Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 08:49
Dropped

Ils sont montés les yeux bandés dans un hélicoptère. Ils étaient jeunes, sportifs, talentueux, pleins de vie. Ils étaient riches de victoires, de conquêtes, d'or et de bronze. Camille Muffat, Florence Arthaud, Alexis Vastine croyaient partir à l'aventure, dans les grands espaces, dans l’euphorie de la camaraderie. Leur mission : remplir le "primetime" estival d'une chaine de télévision populaire et populiste. Un second hélicoptère a décollé, avec l'équipe technique. « Vas y Roberto, rapproche toi, que je puisse les filmer ». Ils ont été « dropped », exécutés, assassinés, tout ça pour une émission de télé qui n'était même pas de réalité...

Repost 0
Publié par eric Leguay
commenter cet article
9 mars 2015 1 09 /03 /mars /2015 14:27

htc-RE01.jpg

Il est arrivé samedi matin, comme un mini périscope de sous-marin, petit, léger, insoupçonnable aux qualités insoupçonnées. J’avais entre les mains, mon htc RE, joujou technologique, caméra miniature, GoPro de Geek, pour citadin non baroudeur, pour mondain technophile. Alors comme Dimanche, le temps avait décidé d’être au printemps avec 2 semaines d'avance, j'ai été promener mon joujou au parc du Château de Versailles. La prise en main est évidente et immédiate. Le déclenchement se fait d'une seule touche, chromée. Son allure futuriste intrigue et amuse, « Mais qu'est ce que c'est ? » Une RE Madame, une caméra htc RE.

 

 

Pour 150 euros le résultat est bluffant, l'objectif grand angle ne «sphérise» pas trop les prises de vue. Les vidéos en extérieure sont toujours réussies,si l'on décide de ne pas trop bouger et les photos d'une qualité convenable en grand angle pour une définition de 16 millions de Pixels. Pilotable depuis son smartphone ou sa tablette sous Androïd, une fois la prise en main faite,on s'en passe très aisément. La carte mémoire micro SD permet de filmer sur la durée et la batterie qui se recharge via un port USB se recharge rapidement. L'objet se déclenche dés la prise en main, sans attendre, à tel point qu'il peut rester dans la poche, prêt à s'en servir. J'ai hâte d'être à la Gamers Assembly pour jouer avec...


Un test complet:

http://www.cnetfrance.fr/produits/htc-re-39810081.htm

Repost 0
Publié par eric Leguay - dans Coup de Coeur
commenter cet article
7 mars 2015 6 07 /03 /mars /2015 08:46

IDE03.jpg

Tout un Week-end pour découvrir les travaux de mes étudiants IDE (jeux vidéos) et MicNi (UX) à Gobelins l'école de l'image...

IDE01.jpg

http://www.gobelins.fr/actualites/Journees-Portes-Ouvertes-2015

Repost 0
Publié par eric Leguay - dans Actualité
commenter cet article
11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 22:30

Medelia02.jpg

Quoi de mieux que la culture pour réunir les peuples, et quoi de plus efficace qu'un jeu vidéo, destiné aux enfants pour les plonger au cœur de l'histoire de la méditerranée. L'institut du Monde Arabe, sous la présidence de Jack Lang, avec le jeu Medelia propose un voyage ludique et intéractif, dans le temps, dans l'espace. La légende raconte qu’un formidable trésor est enfoui sur l’île de Medelia, en Méditerranée. Les jeunes héros sont invités à créer un avatar sur leur tablette pour partir à l’aventure.

Medelia06.jpg

La Méditerranée est au Moyen Age un espace d'échanges, d'idées, les savoirs circulent, se rencontrent, se confrontent. Les artistes voyagent, exportent leur technique, faisant fi des frontières. Medelia permet d’aborder de nombreuses thématiques : la littérature, le commerce, les sciences, les religions, les langues et écritures, et la ville et l’urbanisme. Du nord au sud, d’Orient et d’Occident, du VIIIe au XVe siècle, chaque ville livre peu à peu ses secrets et révèle ses richesses.

 

 

Pour gagner la clé de la ville dans laquelle il se trouve, le joueur doit aller à la rencontre de personnages et les aider à résoudre des énigmes. Ces discussions, comme la découverte des monuments, sont l’occasion d’apprendre des anecdotes passionnantes sur la cité et son histoire. Le joueur peut également partir à la chasse aux 15 œuvres d’art cachées dans les décors.

Medelia09.jpg

En assurant l'AMO de ce projet, j'ai pu admirer le travail du comité scientifique euro-méditerranéen, des historiens, d’archéologues et de spécialistes de la Méditerranée. Medelia propose aux joueurs de découvrir six grandes cités médiévales à différents moments historiques : Damas au VIIIe siècle, Kairouan au Xe siècle, Cordoue au XIe siècle, Constantinople au XIIe siècle, Venise au XIVe siècle et Le Caire au XVe siècle.

Medelia10.jpg

C'est la société PINPIN TEAM spécialisée dans la conception, le développement et l’édition de jeux vidéo éducatifs qui a été retenue pour la réalisation et la co-édition. Pour un grand amateur de lapins comme moi, c'était une aubaine surtout que l’équipe a été plusieurs fois primée par des prix nationaux et internationaux pour la qualité de ses jeux vidéo. PINPIN TEAM est basé à Paris et un bureau sur Bordeaux. Enfin il a fallu tout le talent et l'imagination de l'agence digitale Spöka pour recréer l'ambiance du jeu Medelia sous la Tente Flig sahraouie en poils de chèvres sur le parvis de l'Institut du Monde Arabe.

Medelia04.jpg

Laissez vagabonder votre âme d'enfant, et faites comme dans la fable de La Fontaine, du laboureur et de ses enfants. Dites leur que dans un jeu, un livre, un musée, une rencontre ; un trésor est caché dedans. Vous ne savez plus l'endroit; mais un peu de courage ils en viendront à bout. Il est fort à pariez que vos enfants vont creusez, fouillez, bêchez, retourner, lire, pour enfin découvrir, que la culture est un trésor.

Medelia26.jpg

Disponible sur l’App store et Google Play pour tablettes (iOs, Android) à partir du 12 février, en français, arabe, anglais, allemand, espagnol, italien, grec et portugais. Adapté pour les 7 à 11 ans, l'application gratuite est livrée avec la première ville de Constantinople. Achat in-app de 4,99 € pour découvrir et jouer dans l’ensemble des autres villes et accéder aux mises à jour.

