-125241239.html

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1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 14:20
Le Schmilblick a 70 ans

Le Schmilblick a 70 ans

Non je n'en parlerai pas, c'est dit et juré, je ne reviendrai pas sur cet été pourri et ce flot de débats tous aussi déjantés les uns que les autres. Voilà c'est dit, je n'en parlerai pas, ne comptez pas sur moi pour commentez cela. Le Schmilblick ne passera pas par chez moi. Comme moi sans doute cela a dévasté votre été, déjà bien entamé par les attentats. Il ne manquait plus que ces polémiques stériles. Ces milliers d'enfants courant sur les plages à la recherche du Schmilblick, tandis que d'autres affalées sur le sable comme de grosses otaries, déguisées elles même en Schmilblick géant, verbalisées par les gendarmes de Saint-Tropez. S'en fut assez, tous les ministres en ont parlé, certains même la veille de la rentrée pour interdire le Schmilblick dans les cours de récré, comme si la laïcité était en danger.

Schmilblick on the beach

Schmilblick on the beach

A peine le phénomène avait il commencé, pourtant retardé en France, mais déjà présent et visible en Australie, que TOUT ce que la France compte comme psychiatres, psychologues, pédopsychiatres, télévangélistes avaient un avis sur la question, sans jamais pourtant avoir vu de près ni même soulevé un Schmilblick !!! Nous étions en danger, notre belle jeunesse de France allait sombrer dans le chaos. Serge Tisseron l'avait bien prédit suivi en cela par Marcel Ruffo. Je vous dis TOUS les curés du numérique étaient de sortie dans leur beau costume de confesseur. Il ne faut pas chasser le Schmilblick sous peine d'un grand danger. Il ne faut pas s’arrêter sur l'autoroute ni dans les fourrés au risque d'en trouver. Le journal de 20H en fit ses gros titres, le premier Ministre en personne dénonça cet acte politique dégradant comparant le Schmilblick au sein dénudé de Marianne, quand d'autre n'y voyait qu'une allégorie.

Schmilblick on the beach

Schmilblick on the beach

Allégorie ? Allégorie ? Est ce que j'ai une tête d'allégorie ? Fallait-il légiférer sur le Schmilblick ? L'interdire ? Le tolérer ? Ou juste le pourchasser ? Il n'y a bien que Nadine Morano pour ne rien en dire. Elle qui lutte contre le grand remplacement, ne se sentait déjà plus chez elle, avec ces dangers vidéos ludiques. L'ONU gronda la France de ne point tolérer ce « petit itsi bitsi tini ouini, tout petit, petit, Schmilblick » alors qu'elle même ne faisait pas grand chose pour lutter contre l'intolérance. La réputation du pays déjà bien amoindrie en prit un sérieux coup, des manifs, des arrêtés municipaux, jusqu'au conseil d'état, mais le Schmilblick ne passera pas. Emballement médiatique, pression politique, les ingrédients d'une explosion sociale étaient réunis, chaque Dimanche midi, les familles réunies se déchirèrent simplement au moment d’évoquer le Schmilblick. Les plus libertaires voulaient laisser faire quand les plus rigoristes voulaient légiférer, contrôler, arrêter, bannir le Schmilblick.

Le VRAI Schmilblick méfiez vous des imitations...

La tempête ne se calma qu'avec la fin des vacances quand les plages se vidèrent du Touquet à Cannes. La rentrée des classes et ses dernières dispositions ministérielles achevèrent le déclin de la chasse au Schmilblick. Sans doute jusqu'à l'été prochain, ou aux élections, on reparlera de ce débat sans fond. « Non, alors s'il vous plaît ! Je rappelle que le Schmilblick est un jeu, je rappelle que le Schmilblick est un œuf et un œuf ne fait pas de politique, allons voyons ! Hein ? Mais non, je l'ai pas dit...» Bonne rentrée à tous...

 

Libre à vous de remplacer le mot «Schmilblick» par Burkini ou Pokémon Go...

 

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11 juillet 2016 1 11 /07 /juillet /2016 08:23
La victoire portugaise

La victoire portugaise

Voilà c'est fini, le calvaire et la folie de l'Euro de football vient de s'achever avec la Victoire in extremis du Portugal. Tous les pronostics, si savamment proférés par de grands experts footballistiques se sont montrés erronés. Tout le monde y est allé de son analyse, d'avant Match, d'après match et chacun a refait le Match. Cette édition 2016 avait un goût très particulier. Mal commencée, avec la sextape de Valbuena, les déclarations insultantes de Benzema, les grèves de la SNCF et manifestations à répétition, la nuit debout, les zadistes, le 49.3, le bras de fer puéril de Valls et Martinez en toreros de pacotilles, la météo pourrie, les fan-zones à sécuriser, les hooligans Anglais et les Russes bourrés, tout était réuni pour un fiasco complet. Il y a du génie français à contourner la difficulté et faire qu'au final tout se déroule à merveille. Impossible n'est pas français.

L,équipe de France méritante

L,équipe de France méritante

Ce 10 juillet pré-révolutionnaire autour du ballon rond, ou nos Bastilles sont devenus des Stades de France, ne nous fera pas oublier les deux dernières années de cris et de pleurs, de terreurs et d’effroi, de bombes et d’attentats, de Charlie et de Bataclan. Nos cris de joies, nos chants de partisans, nos Marseillaises entonnées à tue tête, nos applaudissements, nos couleurs tricolores peintes sur nos joues venaient effacer ces années noires, ces temps rudes, ces divisions nationales, ces larmes de sang. Il y avait comme de la purge et de la renaissance d'un peuple uni, autour de son équipe. Comme les Incroyables et les Merveilleuses le firent en 1793 après les années de la Terreur sous Robespierre, nous sommes aujourd'hui face au Monde, des Merveilleux et des Incroyables en costumes bariolés de rouge blanc bleu, rien ne nous ébranle, rien ne nous affaibli, rien de nous fera changer de vie et d'élégance.

