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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 09:32
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Publié par eric Leguay - dans Actualité
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6 avril 2014 7 06 /04 /avril /2014 11:40

WebNight01.JPG

Demain 9h commence la WebNight de mes étudiants en Master Web édito de Poitiers.

24H pour réaliser un site web innovant et peut être responsive ou pas...

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Publié par eric Leguay - dans Actualité
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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 10:54

Combo12.jpgDeux femmes avaient chacune mis au monde un enfant. L'un était mort étouffé, elles se disputèrent alors l'enfant survivant. Le Roi Salomon réclama une épée et ordonna : « Partagez l'enfant vivant en deux et donnez une moitié à la première et l'autre moitié à la seconde ». Une des femmes déclara en larme qu'elle préférait renoncer à l'enfant plutôt que de le voir sacrifié. Salomon reconnut ainsi la vraie mère. Il lui fit remettre le nourrisson. Ce Dimanche, les électeurs Parisiens joueront les « Salomon » modernes, tranchant cruellement dans le choix de donner Paris, enfant survivant à sa Maire. Elles sont deux femmes à ce disputer, cet enfant si vieux et si chétif, cet enfant si chéri mais si ingrat. Un enfant à se partager, un Paris à se répartir.

Combo04.jpgA grand coup de « Parisiens, Parisiennes », elles s'invectivent, se jaugent et se combattent pour un pari fait sur Paris de deux mères qui veulent devenir Maire. Tout se jouera dimanche soir entre la brune et la blonde entre la lisse et l'ondulée, entre l'austère et la frivole, entre la Madone et l’Esméralda. Durant cette campagne, elles furent séductrices, conspiratrices, charmeuses, mordantes mais avides de poser leur empreinte sur cette ville capitale. Leur programme se résume souvent à un mouvement de tête, une inclinaison, un bon mot, pour surtout ne froisser personne et séduire le parisien, nouvellement dénommé Bobo, comme un primate ostentatoire et dépravé de la tribu des Bonobos.

Combo03.jpgCar Paris a bien changé mais pas vraiment en bien, dépassé par d'autres capitales, plus sexy, plus modernes, plus vivantes, plus accueillantes et moins regardantes. Paris c'est laissée distancer, dépasser et abîmer. Entre Londres qui cultive le « Paris Bashing » et Berlin sa toute nouvelle modernité, il reste peu de place à cette ville musée desséchée. Il n'y a guère que les touristes et les voyageurs malades pour trouver du charme au Métro sale et vétuste quand d'autres y trouve la grâce. Paris ne fait plus autant rêver, les artistes, les créatifs et les bohèmes quand d'autres comme Rio, Shanghai, Melbourne, Barcelone, Milan, New York, respirent le dynamisme et l'attractivité. Paris est une vieille fille trop fardée, revêche et surannée.

Combo01.jpgParis est devenue cette Norma Desmond , de Sunset Boulevard, recluse, capricieuse et diva, qui ne voit plus le monde changer autour d'elle, encore aveuglée par son glorieux passé, entre deux défilés de mode. Paris est une étoile noire, un trou béant, ou viennent s'engloutir, les capitaux, l'énergie, la beauté, la sueur, la passion, et qui ne recrache que sa misère et ses bras le plus loin possible de ses murs. Ce trou béant et stérile, s'agrandit encore dans le Grand Paris, qui à son tour viendra assécher le reste de la France, pour ne plus former qu'une cicatrice purulente, un nombril cyclopéen. Qui sont ces Parisiens qui ne rêvent qu'à une seule chose, fuir ce monstre quand tant de gens attendent à sa porte de pouvoir y loger dans 9m carré ? Qui est cette ville qui se dit moderne et qui pourtant rêve de vivre discrètement à la manière d'une grosse bourgade de province ?

Combo02.pngDimanche soir, son destin ne changera en rien, mais de ces prêtresses, une l'emportera, achevant de stériliser cette ville avec des vélibs et des marchés bio. La modernité y sera encore une fois étêté comme ses tours qu'elle refuse de voir se construire, ou ses réseaux numériques quelle peine à mettre en place. Paris se prépare lentement mais sûrement à ne plus être qu'un grand centre commercial pour touristes fortunés et bobos égarés dont le seul objectif est de « chiner ». Paris engloutissant tout sur son passage, ne sera bientôt plus que la énième attraction d'un Disney géant, d'un Paris World Resort. Je ne peux voter dans une ville que je n'habite pas, mais que je subis au quotidien. Je ne pourrais plus jamais l'habiter mais je l'ai tant aimé et adulé, comme un amant délaissé je vais la fuir et l'oublier.