 

www.medelia-lejeu.org

http://www.imarabe.org/

http://www.pinpinteam.com/

http://www.spoka.net/

Repost 0
Publié par eric Leguay - dans Coup de Coeur
commenter cet article
7 février 2015 6 07 /02 /février /2015 23:11

Bogdanof01.jpg

Ce Week-End, les Frères Bogdanoff du jeu vidéo ont encore frappé, au collège des Amandiers à Carrières Sur Seine, pour transmettre leur passion du jeu vidéo aux élèves de 4ième et 3ième. Beaucoup d'échanges, de passion, autour, cette année, du Rétrogaming. Ils rentreront dans la vie active dans 10 ans et plus, et que sera dans 10 ans le jeu vidéo ? j'éspère qu'ils se souviendront de ces deux Brontosaurus du jeu. Vous pouvez éteindre votre téléviseur et retourner jouer.

Bogdanof02.jpg

Repost 0
Publié par eric Leguay - dans Actualité
commenter cet article
2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 19:04

PRADA.jpg

Il est de bon ton de critiquer l'univers du jeu vidéo, pour son machisme ambiant et sa misogynie permanente. Je suis le premier à militer pour une nette amélioration des Us et coutumes de ce monde très viril, mais je suis amèrement surpris de constater que d'autres secteurs ont également un grand chemin à faire. En sortant de mon cours de Dauphine, des affiches et des flyers m’invitent à une conférence annuelle sur le thème « Les femmes sont elles des financiers comme les autres » (pas financière, mais financier). Code graphique imitant le styletto de la couverture du livre, « Le diable s'habille en Prada ». Copie grossière et sans humour que mes graphistes de Gobelins n'auraient jamais osé proposer. Pire encore en plein procès DSK et Dédé la Saumure, on retrouve les codes stéréotypés de la femme séductrice et diabolique œuvrant dans un monde très masculin ou la réussite se jauge à sa faculté à se mettre en position horizontale. Évidemment les intervenants sont quasiment TOUS masculins, soyons sérieux, nous parlons finance pas chiffon. Après information, je découvre une deuxième surprise comme une seconde couche KissCool, les organisateurs de cette caricature sont : des femmes !!! Au secours...

Repost 0
Publié par eric Leguay - dans Coup de Gueule
commenter cet article
2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 00:00

CrepesCarrees02.jpg

En cette période de chandeleur, à l'heure du BigData, des Smart-Cities et des objets connectés, faites des crêpes carrées. Plus pratique à tartiner, étaler, empiler, rouler, déguster, choisissez de faire des crêpes carrées. Les écrans plasmas sont plats aux bords fins et aux coins carrés depuis les années 2000, il ne restait plus aux crêpes que d'adopter ce format numérique et ludique. Achetez chez MUJI ou ZODîO une poêle à omelette japonaise et le tour est joué. De forme plus adaptée au tartinage intensif, de conception plus rusée, votre crêpe se transformera en un clin d'oeil en Makizushi au Nutella.

CrepesCarrees05.jpg

Cette présentation comblera le « Geek » rusé, le « Hipster » gourmand et la « Connasse » parisienne. Essayer la crêpe carrée, c'est l’adopter. C'est se projeter dans le futur digital de la crêpe bretonne. C'est réinventer la fusion culinaire avec la crêpe asiatique. C'est vivre un intense moment d'échange sur les réseaux sociaux, sur Twitter et FaceBook. C'est alimenter les pages de Marmiton.org, tout en restant bien au chaud chez soi. C'est participer à cet élan de créativité conversationnel, et participatif. C'est lancer le débat éco-citoyen, sur l'économie circulaire. C'est partager un nouvel art de vivre à la française, loin des clichés. C'est être CHARLIE sans l'être. C'est faire des crêpes quoi...

Repost 0
Publié par eric Leguay - dans Coup de Coeur
commenter cet article
30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 12:13

ReR-Honte02.jpg

Un conducteur de ReR est agressé par un voyageur. L'acte est inqualifiable et répréhensible, le conducteur est gravement blessé au visage. Dans n'importe qu'elle structure, lorsqu'un salarié est agressé de la sorte, qu'ils soient policier, infirmière, caissière, pompiste, juge, instituteur, dans l'exercice de leur profession, une enquête est diligentée, pour arrêter le coupable et le juger. Parfois certains en totale solidarité, peuvent s’arrêter une heure, quand parfois l'agression est mortelle. Nous tous en tant que citoyen nous en comprenons la portée. Mais voyez vous pas dans le cas des conducteurs de la SNCF et de RATP qui jouissent d'un privilège exorbitant, de pouvoir en solidarité avec leur « camarade agressé» arrêter IMMEDIATEMENT toute activité et ce pour une durée illimité.

ReRMisere03.jpg

Ce privilège s’appelle « Le droit de retrait » Le salarié confronté à un danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé, a le droit d’arrêter son travail et, si nécessaire, de quitter les lieux pour se mettre en sécurité. L’employeur ou les représentants du personnel doivent en être informés. Ce droit de retrait est un droit protégé. La décision du salarié ne doit cependant pas créer pour d’autres personnes une nouvelle situation de danger grave et imminent. C'est ce dernier qui a été invoqué jeudi dernier pour arrêter IMMEDIATEMENT le trafic des ReR A en banlieue parisienne. Droit de retrait, qui au départ ne devrait concerner qu'un seul salarié, s'applique comme par magie à tous les conducteurs, qui eux n'étaient pas en danger. Mettant du même coup TOUS les passagers en grave danger.

ReRMisere04.jpg

Comme des milliers de franciliens, nous nous sommes donc retrouvés coincés sur un quai, une rame de métro, une gare de banlieue, sans pouvoir bouger, ni nous déplacer, ni accéder ou revenir de notre travail. Cela montre l'absurdité totale d'un système complètement vérolé et à bout de souffle des transports en Ile de France. Une seule poignée de conducteurs peut en effet créer librement une pagaille monstre, non pas pour notre sécurité, mais simplement pour faire pression sur leur propre direction. Cela paraît Ubuesque et Kafkaïen mais il en est ainsi. La presse et les médias n'ont pu que relayer les infos, et aux usagers de se démerder en totale insécurité. Le STIF est impuissant, le politique aussi, quand à la direction ? elle est aux abonnés absents.