Aux Armes citoyens !!! Tapez dans un ballon...

Aux Armes citoyens !!! Tapez dans un ballon...

Cet Euro 2016 fut plein d'enseignements, pleins de surprises, pleins d'idées reçues enfin abattues. Commençons par l'équipe Anglaise qui en plein Brexit décida de s'exclure par un score et un jeu pitoyable tandis que les supporters de cette équipe montraient aux yeux des autres Européens, qu'ils ne l'étaient vraiment pas, tout comme les Russes à l'extrémité géographique. Occasion pour les Français de découvrir avec bonheur, la vraie nature du peuple Irlandais qui entré de plein pieds dans l'Europe, nous a remercier de l'accueillir avec un buzz tout en vert digne de la Saint Patrick, avant sa prochaine réunification. L'autre découverte de cet Euro de foot fut celle de l'Islande ou 10% de sa population vint fouler du pied notre vaste contrée, avec fierté, ferveur et passion. Ces barbus dont le nom de famille se termine irrémédiablement par Son, nous transmis malgré sa défaite l'art du « clapping ». Ultime hommage de l'équipe de France qui repris ce clapping a son compte.

Clapping

Clapping

Faisons honneur également à nos voisins Belges, si hauts dans les sondages comme grands vainqueurs et si festifs dans leurs costumes et leur ambiance dans leurs déplacements. La très célèbre sentence « A la fin, c'est toujours l'Allemagne qui gagne » vécu sa dernière finale, et sera à jamais rangée dans les oubliettes de l'Histoire. Autre enseignement, qui redonne au football, ses lettres de noblesse, est que ce ne sont pas les joueurs les plus populaires, les plus chers et les plus publicitaires qui sont les meilleurs. Zlatan et Ronaldo qui soulèvera une coupe sans jouer, sont sur le terrain, les meilleurs comédiens. Au contraire, les petites équipes, les joueurs modestes ont montrés leur capacité à nous surprendre à nous étonner et à donner de la ferveur et de l'amour aux spectateurs.

Le nouveau bleu

Le nouveau bleu

Peut-être, serez-vous surpris de lire ces lignes sur mon blog, moi qui ne considère pas le football comme un sport mais comme un spectacle digne des Romains permettant aux puissants, de donner des jeux et du pain à défaut de Travail, d’Égalité, de Fraternité et de Liberté. Voyez-vous, cette équipe rajeunie, heureuse de jouer en France, fière de jouer en Bleu, brillante, modeste et accessible a non seulement lavée l'affront et la honte du Bus de 2010, mais même perdante, elle a redonné à ce pays meurtri et dévasté, le sourire et la passion. Ce n'est que du foot, avec 11 petits bonhommes prêts à taper dans un ballon, mais en ces temps difficile, reconnaissons que leur jeunesse et leur passion a redonné même provisoirement plus de fierté, qu'aucun homme politique n'a réussi à le faire depuis tant d'années. Vive l'équipe de France.

Grizooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo !!!

Grizooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo !!!

Les photos proviennent du Site 20 minutes rubrique les Insolites de l'Euro

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3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 21:24
Affiche de l'Exposition

Affiche de l'Exposition

Il vous reste, ce mois de juillet pour vous plonger à la source du design. La Maison de l'Architecture à Poitiers consacre une exposition sur le design domestique d'après guerre au Japon. Une période rude de disette et de grande précarité, où des objets du quotidien se sont façonnés avec l'indigence des moyens, et le seul matériau laissé par les américains : l'aluminium. Quand le besoin vital fait l'objet, quand la faible ressource crée l'économie de moyen, quand le dessin de la forme empreinte le geste juste, quand l'utile se fait sobre et beau, quand le métal froid devient lisse et précieux, la sélection présentée conduit le regard vers l'épure. Notre occident, longtemps englué dans les fioritures baroques et grotesques, redécouvre ici la forme pure, la forme nue...

Scenographie
Scenographie
Scenographie
Scenographie

Scenographie

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24 juin 2016 5 24 /06 /juin /2016 08:55
Prêt pour le spectacle ?

Prêt pour le spectacle ?

Dans ma vie de Geek, il est un moment dans l'année à ne rater sous aucun prétexte. Ce n'est pas les annonces de E3, ni les KeyNotes d'Apple. Ce n'est pas non plus la sortie d'une nouvelle console, ni d'un nouvel Opus AC, encore moins la sortie d'une caméra miniature 3D ou d'un objet connecté. Non, rien de tout cela, ma motivation à bouleverser mon emploi du temps et de rester dans un TGV hors d'age durant 2h45 est la présentation des mini-projets des étudiants de première année du CNAM-ENJMIN. Cette école publique dépendante de l'Université de Poitiers et géré par le CNAM, offre, ce qui est unique au Monde, aux étudiants dont l'industrie du jeu vidéo sera leur métier, une liberté totale de création et d'imagination. Étonnez-nous ! Surprenez-nous ! Est le mot d'ordre qui sous-tend la création des ces projets.