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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 09:53

CultureGeek.JPG

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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 09:02

ExcuseMetro01

Je suis le voyageur malade, je hante le hall des gares à l´heure des parisiens hagards, je m’évanouis à bon escient dans les wagons bondés. Je choisi mon heure, je suis pervers et futé, je suis le voyageur malade. J'attends mon heure, tapis dans un recoin, assis, je vais vomir sur vos souliers, dégueuler sur la banquette. Je suis là pour vous pourrir la vie, vous faire rater un rdv, vous empoisonner votre journée, vous dégoûter de venir à Paris. Je suis le voyageur malade, la star de la RATP, la personne la plus souvent citée sur les panneaux d'affichage. Je suis anonyme mais adulé, craint mais si souvent le sujet de raillerie métropolitaine.

ExcuseMetro02

Je suis le voyageur malade, jamais rencontré et pourtant si présent, jamais croisé et si vivant. J'anime le réseau de mes pervers anomalies génétiques, de mes fantaisistes débordements. Je suis hypocondriaque toute la journée, choisissant au hasard le lieu de mon forfait, le plus gênant, le plus déroutant. Je suis là, j'attends, l'heure propice de mon crime, quand il y le plus de monde à bloquer, le plus de monde à emmerder. Je suis là, choisissant le meilleur moment, celui de la ruée, pour une crise d’épilepsie bien imitée. Je suis connu des touristes Chinois et Japonais, qui découvre la vétusté et le cynisme de la RATP.

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Je suis le voyageur malade, l'excuse favorite de la RATP qui sur ses 14 lignes, égraine avec ponctualité mes ingénieux forfaits. Je n'ai pas toujours existé, il fut un temps ou ce réseau était la fierté des parisiens, envié du monde entier. Non avant je n'aurai pas été traité avec ménagement, on m'aurait sorti, viré, extirpé de ma rame Sprague, pour ne pas ralentir le trafic, pour ne pas gêner les passagers. Mais ça c'était avant, avant de rationaliser et ISO formater la communication voyageur. C'était avant quand la RATP respectait encore un peu ses voyageurs, c'était avant l'invention du ReR A B C et D. C’était avant, lorsqu'il y avait encore des agents en station.

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Je suis le voyageur malade, la plus belle invention de la RATP depuis une dizaine d'année. Un toussotement de ma part, une poitrine oppressée, un crachotement bien choisi, et voici le trafic englué pour une bonne partie de la matinée, assurant ainsi une pause méritée. Je suis la valeur refuge, lorsque le chef de station ne sait plus quoi inventer comme excuse pour justifier, un retard, une grève du zèle, une engueulade, un congé intempestif, il fait appel à moi. Je suis toujours là, disponible, fragile, à la santé précaire pour immobiliser durant quelques heures toute cette belle mécanique désuète et tremblante. Je suis le voyageur malade, qui répond toujours présent pour dégrader chaque année, les chiffres de la ponctualité.

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Je suis le voyageur malade, chouchouté et serviable, qui au gré des besoins, se déplace dans Paris et sa périphérie. Une offre nouvelle et économique, bientôt exportable sur les Métros de la planète. Je suis le voyageur malade, le fruit de le démarche qualité implanté à la RATP, l'enfant de la norme ISO, le sujet de sa majesté Qualité. Je suis le voyageur malade, qui m'en vais vous expliquer pourquoi je surgis à l'improviste des écrans sur les quais, dans les stations et les wagons, vous bloquant, vous énervant, pour la plus grande satisfaction de mes parents.

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En 1994, la RATP lance une démarche qualité afin de répondre aux attentes de ses clients. En effet le passage de régie en EPIC, fait passer le passager du métro, de simple usager, en client privilégié. C'est une nouveauté, « le but de cette démarche est de placer le client au centre des préoccupations, de l’opérateur au PDG, et d’offrir une vision commune et cohérente des priorités voulues de la qualité de service ». Sur le papier tout ceci est magnifique et limpide, c'est l'ADN de ma naissance, le creuset de ma maladie.