ReR-A--3-.jpg

Si les transports parisiens étaient les meilleurs du Monde, les plus fiables, les plus efficaces, les mieux organisés et les plus sûres, je pense que les voyageurs auraient une seconde de compassion. Il en est tout autre ; la dégradation est permanente et le service rendu de plus en plus mal assuré. Concernant la ligne A du ReR arrive à peine à 80% de régularité, alors que le STIF investit des sommes très élevés à sa restauration, sans produire AUCUN effet . La liste est trop longue des trains bloqués pour cause de brouillard, de feuilles mortes, de mauvaises conditions météo, d'incidents voyageurs, de personnes sur la voie, de rail cassé, de livraison tardive de travaux, et de l’inénarrable voyageur malade, pour comprendre que quelque chose ne fonctionne pas ou plus.

DSC00005 (2)

Ainsi donc en dépit des lois les plus élémentaires de solidarité, de fraternité et de respect de l'engagement de service public et de sa continuité, quelques agents ont arrêté le travail, alors même que leur propre vie n'était pas en danger. En totale irresponsabilité et égoïsme corporatiste, ils ont bloqués des travailleurs, dont les syndicats dans un cynisme hilarant disent défendre. Combien de journées de travail perdues, de rdv ratés, d'entretiens perdus, de surcoût de garde, de frais de taxi, d'examens annulés ? Combien de stress, de fatigue supplémentaires ? Combien d'argent perdu ? Qui paiera l'addition ? Les conducteurs ayant abusés de ce droit de retrait seront ils pénalisés ? Mis à pied ? Que fera et dira le STIF ? Que fera et dira le législateur ? RIEN.

ReRMisere02.JPG

Cette attitude irresponsable et corporatiste se reproduira, demain, après demain, bientôt, sûrement. Le cocasse de la situation, est que le syndicat majoritaire de la RATP revendiquait son statut de CHARLIE en solidarité avec le journal. L’arrêt de travail du Jeudi 29 janvier, marquera à jamais pour les centaines de milliers de franciliens que ce comportement irresponsable est tout sauf celui qui animait CHARLIE. Il n'y avait aucun courage, aucun respect, aucune intelligence, ni aucune solidarité à se comporter de la sorte...

Repost 0
Publié par eric Leguay - dans Coup de Gueule
commenter cet article
17 janvier 2015 6 17 /01 /janvier /2015 16:12

FuckFacebook.jpg

La nouvelle politique de Facebook impose désormais que les profils soient ceux de personnes nominatives avec un vrai prénom et un vrai nom. Le motif officiel est "il semblerait que votre profil ne soit pas celui d'une personne mais d'une organisation ou d'une entreprise" Mon profil Facebook étant un pseudo, mon compte a été fermé, je n'ai donc plus accès à mon profil, ma page et ma timeline. « Eloi ma vie numérique » était connu depuis 2008 par ma communauté, mes amis, ma famille, me garantissant ainsi la discrétion et l'anonymat que je souhaitais avoir. Facebook m'a proposé d'archiver l'ensemble des contenus publiés, ce que j'ai fait et de les transférer sur une nouvelle page avec mon vrai nom et mon vrai prénom comme identifiant, ce que je refuse formellement. Vous pouvez continuer à me suivre sur ce blog et m'envoyer des messages sur ma boite mail. Mon aventure Facebook s'achève donc ici...

Repost 0
Publié par eric Leguay - dans Coup de Gueule
commenter cet article
12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 16:58

 

Nous avons été des millions à être des Charlie, un moment historique pour la défense de notre modèle laïc et démocratique, dans la paix, la fraternité, le recueillement et la dignité. Restons à jamais des Charlie, libres et insoumis...


L'album souvenir...

http://ericleguay.over-blog.fr/album-2217919.html

Repost 0
Publié par eric Leguay - dans Coup de Coeur
commenter cet article
7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 14:57

une-charlie-hebdo.jpg

Repost 0
Publié par eric Leguay - dans Coup de Gueule
commenter cet article
31 décembre 2014 3 31 /12 /décembre /2014 23:55

BonneAnnee2015-01.jpg

Repost 0
Publié par eric Leguay - dans Actualité
commenter cet article
19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 10:03

Merci Alfred...

consultant.jpg

link

Repost 0
Publié par eric Leguay - dans Coup de Coeur
commenter cet article
17 décembre 2014 3 17 /12 /décembre /2014 14:34

MortSurLeNIL01.jpg

Cela commence toujours de la même manière, temps froid, gris, hivernal, train, Paris 6h41 du matin. C'est pas une vie, de passer 3 heures dans un TGV omnibus, direction Angoulême. Sur le quai, des têtes connues, fripées, crépues, esseulées, prêtes à monter dans le tortillard de notre française modernité. Je suis incognito, dans ce wagon, connu de beaucoup mais en mission secrète. Aujourd'hui, je jouae au Colonel Moutarde, pour savoir qui a tué le jeu vidéo français ? Avec un chandelier dans la bibliothèque ? Tué est un bien grand mot, le cadavre est encore chaud. Il est même mort plusieurs fois, assassiné par les banquiers, enterré vivant par les politiques, et ressuscité à chaque fois par les joueurs. Ce cadavre bafoué, piétiné, ruiné, hué, écartelé, atrocement mutilé, il faut que j'aille en Charentes pour l'examiner. Le carton disait rdv sur le NIL. Je viens de croiser Hercule Poirot.

MortSurLeNIL04.jpg

La déco criarde de Lacroix et l'inconfort du TGV n'arrive pas à m'endormir, alors j'arpente ses couloirs. Ici cela sent le joueur, l'étudiant, le prof, le producteur, l'éditeur, le journaliste et le passionné. Tout est bien rangé et équitablement distribué en strates constitutives de ce secteur d'activité. Une mini société en sorte propulsée à vitesse grand V pour sauver Moïse des eaux du Nil. A l'arrivée, même temps gris, même temps pluvieux, même temps froid des mauvais polars. Le regard se porte sur les ruines murées de la rue de Bordeaux, splendeurs passées, ambiance glaçante... Le bus nous dépose au pied du grand vaisseau de bois et de pierre. Il est là, le temple du jeu vidéo français, élégant de façade, usine de papier, atelier de rêves, vaste à l'intérieur mais encore un peu vide, froid, construit de bric et de broc, sauvé de la démolition.