Mini E3

Mini E3

Années après années, j'aime narrer dans ce blog, ces projets, les voyant ainsi évoluer, éditer, ou disparaître avec la même gourmandise de nouveauté et de surprises. Dépassez vous ! Sortez des sentiers battus, contournés les règles, soyez irrévérencieux, subversifs. C'est cela, la vraie nature du jeu, c'est cela sa nature et sa raison d'être. Parce-qu'il truque notre regard sur le monde, parce-qu'il manipule notre cerveau, parce-qu'il procure des sensations, parce-qu'il dépasse les règles établies, parce-qu'il recrée des mondes imaginaires, alors le jeu est devenu le loisirs le plus sophistiqué et le plus populaire de ce XXIième siècle. A lui seul, c'est une source inépuisable de créations techniques, d'amélioration logicielles et de bouleversements sociaux.

Le petit Théatre numérique

Le petit Théatre numérique

Revenons à nos étudiants, ma passion m'emporte. Le projet de première année, n'est pas spécifiquement la réalisation d'un jeu, mais la démonstration en 10 min d'une expérience interactive autonome à visée ludique. Sur le papier cela veut dire qu'il faut concevoir, développer, réaliser une expérience interactive et visuelle manipulable ou jouable de manière indépendante par n'importe qui. En l'occurrence, c'est le jury qui sert de candide et de cobaye. Alors à la manière d'un mini E3 Angoumoisin, les projets des étudiants sont mis en scène et présentés librement sous la grande voûte du NIL. J'ai commencé ma tournée par une dégustation de charcuterie Corse avec Mazzeru. Mais qui est Mazzeru ? À vous de le découvrir sans être obligé de chanter.

Qui est Mazzeru ?

Qui est Mazzeru ?

Très sensible à la qualité graphique et à l'esthétique des projets, je commencerai par un coup de cœur pour le trait de crayon sensible et touffu du projet « Landvaettir » Une minute norvégienne, qui plonge l'utilisateur dans la poésie des Mondes Vikings en suivant Ida à la recherche de pouvoirs perdus. Pour rester dans le grand Nord, ses grandes étendues sauvages et ses chiens de traîneau, le projet « Northern Light » propose de faire avancer votre équipage à la voix, dans les montagnes enneigées en évitant les arbres morts et les précipices. L'installation immersive et la qualité du son, sont bluffant, malgré les 31 degrés à l'extérieur, c'est un vent glacial qui soufflait ici. Dans le même esprit, grand espace et conquête de l'Ouest le projet « Transhumance » vous propose d'amener votre troupeaux de brebis vers les sommets au son du sifflement, dans un tourbillon graphique époustouflant.

Le graphisme fouillé de Landvaettir

Le graphisme fouillé de Landvaettir

Vous me direz, rien de bien subversif dans ces projets de gestion de personnages, fussent-ils des chiens ou des moutons. La prouesse réside ici dans la qualité de l'immersion. Vous voulez du « politiquement incorrect ? », venez donc visiter la cellule de « Don't let me die ». Au programme, tortures, électrocutions, châtiments corporels, manipulations pour sauver un détenu qui peut être en le méritait pas. Au moment ou 1 français sur 5 se dit souhaiter le retour de la torture, ce jeu risque d'e^tre perçu comme un jeu de simulation. Si cela ne vous suffit pas alors venez visiter la ville du futur « Panopticon » où tous les citoyens sont fliquez et c'est vous qui avez les clés. Vous en redemandez du dérangeant ? Du glauque ? De malsain ? Alors venez affronter l’horrible créature qui vit cachée dans un pensionnat abandonné. Effet Occulus garanti.

ici on joue

ici on joue

Mais pour moi, le vrai engouement ce cette session fut le projet « Just Feel ». Un projet porté par une Team de 6 filles et 3 garçons, pour proposer une expérience sensuelle dans la découverte du corp féminin. Votre approche de la main au travers des lunettes immersives, vous découvrez des courbes avant de comprendre sans vulgarité ni taboo, qu'il s'agit d'une chute de reins jusqu'à la pointe des seins. Cette sensualité redécouverte est hypnotisante, soutenue par une bande son répétitive et progressive. On est littéralement envouté par les arabesques que fait notre main sur ce corps virtuel aux courbes parfaites.

Mini projet CNAM ENJMIN
Mini projet CNAM ENJMIN
Mini projet CNAM ENJMIN
Mini projet CNAM ENJMIN
Mini projet CNAM ENJMIN
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13 juin 2016 1 13 /06 /juin /2016 08:27
Dans le Futur la voiturette de Golf était légion

Dans le Futur la voiturette de Golf était légion

En 2016, on utilisait encore des machines pour accéder à un réseau. Oui !!! cela vous semble bien étrange, mais je le répète en 2016, il fallait aux français, un objet pour rentrer en communication avec leurs contemporains. Ils appelaient cela « Smart-Phone » mais ne téléphonaient déjà plus avec ce morceau de métal froid portant le nom d'une pomme. Ils aimaient « fêter le numérique » lors de grandes manifestations. Pour ce rendre à ces grandes foires, ils se déplaçaient physiquement, parfois dans les premières automobiles à propulsion électrique, c'était il y a fort longtemps. En 2016 on commençait à peine à imaginer un moyen autonome de transport. En 2016, les français commençaient seulement à reprendre goût au Futur et à l'imaginer. Un avenir meilleur grâce à la technologie. Le mot « Homme augmenté » débutait tout juste à être repris avant de tomber en désuétude. Qui aujourd'hui ne voudrait pas être amélioré ? et qui se séparerait de son exosquelette ?