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Maintenant il faut agir et penser client... Mais cela coûte cher, très cher, de changer ses habitudes et de rendre un service fiable et efficace. Des codes, des normes et des exigences sont mises en place et des standards de régularité sont énoncés. Pour le Métro un niveau d’exigence est institué: avec un taux de 97% (95% pour le ReR) de régularité. Un seuil d'inacceptabilité est même institué si le voyageur attend le métro plus de 15 minutes. Idem pour le ReR. Ainsi « La ligne A termine l’année avec un résultat de 83.8% (Ponctualité Voyageurs) en indicateur commun SNCF / RATP » c'est digne de la Roumanie de Nicolae Ceaușescu...

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Autant dire que ces chiffres, vu l'état de vétusté de certains matériels, sont rapidement inaccessibles. Surtout que la norme ISO 9000 impose une réponse aux dysfonctionnements du service. « Lorsque le service est inacceptable ou dégradé, les actions pour le traitement de la gêne client sont immédiates et prioritaires. » Ainsi, il faut en priorité « réparer le client » en informant les voyageurs pour les aider à poursuivre leur voyage, « réparer le problème » en agissant pour la remise en service la plus rapide de la panne et éviter que le dysfonctionnement se répète en prenant en compte ce qui s’est passé et en évitant la réapparition du problème. » Voici donc ce discours officiel, qui doit « réparer le client » et « réparer le problème ». Seulement voilà « réparer le problème » coûte cher, très cher, trop cher, alors que « réparer le client » en l'informant ne coûte rien.

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C'est là que j'entre en scène, que je viens au secours de ce bel édifice théorique. Je suis le voyageur malade, entassé, étouffé, groggy, j'ai ma crise cardiaque. Un passager bien intentionné, m'aide, demande de l’assistance, et comme dans les séries télés demande s'il y a un médecin à bord. Comme il n'y en a pas, il fini par tirer le signal d'alarme, m'abandonnant ainsi au seul conducteur, lui même abandonné à son triste sort. Seule solution, appeler les secours terrestres, qui comme chacun sait n'ont rien à faire de leur journée. Et voici votre rame immobilisée, pour une bonne partie de la matinée, avec derrière elle, son chapelet de wagons bondés, où je me prépare déjà à jouer au Voyageur malade. Déjà mon nom s'affiche sur tous les écrans, dans toutes les stations, comme un salut pour mon chef d'exploitation. La norme est respectée, le touriste Japonais intrigué, la secrétaire excédée, l'étudiant retardataire soulagé, mais le « client est réparé » à peu de frais.

ReR-A

Je suis le voyageur malade, mais je ne suis pas seul, je voyage également avec une galerie de portraits digne des meilleures œuvres surréalistes. Les traditionnels et inombrables « incidents techniques » sont largement dépassés par de nouvelles excuses, toutes plus poétiques les unes que les autres. Notons « le colis suspect », qui en période hivernale fait un tabac. La « forte densité de circulation » qui me laisse pantois, et que dire de cette phrase énigmatique « Un nombre important de matériel roulant arrêté en atelier de maintenance, nous contraint à supprimer des trains ». « En répercussion d'un animal sur les voies » reste mon favori, battu récemment par « Suite à la découverte d'un corps ». Et puis au sommet de notre chaine de l'évolution, il y a « l'accident grave de voyageur », la seule cause non désirée qui force notre respect.

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Pourtant me direz vous, la norme ISO 9000 prévoit également de « réparer le problème » ? de prévoir un plan B, des équipes de secours mobiles, du personnel en station formé aux premiers secours, des voies de contournement, des agents d'informations, du matériel récent, des messages en Anglais pour les touristes etc etc etc. Oui la norme ISO prévoit tout cela, mais « tout cela » coûte affreusement cher, que seul le Métro Chinois peut s'offrir. Le client est informé « réparé » mais jamais la cause du problème. Alors je vais encore vivre longtemps dans le métro parisien, je vais faire mon voyageur malade pour de nombreuses années encore, mon meilleur rôle, offrant ainsi aux voyageurs excédés un moment de grâce. Alors la prochaine fois, vous penserez à moi. Je suis le voyageur malade, je hante le hall des gares à l´heure des parisiens hagards...