MortSurLeNIL05.jpg

Mon badge griffonné, n'ira pas se scotcher sur mon revers, je suis un rebel, un papy Geek, une racaille du numérique, bien décidé à entendre vibrer le cœur du jeu vidéo français. Amphithéâtre, foule, l'ambiance électrique, surchauffe. Une brochette de politiques entassés, est terrorisée à l'idée de se faire huer, si mal à l'aise de voir d'un seul coup autant de jeunes, autant de joueurs si pacifiques, autant de créateurs. Enchaînement de discours insipides, de phrases creuses, de langue de bois, c'est dégoulinant de bons sentiments. Pourvu que l'on garde son siège de Sénateur, de vice président, de Préfète. En 68, les étudiants auraient tout cassés dans cette AG, en 2014 la salle s'en fou, elle zappe, elle joue, elle vit déjà au XXIe siècle. Ruban coupé, je viens de voir Rouletabille. Espiègle, il vient faire son discours inaugural, émotion, le visage d'Alexandre en grand s'étale, il nous regarde du Cloud. A mon tour de me retrouver vidéo-projeté, malaise.

 

 

Accolades, embrassades, retrouvailles, nous sommes tous là, vivants, comme des rescapés, heureux de retrouver nos amours d'été. Et toi t'es chez qui ? Chez Ubi ? Tu as reçu un prix ? Tu galères ? Tu peux rien dire ? La sortie du jeu est reportée ? Tu ne veux pas travailler dans le Web ? T'es sur un triple A ? Et la Gamification, tu en penses quoi ? T'as vomis avec les Oculus ? T'as un proto ? Je peux jouer avec ? Merde il a fermé ? Et ton projet ça avance ? Tu veux partir à l'étranger ? Au Québec ? Tu as vu le dernier Quantic ? Candy Crush Saga ça te saoules ? Tu cherches un dév ? Graphiquement c'est sympa ? Le Gameplay est à chier ? Phrases choisies, questions pertinentes, souvenirs partagés, Madeleine de Proust. La communauté est soudée, ici on parle jeu, on vit jeu, on crée jeu, on se forme aux jeux, on mange jeu, on dort jeu... On ne dort pas.

MortSurLeNIL07.jpg

Et puis il y a la raison pourquoi l'on vient, pourquoi l'on embarque pour une semaine sur ce flagship. L'ultime satisfaction de tant d’efforts ; rencontrer nos idoles. Nos stars à nous, ceux qui nous on fait vibrer jouer et décider de travailler à son tour dans le jeu vidéo, contre nos parents, nos profs et nos responsables d'orientation, ils sont ici. Avec son accent anglais « So Oxford, so British » Peter commence le premier. Son nom, Peter Molyneux aurait pu être un grand parfumeur, une signature de Mode, un designer de sacs, non, il sera l'un des plus grand créateur de jeux vidéo. Fable, c'est lui, et lui c'est une légende. Il est tout particulièrement cher à mon cœur comme créateur d'un concept de jeu le « God Game », quand le joueur devient Dieu. Alors on écoute Peter religieusement comme les apôtres de cette église numérique et vidéo ludique.

MortSurLeNIL08.jpg

Autre personnage emblématique de cette galaxie interactive, issu de notre panthéon digital français: David De Gruttola, plus connu sous le pseudonyme anglophone de David Cage. Son studio, Quantic Dream est né quand Infogrames et Cryo étaient à leur apogée. David a commencé à faire des jeux quand Myst était encore un mont Golgotha à atteindre, le Walhalla des dieux du jeu. Versailles et Cryo ont disparus, Infogrames noyé dans ATARI n'est plus l'ombre que de lui même, mais David a survécu, terrassant un à un les Goliath se levant sur son chemin. J'ai suivi sa progression et le talent de son studio. Aujourd’hui, il court encore après Myst dans des réalisations plus cinématographiques que ludiques. L'écriture très scénarisée de Heavy Rain en est la preuve. Il vient donner sa ferveur, transmettre sa foi, son énergie à ses étudiants gourmands et passionnés.

MortSurLeNIL06.jpg

La ferveur de la salle est à son apogée quand les diplômes sont remis, aux étudiants présents brandissant leurs diplômes comme des trophées, une prouesse accomplie. Alors une silhouette fluette, un regard perçant, d'une voix affirmée, au moment de tendre leurs diplômes à mes étudiants IDE CNAM/ENJMIN de Gobelins, Julien Villedieu vient faire l'annonce : «La nouvelle version du Crédit d'impôt Jeu Vidéo (CIJV) va pouvoir entrer en vigueur après le feu vert de Bruxelles», un signe du destin, en ce jour d'inauguration. L'annonce ainsi faite, sonne comme une victoire, une espérance. Après tant de batailles, de pressions, de réunions, de colloques, de rapports, de commissions parlementaires, de morts de studio, et de fuites à l'étranger, le soutien arrive enfin. On nous disait mort, nous serons plus fort, on nous avait enterré, nous seront indestructibles, on nous avait brûlé, nous allons renaître.

MortSurLeNIL09.jpg

Cette semaine de communion intense autour du jeu et de ses créateurs, s'est donc ouverte dans l'euphorie de perspectives positives. J'ai été un très mauvais Sherlock Holmes, un piètre Inspecteur Derrick, j'aurai mieux fait d'aller boire un thé avec Miss Marple. Point de cadavre, point de crime, rien que des combats virtualisés, des morts de pixels, des cadavres en 3D, je n'ai rien trouvé et repartirai bredouille, la tête pleine de beaux et nouveaux projets, d'expériences interactives. Il restera pour moi, ce moment de grâce, où après tant d'années à découvrir et juger des jeux, notre Rouletabille s'émerveillera encore en effleurant du doigt une Supernova. Merci Stéphane. Au retour j'ai voyagé avec Michel-Édouard Leclerc...