LE Futur

En 2016, tout était encore très compliqué, il y avait encore beaucoup de paperasserie administrative, on payait encore massivement avec d'autres objets, ou du papier monnaie que l'on pouvait perdre ou se faire voler. En 2016 on commençait tout juste à comprendre l'importance de vivre en bonne santé en commençant pas se connaître soi-même et en se mesurant. En 2016, tout le monde voulait maigrir et envoyait ses milliers de données dénommées Big, dans « les nuages ». En 2016, certains politiques, et notamment des femmes commençaient à imaginer la démocratie et la « République Numérique », plus collaborative que le 49.3 utilisé à l'époque comme l'arme fatale. Le siècle n'avait que 16 ans, 16 ans de tâtonnement et d'expérimentation. Le Futur se dessinait lentement, trop lentement parfois pour les plus Geeks. J'avais oublié, que vous ne connaissiez pas ce terme. En 2016, un Geek désignait un homme souvent barbu, passionné de technologie. Je sais cela fait un peu ringard mais vous verrez, ce mot reviendra.

MON Futur

Il y avait cette grande fête annuelle, « Futur en Seine », où des potes se réunissaient en buvant des SPRITZ pour imaginer et construire une grande partie du monde d'aujourd'hui. Pourquoi "Futur en Seine" ? ne me demandez pas pourquoi ce festival populaire se nomme ainsi, je ne l'ai jamais su. Les historiens se battent encore pour déterminer l'origine de ce jeu de mots. Ici tout était ludique et franchouillard, à coté d'un FundTruck ou entre une partie de BabyFoot connecté et un apéro divinatoire. Ils imaginaient des tissus intelligents détectant les UV, des puces pour que les vaches vous préviennent au moment de vêler, ou des machines à cocktails automatisés que je n'ai jamais goûté. Lorsque toute cette belle quincaillerie tombait en panne, il suffisait d'appeler « où réparer.com ». En 2016, il y avait eu en France une coupe d'Europe de Football, qui expérimentait les premiers gazons intelligents alors que les toutes premières expérimentations sur des alvins de grenouilles promettaient avec efficacité de détecter la pollution des fleuves. En 2016 tout était balbutiement collaboratif et expérimentation joyeuse. Des enfants pouvaient créer leurs histoires aléatoires tandis que des artistes pouvaient peindre en 3D dans l'espace.

Rame, rameur, ramer

Rame, rameur, ramer

Créer son avatar était encore une expérience compliquée, rester sans bouger dans une cabine. Le plus surprenant reste à venir, avec la folie autour des lunettes immersives. Vous qui au moment de voir un film, n'avez aujourd'hui qu'à baisser vos paupières, dans ces années là, il fallait encore porter de grosses et affreuses lunettes. Elles étaient aveugles et déclenchaient facilement des vomissements mais vous faisaient déjà voyager et jouer dans des univers imaginaires hyper-réalistes. D'ailleurs en ce temps là, le spectacle était de regarder ses amis ramer, marcher, bouger avec ces drôles de lunettes. L'Homme de 2016 allait enfin pouvoir se désincarner, pour vivre des sensations uniques et exclusives. Ce festival durera encore plus de dix ans, je crois, avant sa totale dématérialisation, une place dans Paris porte son nom, avec au sol la marque de la main de tous les génies qui y passèrent. C'était le Futur, le Futur en Seine et c'était en 2016.

Un aperçu du Futur
Un aperçu du Futur
Un aperçu du Futur
Un aperçu du Futur
Un aperçu du Futur
Un aperçu du Futur
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Un aperçu du Futur
Un aperçu du Futur
Un aperçu du Futur

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12 juin 2016 7 12 /06 /juin /2016 15:49
GayPride Paris 2010

GayPride Paris 2010

J'ai pris cette photo lors de la GayPride de Paris en 2010, certainement le dernier moment festif de la Capitale. La posture Christique de ce jeune garçon souriant et fier de ce qu'il est et de ce qu'il vit, je l'offre en mémoire et en souvenirs de ceux qui sont tombés à Orlando parce que libres. Personne ne devrait mourir pour ce qu'il est et ce qu'il pense, personne ne devrait imposer à l'autre un mode de vie sous un prétexte faussement religieux. A force de ce comporter en barbares les fanatiques religieux vont faire gagner le terrain de l'athéisme, ultime victoire des Humanistes. Oui à la Musique, Oui au Vin, Oui à la Fête, Oui à l'Amour...

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2 juin 2016 4 02 /06 /juin /2016 10:36
Atelier petit h

Atelier petit h

Depuis 5 ans, dans une ancienne piscine Art Déco, transformée en lieu d’exhibition par Hermès que la rue de Sèvres à Paris devient le temps d'une soirée, le centre des Designer's Day. Hermès est la marque emblématique du luxe et de l'élégance à la française. Sellier et maroquinier depuis 1837, elle contribue au rayonnement international de la France et de son savoir faire artisanal. Des combats de titans à coup de milliards se déroulent sur la planète Luxe pour contrôler ces empires. LVMH, Kering, Armani, Richemont, contrôlent et administrent plus de 80% des marques de luxe, envahissant jours après jours les gigantesques « mall » et centre commerciaux de la planète. De Jakarta, à Shanghai ou Kuala Lumpur, le Luxe est partout suivant en cela l'extrême enrichissement des pays émergents. Hermès reste indépendant.