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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 08:43

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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 18:23

BonneAnnee-2014.jpg

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31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 23:55
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24 décembre 2013 2 24 /12 /décembre /2013 19:07

Bruxelles02.JPG

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21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 16:28

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Hocus pocus est la formule magique des prestidigitateurs pour faire sortir le lapin blanc du chapeau. Supercalifragilisticexpialidocious est la phrase ensorcelée que prononce Mary Poppins pour ranger la chambre des enfants sages. Oculus Rift est le déclic numérique si l'on veut émerveiller les grands joueurs que nous sommes. Il y a de la magie dans ces lunettes à réalité augmentée, comme il y avait de la magie dans les premières consoles. Alors en cette veille de Noël, et après deux jours passés à Angoulême pour les Ateliers du jeu vidéo, je viens vous faire mon retour d'expérience de ce drôle d'engin, aux perspectives immersives encourageantes.

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Les années 90 étaient déjà marquées de l'empreinte futuriste du «Data Glove», engin de préhension numérique qui permettait de manipuler des objets virtuels dans le cyberespace. La lenteur de l'informatique et le prix rédhibitoire de ce genre de gants, empêcha leur diffusion massive. La destination première restera scientifique, médicale ou nucléaire, et non ludique. Pourtant l'immersion totale est gravée dans les gênes du jeu vidéo. Passé l'an 2000, les laboratoires ont continué à travailler sur des moyens de projeter le jouer dans le jeu. TRON avait ouvert la voie et les yeux à des millions de joueurs désireux de vivre encore plus intensément leur vie dans la matrice.

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Me voici donc chaussé de ces étranges lunettes écrans et d'un casque audio pour parfaire l'immersion totale. Manette en main, mon objectif est de gravir une montagne, dans le jeu ASCENT projet d'année des étudiants ENJMIN. Le son spatialisé est hyper-réaliste et la vision plus que bluffante, de cette montagne à gravir, cette brume enveloppante et cette poudreuse floconneuse. Piolet enfoncé, l'un après l'autre, je gravis l’Everest assis dans mon fauteuil, je lève la tête, j'évite un rocher. Je grimpe encore, tourne à droite puis à gauche. Je ripe avec mon piolet sur une roche. Je dévisse, sans peur, sans risque, sans vertige. Fin de ma partie. Ce n'est plus un jeu mais déjà une simulation hyper réaliste, une expérience enivrante.

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Alors on se prend déjà à rêver, jouer à Spiderman grimpant d'immeubles en gratte-ciels dans Manhattan. On s'imagine dans la jungle en Tarzan sautant de lianes en lianes, on se voit volant, tombant, grimpant, virevoltant, touchant le ciel et le vide. On truque notre cerveau en lui faisant percevoir de nouvelles sensations encore expérimentales. C'est un début, car il manque le retour de force, le jeu de jambe et d'autres impressions pour rendre la manipulation réellement immersive mais cela est déjà bluffant. Les nouveaux systèmes anti sickness permettent de contrôler la nausée de ce trucage visuel. Reste à imaginer des jeux qui ne soient pas que des simulations mais qui exploitent la sensation d'immersion.

 

Le précurseur

http://www.vrealities.com/products/data-gloves

Pour pré-commander vos Oculus Rift

http://www.oculusvr.com/

Les ateliers du jeu vidéo

http://ajv.enjmin.fr/

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Publié par eric Leguay - dans C'était le Futur
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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 15:38

CoverKitSortie de mon Kit de survie du chef de projet en environnement R&D chez cap-digital

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14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 16:11

Vous les avez peut-être déjà croisés à la station Anvers, éructant des rengaines, la mère au micro, la fille en solo ; les Lolies. Elle, Lola, joli brin de voix, physique avantageux, la vie tourmentée d'une artiste bohème, traverse la vie avec sa fille Suri. Justement Suri ne sourit jamais, elle est renfrognée à la recherche de son père, diamantaire à Anvers ? Elles déambulent, les bras chargées de paquets et d'un chien LoL, tombé de nulle part, réincarnation des amours passés et Gémini criquet de ces deux fêlées. Exubérantes, changeantes, elles hébergent un psychanalyste secrètement amoureux, à la fois pervers et vicieux. Elles sont drôles et pathétiques, elles sont rusées et ingénues. On les aime rapidement pour leur humour et leur garde-robe extravagante, pour leurs chapeaux et leurs trouvailles quotidiennes.