 

Le NIL siège du CNAM - ENJMiN

http://www.enjmin.fr/

Repost 0
Publié par eric Leguay - dans Coup de Coeur
commenter cet article
7 décembre 2014 7 07 /12 /décembre /2014 18:30

MetsTonBonnet02

La mode en France est au bonnet, qu'il soit républicain et phrygien, revendicatif et rouge en Bretagne, il devient blanc immaculé pour défendre la montagne. Chic et élégant, il est porté été comme hiver par les hipsters barbus de New-York et Paris. Cet accessoire de mode est tellement devenu indispensable, qu'il est devenu une marque de luxe, chez Sixtine. Dès les premiers frimas venus, il couvre les chefs, protège les crânes chauves et donne un peu de douceur à nos cités. Depuis 10 ans, il couvre pour une bonne cause, celle des Petits Frères des Pauvres ; une petite bouteille de jus de fruit de la marque britannique Innocent. Le tricot solidaire est né, la gamification du tricot est en marche, le réseau social fait le reste.

MetsTonBonnet01

Voilà donc organisé, avec mes étudiants du Master Web Éditorial de Poitiers, et l'association des Web Matters, l'opération Marathon du Tricot : 2 heures pour tricoter un Max de bonnets. Là ! j'entends déjà mon lecteur habituel me dire : « Eloi tu délires, c'est quoi cette histoire de tricot ? C'est pas très numérique tout ça ». Ami lecteur que tu as tort, car la communication numérique passe également en plus de sa gamification par une phase de matérialisation. Laisse moi t'expliquer. Le quantitatif dans la communication numérique ne suffit plus en plus du buzz il faut chercher de l'implication et de la collaboration. La communication numérique à la papa à grand coup d'achat de bannières est révolue.

MetsTonBonnet07

En premier lieu, le buzz qui est recherché est assuré par l'originalité de la communication : Mettre des petits bonnets sur une bouteille de jus de fruits. C'est simple, il suffisait d'y pensez et déjà Cochonou regrette de ne pas vous avoir fait tricoter des écharpes pour son bâton de berger. Il était donc simple pour une marque d'acheter en Chine des milliers de petits bonnets pour en couvrir ses bouteilles. Je pense même que le calcul a été fait pour trouver le montant de la dotation fixé à 20cts le bonnet tricoté, validé et approuvé. Cette pratique de communication a encore largement cours chez les grandes marques qui vous offre des tongs, un sac, un collier de pacotille etc etc... ici le talent de l'agence BUG est indéniable, on parle d’ailleurs pour Innocent de communication événementiel.

MetsTonBonnet09

Avec cette opération, c'est la communication Web 2.0 qui est en marche en recherchant l'adhésion, l'engagement, et la collaboration de ses clients. Il faut comme élément de motivation, trouver une bonne cause. Les bonnes causes en France sont rares et déjà largement phagocytées, par d'autres grandes marques et des artistes. Face au rouleau compresseur du Téléthon, difficile de sortir du lot. C'est donc l'aide et l'assistance aux personnes âgées qui est mis en avant. Bonne idée car c'est aussi dans ce public (pour ne pas dire cible) que l'on trouvera le plus grand nombre de tricoteuses. En plus d'être une opération de communication 2.0, elle devient également transgénérationnelle.

MetsTonBonnet04

Mais cela ne suffit toujours pas à battre des records de tricots et équiper 350 000 bouteilles de jus de fruit. La gamification prendra le relais de cette opération. Car comme dans un jeu vidéo, c'est le gameplay qui en fait son succès et ici c'est réussi. En premier lieu il y a des règles à respecter, puis des niveaux de jeu (je veux dire de tricot). L'enjeu est d'en tricoter un maximum, mais dans la satisfaction et la convivialité. Ensuite le défi est permanent entre les tricoteurs et tricoteuses. Vient ensuite le moment fatidique de la distribution des petites bouteilles chapeautés. Comme pour le lancement d'un jeu, c'est la ruée assurée, dans les Monoprix de France où la petite bouteille est traditionnellement vendue à un prix INCROYABLEMENT élevé (3 euros les 20cl, soit 15 euros le litre de jus de carottes).

MetsTonBonnetLapin

Bingo, le jeu a dépassé le produit, le plaisir a supplanté la raison. Le collectionneur va collectionner les petits bonnets, le tricoteur va rechercher le sien, la pasionaria du tricot va photographier les modèles et tous vont publier à grand coup de selfies leurs créations. L'effet boule de neige fonctionne à plein. Voilà comment j'ai embringué mes étudiants du Master Web Éditorial à participer à cette formidable opération de générosité commerciale. Leur prochain métier les conduira à imaginer des campagnes numériques (Pour ne pas dire Digitale), Web 2.0 collaboratives et engageantes pour un Musée, une collectivité, une institution, un grand compte, une marque. Présents sur l'ensemble de la chaine, mes étudiants ont recruté, organisé, participé, tricoté, publié, diffusé, twitté, facebooké et enfin livré leur production.

MetsTonBonnet21 Par un triste et froid matin de décembre parisien, j'ai moi même livré les 10 petits bonnets tricotés par les étudiants . Les 10 premiers d'une longue série, les 10 morceaux de bravoures partagées entre filles et garçons, les 10 petites boules de laines. Mes étudiants ont ainsi compris par l'exemple, l'efficacité d'une implication et la puissance du réseau social. J'ai rencontré des gens adorables et de délicieuses mamies, prêtes à donner de leur temps pour nous aider et nous accompagner dans cette aventure 2.0. Alors à l'année prochaine pour relever le défi et monter la barre plus haut des 20 à 30 bonnets tricotés en 2 heures...

 

http://www.metstonbonnet.fr/

http://www.lesreceptionstendances.com/evenements-2/innocent-ou-la-communication-par-levenement/

http://www.bug-agency.com/news/

http://www.sixtine-edelweiss.com/fr/Sixtine-Edelweiss-Bonnets

http://sha.univ-poitiers.fr/masterweb/

Repost 0
Publié par eric Leguay - dans Coup de Coeur
commenter cet article
17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 17:55

20141115_145720.jpg

Un week-end placé sous le signe d'une expérience spatio-temporelle, digne des grands explorateurs à la recherche des fauves d’Afrique. Non je n'étais pas au Paris Manga Show, j'étais juste en face, au Salon de la Photo. Petite suggestion aux organisateurs de ces deux salons ; FUSIONNEZ. Cela donnera de la matière aux photographes et aux Cosplayers, l'occasion de poser. Il était assez facile de connaître la destination du public entre ces deux salons à la sortie du Métro. Tels des Japonais les fans de photos ne sortent jamais sans leur Canon bien en évidence, alors que les fans de Manga ne sortent jamais sans leurs peluches.