Vagues de cuir
Vagues de cuir
Vagues de cuir

Vagues de cuir

Dans l'esprit éthique de la marque, la maison française a installé, « petit h » un laboratoire créatif qui donne une seconde vie aux matières précieuses, provenant des découpes et des rebus. Le luxe de demain sera éthique ou ne sera pas. Une récente étude sur la traçabilité des matières premières utilisées par les marques de Luxe, comme CHANEL ou Hermès en bas de classement, montre qu'un long chemin reste encore à faire pour être transparent quand à l'approvisionnement et à l'usage des peaux, fourrures et autres ressources. Sur la bonne voie Hermès montre que l'on peut être une Maison de Luxe responsable et proposer de réutiliser ses matériaux avec élégance et ingéniosité. C'est tout l'enjeu d'une collection comme « Vague de cuir » du duo de designers belges Muller Van Severen.

Créations, recyclage
Créations, recyclage
Créations, recyclage
Créations, recyclage
Créations, recyclage
Créations, recyclage

Créations, recyclage

A l'heure du « Tranhumanisme », et du h+ de l'homme augmenté, cet atelier « petit h » résonne comme une injonction de modestie et de pragmatisme devant ces théories fumeuses et invérifiables de longévité et d'éternité. « Petit h » est un appel à la condition humaine, celle de l'artisanat et du travail fait main, celle de l'approche de la nature et de la simplicité. « Petit h » n'est pas un Homme diminué, ni un Homme amoindri, mais un Homme responsable, modeste, humaniste et accessible. C'est peut être ça le vrai luxe, que d’être « un petit h », consciencieux et respectueux des générations futurs en consommant mieux mais bien, en entourant sa vie de beau et d'élégant, sans débordement ni ostentation. Je rêve d'être un petit h... élégant et raffiné mais respectueux et accessible.

 

http://www.ddays.net/exposants/2016-hermes-petit-h

http://www.infopresse.com/article/2016/4/21/plus-ethiques-les-marques-de-luxe

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28 mai 2016 6 28 /05 /mai /2016 17:21

Voyageurs immobiles

Ils ont enfilé leur casque, vissé leurs lunettes borgnes sur leurs yeux écarquillés. Ils sont prêts, ces astronautes de l'instant, pour un voyage immobile, une évasion sensorielle, un immersion programmée. Leur tête bouge dans une chorégraphie illusoire et réglée par l'improvisation de leur champ de vision. La tête hoche, tombe sur des épaules crispées et des mains tendues vers l'infinie, qui ne retiennent rien. La tête se relève comme appelée par un Dieu invisible et puissant. Assis, debout, ces créatures ondulantes semblent obéir à l'invisible, à la candeur d'une bougie, au stimuli d'un pixel. Nous les regardons, le corps fixe et la tête comme agitée de soubresauts désordonnées, désincarnés, désarticulés, sans savoir qu’ils sont entrain de voyager, de rêver.

Hina
Hina

Hina

Hina, petite fille perdue dans un Monde cruel et blafard, aide ces voyageurs intrépides, rivés sur le plancher à voyager avec elle, dans les entrailles de la Terre. Entre bande dessinée et hyperréalisme, entre réalité immersive et décors animés, ce projet transmédia donne le vertige avec subtilité et sensibilité. C'est un vrai coup de cœur pour un projet alliant l'immersion des lunettes Oculus avec une histoire mêlant deux mondes, à la manière d'Alice. Voilà ce que nous proposent les étudiants de la formation IDE Gobelins CNAM-ENJMIN. J'avais déjà gravi l’Everest, fait du roller-coster ou plongé dans les tréfonds du cerveau, me voici rêvant avec une sensation de vertige dans une histoire sensible. Je ne joue pas, je suis, je ne suis pas, je rêve, je ne rêve pas, je joue.

Les projets
Les projets
Les projets

Les projets

C'est toujours un immense privilège que de découvrir les travaux des étudiants du Mastère IDE. Cette année encore les 4 projets étaient de grande qualité, avec une prime à l’innovation technique et scénaristique. Le numérique ludique se construit ici, dans les écoles et les rêves d'enfance des étudiants. Découvrir les contes celtiques ou apprendre à écrire le japonais sont autant de défis qu'ils relèvent avec un mélange équilibré, d'interactions, de graphisme et de contenus intelligents. Parfois l’expérience sort du salon, et nous pousse hors des murs pour devenir des ombres dans Paris. Vous voici résistant en mission, dans ce Paris collabo, où vos voisins vous surveillent et vous épient. A suivre...

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23 mai 2016 1 23 /05 /mai /2016 09:39
Affiche du 69ième Festival

Affiche du 69ième Festival

Cannes 2016 (Dialogue imaginaire entre l'Australien Georges Miller Président du jury, et Thierry Frémaux délégué général du Festival)

 

TF Voilà ce que nous avons comme film cette année en compétition.

GM : Bof bof, sinon, le public et les critiques, ils ont quoi comme favori ?

TF "Toni Erdmann" de l'Allemande Maren Ade.

GM Quoi un film Allemand ? non mais vous êtes sérieux là ? depuis quand les allemands font du cinéma ? Non cette année, je veux du classique, du sérieux, pas de vagues. Tiens ce film Iranien ? De Asghar Farhadi.

TF C'est un bon client lui, un film officiel, moraliste. C'est bon ça pour le business, on tend la main à l'Iran, PSA et TOTAL pourront retourner y gagner de l'argent.

GM Bon très bon, un prix pour le scénario et un prix pour l'interprétation masculine. On a quoi d'autres ?

TF Xavier Dolan ?

GM Encore ? Il est agaçant.