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Voilà les Lolies, une Web série décalée pour laquelle j'ai pris un immense plaisir à collaborer et bientôt préparer la version Transmédia de cet univers loufoque et transgressif. Vous allez adorer les pastilles des Lolies, vous tomberez amoureux de leur univers numérique, créatif et immersif. A suivre donc prochainement "La Vie Des Lolies (VDL)" pour participer à la « Lolie's Fashion Week », ou visiter leur appartement et leur quartier. Alors pourquoi ne pas leur donner rapidement rendez-vous à la station Rome, pour un Week-end en Italie, ou plus simplement sur leur chaine Youtube ou leur site Web...

 

http://www.lolies.fr/

LoL et Lolies est une marque déposée par SADE Production.

Bernard Menez est la voix des Lolies

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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 09:42

CandyCrush.jpg« L’aspect distrayant de CandyCrush vient du fait qu’il est accessible à tout le monde et à tous les âges, analyse Eric Leguay, consultant poitevin en médias numériques. Son omniprésence sur Facebook relève d’un mouvement de panurgisme, qui répond à l’envie de faire comme le voisin. Après, on adhère ou on n’adhère pas, mais, au moins, on teste une fois. »

CandyCrush02.jpg

Cette façon de picorer, Eric Leguay l’appelle l’«effet cacahuète». Pour lui, le produit phare de la société King s’inscrit dans la même veine que Farmville ou Minecraft, qui comptent parmi les plus grands succès planétaires du jeu vidéo. « Sa particularité, comme celle, d’ailleurs, de l’autre réussite de la marque King, Pet Rescue Saga, est de tabler sur un concept enfantin, voire régressif, adossé à un design girly et doucereux. Ce retour à l’enfance plaît, car il est universel et intergénérationnel. »

 

Paru dans 7àPoitiers N°195

http://7apoitiers.e-catalogues.info/

Article de Nicolas Boursier

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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 16:49

LesTontons.jpgLe papa des Tontons Flingueurs n'est plus, tous les Tontons de France sont orphelins.

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 09:38

JMJV.jpg

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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 10:03

 

 

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14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 19:27

Publiphobe00.jpgLes publicités ont envahi notre quotidien, nous passons à coté sans même faire attention. Affiches dans le métro, à chaque coin de rue, chaque carrefour, elles sont comme des toiles peintes destinées à faire disparaître la misère ambiante. Nous sommes focalisés sur ces mannequins trop beaux, ces paysages trop propres et ces messages si simples, qu'ils ne nous indignent plus, ne nous font plus sursauter. La Nuit des Publivores aimait à montrer, dans les années 80, combien la pub savait être créative, exotique, drôle ou spirituelle. Cette publicité de la joie de vivre et du bonheur facile souvent à crédit est morte avec le siècle.

Publiphobe02.jpgLa réclame est moins tolérée comme envahissante, intrusive et édulcorée. Le Net est passé par là, lui aussi est envahi que cette publicité aussitôt rejetée. Alors quand un photographe, Jean Manuel Simoes, au regard décalé, renverse la vapeur, détourne notre monde de OuiOui, cela donne un regard cru mais sensible. La marque n'est plus déifiée, elle n'est pas blasphémée, elle est juste remise à sa place, dans la rue, avec des gens de la rue. Ces nouveaux ambassadeurs en sont tout à fait dignes, et par certains égard la provocation présumées des clichés de Mario Testino, semble bien fade et artificielle devant autant de spontanéité et de générosité.

Publiphobe01.jpgLa marque ne s'efface pas elle devient plus humaine et plus sincère. Le regard plein de candeur des mannequins d'un jour efface la fadeur de ces filles brindilles si peu graciles. Alors entre deux rondelles de saucisson, un verre de vin rouge, une dame à talons aiguilles et des Italiens en goguette, on s'amuse de la situation, de ce couples en Kooples, achetant l'affiche détournée d'un couple de roumains en Kooples. La scène branchée est dérisoire et ces photographies collées comme des post-it sont des « vanités » modernes qui servent à nous faire méditer sur la nature passagère de nos vies humaines.

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Espace Réduit
10, rue Jean Macé 75011 Paris France

http://www.espacereduit.com/Invitation.html

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10 novembre 2013 7 10 /11 /novembre /2013 11:41

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Après le chaudron passionnel de la Paris Games Week, il était temps de retourner en région, se frotter aux joueurs d'une LAN party, endiablée. Poitiers qui est la seconde maison de ma vie numérique, accueille ce week-end la GA'lloween, un rassemblement de 250 joueurs avec au programme, League of Legends, Team Fortress 2 et surtout le très fluide et réussi Shootmania. Car sur les terres Picto-Charentaises, le joueur de jeux vidéo est un peu chez lui. C'est aussi sa maison numérique qui surgit d'un monde bucolique et champêtre où courent des lapins et s'exilent des lapins crétins.