SalonDeLaPhoto01.jpg

Mes amis et ma famille savent combien chez moi la photo est une passion dévorante. Si le mot addiction s'applique à moi, elle n'est pas dans le jeu vidéo que j'affectionne particulièrement mais dont j'ai réussi à contrôler mes pulsions, elle s'applique à la photo. J'ai déjà plusieurs fois traité ce sujet sur mon blog et m'éloigne le plus possible, d'un appareil photo, d'une expo photo, ou d'un photographe. Rien n'y fait, c'est avec ma tablette ou mon téléphone portable (qui n'est pas un smartphone) et quand j'y mets des piles, mon Nikon, avec quoi je mitraille tout ce qui bouge. La vie, les choses insolites, mes étudiants, le ciel bleu, l'architecture, les stilettos (rouge), les cafés gourmands, les joueurs de jeux vidéos, tout y passe.

SalonDeLaPhoto02.jpg

Alors, une fois poussée la porte de l'enfer, j'ai tenté tant bien que mal d'explorer avec neutralité les allées de ce salon. Depuis l'invention de la photo, accéléré par l'apparition du numérique, cette activité oscille entre un métier artistique, une profession journalistique et un loisirs d'experts passionnés. Il y en a donc pour tous les goûts, toutes les bourses et toutes les passions. Pourtant c'est un métier en crise, crise du coté des photographes qui luttent contre les photos gratuites et de l'autre, crise industrielle avec la concurrence trop forte des smartphones 8M de pixels. Cette crise se ressent violemment ici, où les stands des fabricants d'appareils photos sont moitiés moins nombreux qu'il y a 5 ans.

SalonDeLaPhoto03.jpg

J'ai donc parcouru les allées, en scrutant les visiteurs, histoire de faire le socio-style des accrocs de la photo. Cette technique d'identification marketing d'une cible est un bon indicateur du potentiel de diffusion ou de réduction du marché. Si a priori toute la population prend des photos, toute la population n'achète pas des boîtiers à plus de 2 000 euros. Quand on aime prendre des photos, on aime forcément regarder les photos des autres, émotion garantie en regardant la rétrospective de Sabine Weiss. Escroquerie garantie avec

MA FRANCE EN PHOTO de PARIS MATCH, où vous vous apercevez rapidement que vos clichés sont moins clichés que ceux exposés. Je devrais d'ailleurs songer à exposer...

SalonDeLaPhoto04.jpg

Le Baroudeur, est le premier spécimen photographique rencontré au pays des accrocs de la photo. La cinquantaine, bourru, habillé en ville comme à la campagne d'un treillis de chasseur. Il a en bandoulière deux ou trois boîtiers avec autant de téléobjectifs. Il se lève aux aurores pour traquer le soleil, l'ombre, la pluie ou tout autre animal nocturne. Il rêve d'être paparazzi, ou JRI, il parcours le globe mais ramène des photos de Marrakech. Il adore photographier les pauvres de la planète ou les paysages que nous ne pourront jamais nous offrir. Quand il prend des photos de nos contrées, il les rends glauques et sordides. Il ne parle que technique, ISO, macro, angle, et donne volontiers son avis sur des proses incroyables lui qui ne vit que des photos de mariages en province. Quand il vient au salon, c'est pour coincer le démonstrateur et s'en vanter.

SalonDeLaPhoto05.jpg

Le Romantique, c'est le séducteur, qui a bien compris tout le pouvoir de séduction de son appareil. Il a la trentaine, aime les atmosphères brumeuses et les effets Photoshop. La chemise blanche ouverte, il aime parler de ses expériences en LOMOGRAPHY, qu'il ne quitte plus. Il tourne autour des podiums de mode, des bars branchés, des rues Tokyoïtes et des soirées underground de Londres ou Berlin. Il est encore adepte du « Pola » dont il vante le grain. Il a sa galerie virtuelle et expose déjà à Milan, Moscou ou Buenos Aires, jamais à Paris, ville trop ringarde. Il aime enseigner et parler de ses sujets plus que de la technique. Il teste tout, les effets, les boîtiers, les filtres. Son boîtier est forcément d'occasion, car plus fiable et plus émouvant, d'ailleurs dans un an, c'est promis, il revient à l'argentique.

SalonDeLaPhoto06.jpg

Le Voyeur, se repère facilement à sa façon instinctive de reluquer les téléobjectifs. Il a toujours une bonne raison, une bonne excuse pour faire du nu, caché ou dévoilé. Les stands le connaissent bien car pour l'attirer, il suffit comme au salon de l'auto d'exposer un modèle féminin sur une Harley-Davidson, pour le capturer. Il est pornographe dans l’âme et cache cette passion dévorante à travers un objectif. On le retrouve à la librairie du salon passant des heures à regarder The Big Book of Breasts. TASCHEN. Il ne peut pas prendre une photo sans se cacher, sans s'éloigner du modèle. Il aime le noir et blanc qui met le grain de peau en valeur, il aime l’obscurité et les décors cramoisis.

SalonDeLaPhoto07.jpg

Et puis il y a moi. Moi dont le bon Dieu se moque en permanence, ayant même créé pour me narguer un homonyme photographe...Moi qui ai des milliers de photos non encore prises dans la tête. Moi qui devient malade à l'idée de rater le cliché. Moi qui veut juste immortaliser l'instant, geler le furtif. Moi qui rêve comme un enfant devant toute cette panoplie technologique. Moi qui passe des heures sur Photoshop. Moi qui depuis l'age de 6 ans photographie la vie, la mort, l'insolite. Moi qui ne sais pas faire de belles photos. Moi qui reste admiratif devant le travail des autres. Moi qui ne sait pas faire poser. Moi qui adore la photo. Moi qui ne suis pas photographe...

 

D'autres liens à découvrir...

http://www.erick-leguay.com/

Marathon Photo Numérique de la Fnac

Repost 0
Publié par eric Leguay - dans Coup de Coeur
commenter cet article
9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 15:42

GALLOWEEN-2K14-01.jpg

A Paris, La Hune, installée au cœur de Saint-Germain-des-Prés entre le Café de Flore et Les Deux Magots a fait l'histoire littéraire et artistique du Paris surréaliste. La Hune de Saint-Benoit écrit elle, l'histoire du jeu vidéo en s'installant comme un incontournable des grandes manifestations du jeux vidéo en région. Petite sœur de la grande Gamers Assembly de Pâques, la GA'lloween renoue avec l'envie de jouer en famille, juste pour le plaisir avec ses potes, sous l’œil bienveillant des parents et amis. Cette manifestation prend chaque année de l'ampleur, repoussant les murs et faisant exploser le budget NUTELLA du bar.