TF A mais il a Marion Cotillard et surtout Léa Seydoux dans la distribution. Là on peut pas, avec Léa Seydoux, Papa, Maman, Tonton, Grand Papa, cousine dans le cinéma, le luxe et la Mode, là il faut un prix, sinon le Dolan va encore nous faire un caca nerveux comme l'an passé.

GM Le Grand prix c'est très bien, Léa pourra porter les Louboutins de Tonton Henri.

TF Pour la Palme, moi je verrai bien, Ken Loach.

GM Oui encore, mais en pleine période de Brexit, c'est un message envoyé aux Britanniques.

TF Et puis j'ai un faible pour Ken Loach, j'adore quand à Cannes il fait des discours façon Philippe Poutou, devant un parterre de luxe et d'argent.

GM Je ne sais pas pourquoi mais cela me fait rire aussi.

TF Parfait, je crois que nous avons tout, pour les autres prix, on fait comme d'habitude, on saupoudre sur des films exotiques que jamais personne n'ira voir.

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22 mai 2016 7 22 /05 /mai /2016 16:51
Librairie Le Pincerais 21 mai 2016 Poissy, lecture, rencontre, discussion et dédicace...

Librairie Le Pincerais 21 mai 2016 Poissy, lecture, rencontre, discussion et dédicace...

Je profite de ma rencontre avec Audrey Pulvar à l'occasion de la sortie de son livre «Libres et insoumis : portrait d'Hommes singuliers», pour revenir sur son précédent ouvrage ; «Libres comme Elles». Audrey Pulvar, une femme libre, brillante, intelligente, cultivée dresse le portrait de 21 femmes, au destin et à la vie exceptionnelle. Par leur prise de parole, leur engagement, leur prise de risque, pour leur liberté, elles méritent la reconnaissance. De Simone Weil à Angela Davis ou Josephine Baker, ces femmes insoumises, comme ces hommes insoumis, se sont souvent retrouvées bien seules à affronter le monde. C'est sans doute le sentiment de ces femmes qui entrent en politique où dans les médias devant le machisme et la misogynie ambiante. L'affaire Baupin, et tant d'autres avant est illustrative de la pensée dominante : «Sois belle et tais toi».

Selfie
Selfie

Selfie

Pourtant la «Femme insoumise est un Homme comme un autre», et dans le milieu du numérique que je connais bien, c'est un combat quotidien, pour laisser sa juste place au sein de notre communauté. Si l'Université à Sorbonne ou Poitiers ont une mixité encouragée et déterminante, il en est tout autre à l'ENJMIN ou à l'EFREI ou les étudiantes se comptent sur les doigts d'une main et que dire de l’école 42 souvent présentée comme modèle qui n'a que 12% d’effectifs féminins. Le numérique n'a que faire de la géographie comme il n'a que faire du genre et pourtant dès la seconde, tout semble tracé en grande partie par bêtise, ignorance et incompétence de l'orientation à la française. Les garçons sont forcément des Geeks doués pour les ordinateurs et les jeux vidéos ? Et les filles ? Elles sont douées pour quoi ?

Dédicace

Dédicace

J'ai eu la chance de travailler dans des écoles et des formations dont la direction était assurée par des femmes et j'ai pu voir dans les recrutements ou dans les salons combien il était difficile de changer les mentalités. Ceci est un combat quotidien que je mène avec d'autres, pour que les start-up ne soient pas développées, ni initiées que par des hommes, que le jeu vidéo ne soit pas un refuge de Geeks frustrés bas de plafond, ni qu'il soit le véhicule de cette misogynie ambiante, que les écoles et formations accueillent ouvertement une population de nouvelles Geekettes. Et même, si je peste souvent avec humour, contre ces femmes élues, qui une fois en tête d'affiche semblent se venger des années endurées à subir ce sexisme ordinaire, se retournent contre le jeu vidéo, ce combat mérite d'être amplifié. «Plus les femmes sont libres, plus les hommes le sont...alors tous féministes».

 

Liens utiles

http://librairiedupincerais.fr/

http://artyvelines.org/

 

A lire

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16 mai 2016 1 16 /05 /mai /2016 09:22
Formes organiques et légères comme des bulles de savon - Photo : E.Leguay

Formes organiques et légères comme des bulles de savon - Photo : E.Leguay

En Juin 2008, une exposition retraçait l'œuvre du designer français Pierre Paulin. C'était juste un an avant sa mort. Aujourd'hui, 8 ans plus tard, c'est au tour du Centre Pompidou de reprendre le flambeau, pour faire découvrir aux jeunes générations, comment avait été imaginé notre manière de vivre, de dormir, de s’asseoir, de travailler pour les années 2000. Le Futur a réellement été imaginé dans les années 60, débarrassés de la reconstruction, en décalage avec le modèle esthétique américain, les designers, architectes, penseurs, stylistes, allaient dessiner notre façon de vivre pour les années de prospérité. Si dans cette tâche les Italiens découvrirent Joe Colombo, la France pût compter sur Pierre Paulin pour sculpter nos intérieurs, avec des formes sensuelles, molles comme des conques, douces et apaisantes. Ce mobilier conçu il y a 50 ans, explose aujourd'hui, d'une modernité incontournable.