 

Les journalistes de France 2 seront sans doute surpris de découvrir des joueurs aussi épanouis et heureux, aussi bien traités et courtois, eux qui ne connaissent que le raccourci grotesque et caricatural de la vie de Ghislaine Crouille*. Nous savons tous, que la réalité est tout autre et que passer 3 heures devant son jeu favori, n'est pas pire que 90 minutes devant un match du PSG, ou une après midi shopping entre filles. Donc en région cela bouge, en très positif, en mode familial. Poitiers avec sa GA'lloween de la Hune de Saint-Benoit, sa méga GA au Futuroscope mais aussi avec sa Lan plus modeste mais tout aussi conviviale de Montmorillon, les joueurs ont de quoi faire.

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Une édition un peu décalée dans le calendrier n'a pas permis aux joueurs de se déguiser mais l'ambiance était là, entre collection de M&M's, chapeau à la Teemo et autres boite à Meuh. Boite à Meuh ? Avez vous bien lu et entendu, oui Monsieur, nous sommes en province ici et l'on aime aussi reproduire le son d'une vache virtuelle comme le fit si bien le premier iPhone. Alors venez jouer, venez vous divertir dans cette atmosphère concentrée et tolérante, où le bar assure la meilleure pizza de la place. Le site officile retransmet du live, les résultats des tournois et la liste des événements.

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Pour les parents, les enseignants, les incrédules, les journalistes de FranceTélévision, qui veulent jouer au Claude Lévi-Strauss, du numérique, l'entrée est gratuite. Ils pourront faire une étude ethnologique de ce milieu surprenant et décalé, ou les mondes imaginaires côtoient le monde physique. Ici rien n'est virtuel, tout est recréé, reproduit avec fidélité, tout est immersif et jouissif. Les amitiés et poignées de mains entre joueurs sont bien réelles. Les écrans diffusent les images de synthèse de monde parallèles, avec des héros dignes de l'antiquité, des dieux et des déesses sublimés, des guerriers puissants et téméraires comme au temps d'Ulysse d'Homère.

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http://www.gamers-assembly.net/fr

Ghislaine Crouille*

http://www.divertissonsnous.com/2013/11/08/le-reportage-de-france-2-sur-la-paris-games-week/

Lan Party Montmorillon

http://www.actu-lan.com/evenement_2482_Lan_Party_de_Montmorillon_6.html

La PQR

http://www.lanouvellerepublique.fr/Vienne/Loisirs/24H/n/Contenus/Articles/2013/11/10/Les-gamers-font-la-Hune-jusqu-a-lundi-a-Saint-Benoit-1681997

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4 novembre 2013 1 04 /11 /novembre /2013 11:58

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Il y avait de la ferveur, pour cette édition 2013 de la Paris Games Week. Une ferveur intense, que l'on ne voit que dans les grands événements, les grandes manifs et les grands mouvements. Une foule dense qui crie, qui danse. Une foule compacte qui se serre se blottit pour montrer combien elle fait partie de la communauté des joueurs. Une foule de jeune, de jeunes vieux, de vieux, d'enfants excités, une foule de femmes, de mamans abandonnées, une foule de passionnés chaleureux. Il y avait tout cela dans le chaudron de la grande salle, surchauffé et survolté. Autour d'un temple païen de carton pâte, la foule patiente, avance lentement pour toucher, pour voir, ses idoles de pixels, ses divinités encapsulées.

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La Paris Games Week est une grande messe populaire et joyeuse, mais pas anodine. Tout est réuni pour célébrer le jeu, la passion commune, avec sa dose de subversion et sa touche de violence. Les joueurs sont les nouveaux rockeurs, prêts à casser du décor, ce sont des insoumis de la manette qui veulent qu'on leur foute la paix quand ils jouent. Ils sont venus entre potes, entre frères, en famille, pour vivre intensément se moment de découverte, ce spectacle brillant sur grand écran LCD. On se bouscule, on crie, on arrache les derniers vestiges en papier de ce grand amusement. On en prend plein les yeux, plein les oreilles, plein les tripes. De manettes en joystick, la passion du joueur est la même.