GALLOWEEN-2K14-02.jpg

Cette année encore, j'ai répondu présent tout un week-end, pour revoir « ma famille » du jeu et sentir vibrer la passion pour le spectacle vidéo-ludique. Le jeu vidéo est devenu un spectacle entier, dédié et suivi par des milliers de passionnés. Quand je dis un spectacle, ce n'est pas un vain mot, car le jeu vidéo est le seul loisirs contemporain qui intègre à ce point son public pour créer un événement spectaculaire et entier. L'interactivité du support n'y est pas étranger.

GALLOWEEN-2K14-15.jpg

IL y a d'abord les tenues revêtus par les « Team », comme moyen de reconnaissance et d'identité commune. Ces simples T-shirts se transforment rapidement en costumes sophistiqués pour mettre l'ambiance. Puis il y a la table de jeu, véritable mise en scène de la Team avec ses doudous, peluches et autres grigris qui au milieu du fatras numérique viennent affirmer un territoire et une scène de jeu. Ensuite s'ajoutent les cris et les champs ainsi que la mise en scène des tournois. Certains « Cosplayers » s’invitent à la fête pour vivre cette effervescence numérique, cette explosion de Pixels.

GALLOWEEN-2K14-06.jpg

League of Legends (LoL pour les intimes) est le jeu qui permet la symbiose de toutes ces exigences spectaculaires et assure le show dans la salle et sur scène. Les écrans vidéo projetés assurent le show numérique tandis que les commentateurs et des joueurs vibrent en costume de Stroumpf. L'expérience est totale, et le plaisir est intense.Les autres jeux ne sont pas en reste et Team Fortress 2 assure aussi le show. Dans une moindre mesure, le très « soviétique » World of Tanks, qui compte déjà de nombreux adeptes, ne se montre pas encore assez show off.

 

 

L'enjeu pour les éditeurs de jeux vidéos est de rapidement intégrer cette dimension « Show » dans la conception de leurs jeux afin d'assurer un spectacle entier lors des tournois et j'oserai dire « transmédia » de leur production. C'est par le jeu vidéo et plus largement par les nouvelles interactions que se dessinent les loisirs de demain. Ils se tournent en référence directement vers le spectacle vivant et l'interaction. Mes étudiants de CNAM-ENJMIN-IDE intègrent déjà en partie cette dimension spectacle à la création d'un projet vidéo-ludique pour satisfaire la gourmandise de plus en plus forte des joueurs.

 

http://www.gamers-assembly.net/fr

Repost 0
Publié par eric Leguay - dans Coup de Coeur
commenter cet article
2 novembre 2014 7 02 /11 /novembre /2014 12:04

OCULUS01.jpg

Comme le disait si bien Pierre Desproges ; « Alea jacta est » !!! traduisez par « ils sont bavards, à la gare de l'Est ». Cette année, la Paris Games Week sera marquée par la présence incontournable des lunettes immersives OCULUS. Oculus veut dire œil en Latin, et j'ai bien cru, en quatre jours intensifs de salon, avoir à faire à une armée de légionnaires Gaulois venus découvrir une merveille venue de Rome, en l'occurrence de Californie. La Paris Games Week pris soudain l'apparence d'un village Gaulois retranché, face à l'invasion de technologies immersives et d'expériences « digitales ». Oculus !!! Oculus !!! Oculus !!! ils n'avaient plus que ce mot à la bouche durant ces quatre jours.

OCULUS13.jpg

PULVEREM OB OCULOS ASPERGO (jeter de la poudre aux yeux)

Cela tombait bien car le stand qui me permit de passer un Week-end sous l'eau (virtuelle) n'était autre que celui de l'école de jeux vidéo ENJMIN-CNAM-GOBELINS. Rien de mieux pour attirer les foules et jeter de la poudre de pixels aux yeux des visiteurs de la PGW. Deux superbes créations furent présentes, Ascent et Narcosis sur les lunettes DK1 et DK2 de la marque OCULUS Rift. Ce fut parti pour un nouveau playtest géant, à la manière de celui de la Gamers Assembly. Combien sont venus sur notre stand 100, 200, 300 candidats pour un voyage vers le futur de l'expérience digitale ?

OCULUS02.jpg

OCULOS ERIGO (Lever les yeux)

Alors ils ont patiemment patienté comme sur tous les stands pour découvrir moins de 10 minutes d'expériences immersives. Ce fut certainement l'attraction principale de ce salon, qui mal placé dans l'année, ne permet pas aux éditeurs de faire des annonces de sorties de titres. Patienter est un vain mot, car ce salon se caractérise par la lenteur et la longueur de ses files d'attente. Qu'importe, l'ivresse numérique est au rendez-vous et personne n'est déçu. Vraiment personne, il y a un enthousiasme général à chausser ses lunettes lourdes et au design peut attrayant. De 10 ans à 50 ans, Femmes, Hommes, enfants, tous veulent goûter de l'immersif et ressentir le vertige jusqu'au vomissement.

OCULUS03.jpg

CONQUIESCO IN OCULUM UTRUMVIS (dormir sur ses deux yeux)

Mais que sont vraiment venus chercher ces badauds qui badavent devant les OCULUS ? Car le fait est entendu, l'expérience est frustrante, quelques minutes à peine, d'un gameplay hasardeux, pour quelque chose qui n'est pas vraiment ludique mais déjà immersif. Alors replongeons nous , aux origines des foires qui présentaient dès 1896, les premiers films du « cinématographe » pour comprendre cette envie de découverte, cette gourmandise d'expérimentation. Ils veulent être les premiers, pour raconter un jour, dans très longtemps, cette première immersion, quand leur petit fils dira « dit papy c'est vrai que tu as vu les premières Oculus ? »

OCULUS04.jpg

CONVERTO OCULOS AD ALIQUEM (attirer le regard)

Difficile dans ce cas d'avoir un avis cohérent et raisonné après cette première découverte. Le « Whaou » du projet est encore trop neuf et trop présent pour être vraiment crédible et exploitable. Car que ressentent vraiment les utilisateurs après ces 10 premières minutes ? Ont-ils envie de jouer plus longtemps ? Sur quels jeux ? Je suis moi même souvent dubitatif de l'impact de l'immersion, et pourtant fervent défenseur et utilisateur régulier. A regarder de plus prêt et à l'écoute des utilisateurs réguliers, le casque ouvre plus de perspectives que de projets à court terme. S'il est évident que le loisirs numérique se dirige tout droit vers l'immersion, la forme qu'il prendra est encore à définir. Casque, lunettes 3D en RA, projection géante ? Nous n'en savons encore rien.