Vivre au ras du sol - © Coll. Centre Pompidou, Musée national d’art moderne/ Photo : E.Leguay
Vivre au ras du sol - © Coll. Centre Pompidou, Musée national d’art moderne/ Photo : E.Leguay

Vivre au ras du sol - © Coll. Centre Pompidou, Musée national d’art moderne/ Photo : E.Leguay

Il est des films de science fiction, comme 2001 l’Odyssée de l'Espace, ou des séries comme Cosmos 1999 qui utilisèrent, reprirent et diffusèrent ces décorations intérieurs et ces fauteuils iconiques. L'aménagement des salons de l’Élysée, sous la présidence de Georges Pompidou fut un hymne assumé à un modèle de vie et de relations sociales particulièrement innovant et parfois déroutant. Les années 60, entre flamboyance et insouciance, allaient se projeter librement dans une vie idéalisée, faite de jouissance et de liberté. Les structures et les rigidités disparaissent au profit de matériaux souples, colorés, modulables et variés. Tout était à réinterpréter, du crapaud second empire, au lit conjugal en passant par le salon de réception. L’inspiration vint d'Asie et surtout du Japon, avec ses futons et sa vie proche du sol, mais aussi de la vie de nomades des berbères.

Formes molles et sensuelles - © Coll. Centre Pompidou, Musée national d’art moderne/ Photo : E.Leguay
Formes molles et sensuelles - © Coll. Centre Pompidou, Musée national d’art moderne/ Photo : E.Leguay

Formes molles et sensuelles - © Coll. Centre Pompidou, Musée national d’art moderne/ Photo : E.Leguay

Le mot d'ordre de cette génération de créateur fut « l'avachissement », d'abord des mœurs qui connurent une liberté sans précédent, conjugué à un art de vivre puis une façon d'habiter et de remplir l'espace en mouvement. Le meuble devient souple, léger, parfois gonflable, Paulin va utiliser une mousse recouverte de jersey extensible coloré et intâchable. La vie se déroulera au ras du sol, dans une nouvelle forme de sensualité et osons le dire, une nouvelle sexualité. Le tapis se relève dans les coins, quand le fauteuil « Tongue » vous tirera la langue à la manière des Rolling Stones. Le formalisme a disparu, le confort et l’ergonomie s'imbriquent pour se lover dans des structures maternelles et réconfortantes. Les nouveaux appartements à meubler invitent cette vie légère et conviviale, que le mobilier vienne de chez Prisunic ou Habitat, Ligne Roset ou Roche&Bobois, la soif de liberté colorée est la même.

Le "Trône Mitterandien", Monarchique et Républicain - © Coll. Centre Pompidou, Musée national d’art moderne/ Photo : E.Leguay

Le "Trône Mitterandien", Monarchique et Républicain - © Coll. Centre Pompidou, Musée national d’art moderne/ Photo : E.Leguay

Les années 80 verront l'explosion du Design avec la mixité et l’émergence du Design Italien, Scandinave, Anglais et Français. De grands noms du Design deviennent populaires et reconnus, les cafés parisiens découvrent Stark, et les commandes publiques recommencent à remplir le fond du mobilier national, d’œuvres générationnelles. Le Design vrai ou faux est partout. C'est à Pierre Paulin, que François Mitterrand demandera de décorer son bureau et de lui réaliser un fauteuil statutaire. Les temps ont changés, les crises et guerres, les reflux des idéaux des années 60, laissent la place à un retour de valeurs traditionnelles et du travail de la main qui doit être visible. Ce fauteuil sera visible dans toutes les émissions de télévision et lors de l'entretien rendu célèbre par l'expression « cablée » avec Mourousi. Ce fauteuil hexagonal, présidentiel à 5 pieds comme la Vième République, reprend les codes de la monarchie républicaine, le temps de l'avachissement est révolu...

Voilà à quoi ressemblait le Futur... dans les années 60 - © Coll. Centre Pompidou, Musée national d’art moderne/ Photo : E.Leguay
Voilà à quoi ressemblait le Futur... dans les années 60 - © Coll. Centre Pompidou, Musée national d’art moderne/ Photo : E.Leguay
Voilà à quoi ressemblait le Futur... dans les années 60 - © Coll. Centre Pompidou, Musée national d’art moderne/ Photo : E.Leguay
Voilà à quoi ressemblait le Futur... dans les années 60 - © Coll. Centre Pompidou, Musée national d’art moderne/ Photo : E.Leguay
Voilà à quoi ressemblait le Futur... dans les années 60 - © Coll. Centre Pompidou, Musée national d’art moderne/ Photo : E.Leguay
Voilà à quoi ressemblait le Futur... dans les années 60 - © Coll. Centre Pompidou, Musée national d’art moderne/ Photo : E.Leguay
Voilà à quoi ressemblait le Futur... dans les années 60 - © Coll. Centre Pompidou, Musée national d’art moderne/ Photo : E.Leguay
Voilà à quoi ressemblait le Futur... dans les années 60 - © Coll. Centre Pompidou, Musée national d’art moderne/ Photo : E.Leguay
Voilà à quoi ressemblait le Futur... dans les années 60 - © Coll. Centre Pompidou, Musée national d’art moderne/ Photo : E.Leguay
Voilà à quoi ressemblait le Futur... dans les années 60 - © Coll. Centre Pompidou, Musée national d’art moderne/ Photo : E.Leguay
Voilà à quoi ressemblait le Futur... dans les années 60 - © Coll. Centre Pompidou, Musée national d’art moderne/ Photo : E.Leguay
Voilà à quoi ressemblait le Futur... dans les années 60 - © Coll. Centre Pompidou, Musée national d’art moderne/ Photo : E.Leguay

Voilà à quoi ressemblait le Futur... dans les années 60 - © Coll. Centre Pompidou, Musée national d’art moderne/ Photo : E.Leguay