2013PGW-25.jpgAutour d'eux, le monde paraît si fade, si tranquille, si étrange que l'envie d'y revenir est plus forte. Alors on se jette dans cette mêlée de joueurs déguisés en joueurs. On veut refaire une partie encore et encore, au son des trompettes et des hourras. « Vous êtes fou », cria-t il, vous êtes beaux, vous êtes forts, dans vos costumes d'emballage, dans vos postures de héros grecques. Il y a des monstres inhumains à terrasser, des footballeurs surpayés à battre, des lapins crétins à exterminés et des armées entières à dominer. Dieu doit bien s'amuser à nous regarder ainsi jouer à d'autres vies, jouer de nos vies. S'il est notre créateur, il se joue de nous, joue avec nous. Une Paris Games Week est un moment mystique intense, un moment de communion entre joueurs, un moment de puissance et d’invincibilité.

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Dans cette messe l'on y croise des Vestales, toujours prêtes à discerner le bien du mal. On peut comme pour toute religion y croiser le gardien du temple qui du haut de sa tour observe et contemple, ce monde bouillonnant. Leur Dieu à eu n'est pas le jeu mais la télévision, où ils finiront un jour, comme Guislaine Crouille devenue l'héroïne malgré elle, d'un reportage nauséeux sur sa passion inavouable pour le bourgeois. Qu'importe, le jeu vidéo garde ce coté sulfureux qui plaît et qui attire encore les jeunes générations en quête de subversion facile. Une belle édition que cette PGW, trop courte, trop petite, trop lisse, trop marketing encore. On voudrait encore plus de show, plus de passion, plus de Cosplayers, plus de prototypes, plus de studios, plus de place, plus de cadeaux, plus de tout. En attendant l'édition 2014, vous pouvez éteindre votre télévision et retourner jouer...

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Publié par eric Leguay - dans Coup de Coeur
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2 novembre 2013 6 02 /11 /novembre /2013 17:39

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Alors que la Bretagne s'enflamme de ses bonnets rouges, du sang de la révolte. Alors que les ultimatum menaçants sont lancés. Alors que Quimper est prête pour l'émeute, l’égérie de la bretonnitude est bien silencieuse. Elle qui avait pourtant chanté tout l'été de sa belle voix les chants empruntés à d'autres, soudainement se revendique plus rien du tout. Elle si fière, d'être une bretonne d'adoption, elle qui vécu à Vichy, bien loin des plages de Perros-Guirrec, ne s'attarde plus sur les plateaux télés. Elle qui se mit à apprendre le Breton pour mieux placer ses rengaines, devient la Bécassine muette de la fable. Elle qui squatta les plateaux de Drucker, les Fest-Noz de Morlaix, les festivals celtiques et les magazines semble comme s'être évaporée quand la bise fut venue.

FolkloreBreton04.jpgNolween où t'es ? Pour défendre ces bretons que tu dis aimer tant ? Nolween où t'es ? Pour soutenir ce mouvement du peuple breton, pour prendre la tête de la marche de cette contestation, pour jouer enfin un rôle dans la vraie vie. Tu ne fais pas de politique, tu te contentes de chanter les chansons des autres, des chansons libres de droits, des chansons pillées au folklore Breton. Nolween où t'es ? Combien d'argent t'ont fait gagner les Bretons ? Tu es silencieuse, tu ne veux pas te prononcer, prendre un risque, le risque de briser ta carrière fondée sur un malentendu.

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Nolwenn où t'es ? Je me le demande bien, en regardant, ces ouvrières à la rue, en voyant ces visages marqués et déterminés. Nolwenn où t'es ? Pour aller les rencontrer, les soulager, les épauler comme le faisaient les chanteurs pendant la guerre pour soutenir le moral des français. Nolwenn où t'es ? Pour arrêter de ne voir en la Bretagne qu'un filon marketing néo régionaliste, pour exploiter jusqu'à la corde la candeur et la naïveté de tes fans. Nolwenn où t'es ? La Bretagne vaut mieux que tes chansonnettes, son folklore est plus riche que tes scènes de pacotille, son histoire est plus puissante que tes reprises. Nolwenn où t'es ? Allez vient les aider au lieu de te cacher...

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Publié par eric Leguay - dans Coup de Gueule
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