Enfin, Pierre Paulin est aux Gobelins

Joe Colombo l'inventeur du futur

© Coll. Centre Pompidou, Musée national d’art moderne/ Photo : E.Leguay

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14 mai 2016 6 14 /05 /mai /2016 12:51
Les yeux plus gros que le Monde

Les yeux plus gros que le Monde

Cette semaine, Black M aka Black Mesrimes aka Big Black M aka Black Shady aka Black Stifler aka Black Luigi a eu l'occasion de faire les gros yeux. C'est normal c'est un peu sa marque de fabrique et au sein du collectif « Sexion D'Assaut », faire de la provocation et de l'insulte son credo. Il en est ainsi, pour exister un certain « Rap français » joue de l'intolérance et de la vulgarité comme positionnement marketing et comme attractivité juvénile. Taper sur les flics, les juifs, les filles, les homos c'est si facile et fait tant rire dans les téci du 9.3. Pourvu que le Céfran ou Roumi, les kouffars et les Youpins comme le dit si bien Black M soient choqués, c'était l'intention. Après tout, nous sommes tous des mécréants et notre liberté de penser et d'être aussi tolérant devant autant de bêtises nous honorent.

Si Brassens fustigeait la religion et l'ordre établi, si Gainsbourg fit hurler les militaires et si Brel se moquait des Flamingants, au moins ils avaient du talent. Ici paroles et musiques sont souvent indigentes, même Joey Starr de NTM le dénonce. Je vous laisse lire et découvrir ces tombereaux d'injures ainsi proférées, ce que visiblement, la ministre de la Culture n'a pas fait. Le tout est volontairement largement inaudible mais les textes sont accessibles sur internet. Qu'importe après tout, il en faut pour tous les goûts et visiblement cela fonction à plein régime, concerts bondés, clips en boucle et successions de prix, font que ce style musical est installé dans notre quotidien. C'est sans doute par excès de jeunisme à la recherche d'une modernitude fanée, que des élus mal inspirés se sont imaginés, de nouveau plaire à leur jeunesse qu'ils ont abandonnés, en invitant à coup de millions le rappeur qui a déjà les yeux plus gros que le Monde.

Affiche du concert de Poitiers avant annulation

Affiche du concert de Poitiers avant annulation

C'est ce pari que fit Poitiers ma ville de cœur en invitant le rappeur aux frais du contribuable, pour le concert annuel gratuit. Cette ville humaniste, paisible, ouverte, tolérante, universitaire, ne pouvait pas rester de marbre devant l'affront d'une telle venue. Rapidement la contestation enfla, « Poitiers ne veux pas de Black M », une pétition fut lancée, des amis, des connaissances, des étudiants, et moi même ont largement relayés et signés. Point d'extrémisme dans le propos, ni de chasse aux sorcières, ni même de politique, qu'un concert payant organisé dans une salle de concert était tout à fait le bienvenue, mais l'affront d'un concert d'un rappeur intolérant de plusieurs milliers d'euros payés par tous les contribuables devenait intolérable. La municipalité répliqua en parlant d'éclectisme, certes dans la médiocrité mais éclectisme quand même, après Nolween Leroy et Kendji Girard, nous tombions encore plus bas.

Une pétition lancée à Poitiers

Une pétition lancée à Poitiers

Puis ce fut au tour de Verdun, qui pour clore la semaine des commémorations officielles du centenaire de la bataille, choisit de façon très déplacée et saugrenue Black M. A 80 000 euros de cachet, il accepta pour faire la scène, « Qu’ils aiment ou pas ma musique : on va s’amuser » les familles de poilus ont du apprécier. Mais voilà, l'extrême droite jusque là très discrète ne connaissant même pas l'existence de ce rappeur, se réveilla, et fit son cheval de bataille de l'annulation du concert. Pourtant la pression venait de TOUS les bords politiques et pas seulement de l'extrême droite, pour faire annuler ce concert, là encore payé par le contribuable. J'aurais aimé être « petite souris » pour connaître le processus de choix d'une personnalité aussi clivante ? Mais la raison l'emporta, le concert sera annulé, non pas grâce au FN, mais surtout à cause d'un dépôt de plainte de la famille d'un poilu.

Double peine à Verdun, la bataille et Black M

Double peine à Verdun, la bataille et Black M

Morale de l'histoire, qui me conduit à prendre la plume numérique ce matin, c'est qu'en un tour de main, toute critique et toute contradiction de sa venue au frais du contribuable était immédiatement dénoncé comme du fascisme, du racisme et de l'extrémisme. Oui vous lisez bien, le simple fait de se plaindre des propos haineux du personnage est: "du racisme". Nous étions, bien malgré nous assimilés à la « Fachosphère ». Le point Godwin était atteint et la réponse du rappeur habituellement habitué à vomir sur tout ce qui bouge, ne fit qu’amplifier les choses. Au lieu d'excuses publics sur ses textes polémiques, il fit appel à ses aïeux très respectables mais bien étrangers au contenu de sa verve. Lui qui aime faire les gros yeux, devenait la pauvre victime incomprise de la haine qu'il avait semé. Il peut d'ailleurs venir quand il veut à Poitiers et donner un concert payant pour ses fans, il sera toujours le bienvenu. A 50 ans passé n'ayant toujours pas décidé de devenir ni raciste, ni extrémiste, je continuerai donc à demander l'annulation de son concert gratuit de Poitiers payé par les contribuables, au nom du respect, de l’humanisme, du bon goût et de la tolérance.

La réponse angélique et victimaire

La réponse angélique et victimaire

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