OCULUS05.jpg

DEMISSIS IN TERRAM OCULIS (baisser les yeux à terre)

Pendant ce temps là, à travers la planète du Jeu-vidéo, des milieux d'utilisateurs découvrent avec enthousiasme ce balbutiement technique sous la forme rétro-futurisme, de ces lunettes immersives. Et si ces lunettes n'étaient là que pour faire causer dans les chaumières à la recherche d'un objet, qui fasse vraiment XXIe siècle ?. Car c'est la première raison de cet engouement, l'impression de toucher du doigt un petit morceau de Futur. On en a rêvé l'OCULUS l'a fait, pour paraphraser SONY du temps de sa splendeur. Ce petit casque, moulé noir qui cache de grosses lentilles connectés, n'est autre que l'expression de notre modernité exhibable. Il FAUT être vu, photographié, filmé, Tweeté, Facebooké, Viné, avec des OCULUS sur le nez, pour rester dans la tendance et survivre au « Mood ».

OCULUS06.jpg

EXCUTIO OCULUM ALICUI (arracher un œil)

Alors si l'objet n'a que cela comme vertu pédagogique de notre volonté commune de rentrer dans le XXIe siècle et ses mondes immersifs alors j'ai immédiatement envie d'arracher les yeux des impétrants demandant de les tester. Tout ça pour ça ? Toute cette technologie, pour juste apparaître moderne aux yeux de son réseau social ? Je ne peux le croire, je ne veux m'y résoudre. Car devant ces lunettes, d'autres réfléchissent au potentiel de l'immersion dans des mondes recréés, imaginaires ou hyper réalistes. Nous sommes alors un peu comme Léonard de Vinci inventant le parachute au moment ou l'homme ne sait toujours pas voler !!! à quoi cela sert ??? grimper l’Everest ? Visiter les profondeurs ? Prendre des montagnes Russes ?

OCULUS07.jpg

IN OCULIS ALICUJUS SUM (se mettre quelqu'un dans la poche)

Que pourrions nous faire de ces lunettes ? Planer ? Avoir le vertige ? Voler ? Grimper ? Tomber ? Rêver ? Sans jamais quitter le confort de son salon ? Tel est le rêve des créateurs, entre la simulation et la poésie, entre la crédibilité et le rêve absolu. C'est à cela que travaille l'ensemble des « Game Designer » que compte la France et les USA, pour apporter aux éditeurs des produits clés en main, marketés, vendeurs, au gameplay accessible et immersif. Difficile donc de trouver des jeux grands publics avec des OCULUS avant plusieurs années sous le sapin pour Noël. Les projets restent encore 100% expérimentaux et pédagogiques. On teste, on teste, et on teste... avant de voir un AC sous OCULUS (Assassin's Creed) pour Noël 2016.

OCULUS08.jpg

OCULIS ALIQUID DEVORO (dévorer des yeux)

C'est sans doute ce qui a conduit FaceBook à investir 2 milliards de dollars dans un casque immersif de peur que Google ne le fasse et n'intègre déjà ses OCULUS dans sa Google Car visionnant Google Earth. Les entreprises Chinoises sont prêtes à fabriquer en grand volume ces casques plus ou moins fiables, pour préparer l’après Smart Phone et anticiper les addiction futures générées par un FarmVille, un Candy Crush ou un MineCraft en 3D temps réel. La technologie est prête, l’industrie est sur les rangs et les éditeurs impatients, il ne reste plus qu'à trouver le public et l'usage.

OCULUS09.jpg

OCULOS DE ALIQUO NON DEJICIO (ne pas quitter quelqu'un des yeux)

Pourtant, l'industrie a déjà trouvé de nombreux usages de simulation pour ces casques immersifs. Depuis les premiers « Data Gloves » en « Virtual Realities » l’industrie exploite déjà des outils de visualisation immersif virtualisé. Que l'on soit chez EADS , RATP, PSA, VINCI, BOUYGUES, AREVA, AIRBUS etc etc, la simulation virtualisée est devenue un outil quotidien, pour faciliter la prise de décision et accélérer le prototypage. Il n'y a rien de ludique, mais parfois l'industrie devance le loisirs. C'est sans doute pour cela que tout le monde scrute les réactions de ces premiers testeurs d'OCULUS, du marketing au commercial, des Game Designer aux investisseurs. Il manque peu de choses pour passer du statut professionnel au statut grand public, un peu à l'image des drones.

OCULUS10.jpg

PERVERSISSIMOS OCULOS HABEO (loucher)

Comme les citoyens Romains qui avaient déjà l'habitude d'utiliser des tablettes, d'argile, nous reparlerons couramment latin avec des OCULUS. Comme dans le prémonitoire film MondWest de Michael Crichton, nous poirrons revivre la vie au temps des Romains. Un dernier détails intrigue les utilisateurs de ce casque : la prétendue faculté de vomissement de son usage. Ainsi la question est systématiquement posée avant l'utilisation, rarement effective même si l'on peut ressentir un malaise, et presque une déception à la fin de l'expérience de ne pas avoir régurgité son MacDo quotidien. Et si cette capacité vomitive était l’argument de vente des prochains projets ? Le jeu qui vous fera gerber ? Comme ultime expérience de l'interactivité ? Dans un monde à la recherche de sensations fortes.

OCULUS11.jpg

A lire aussi...

Oculus Rift

Playtest Oculus Rift à la Gamers Assembly

Repost 0
Publié par eric Leguay - dans C'était le Futur
commenter cet article
19 octobre 2014 7 19 /10 /octobre /2014 19:27

 

Vous en avez assez de ces chats qui pullulent sur le Net !!! adoptez un Chien ;-) faites circuler...

Repost 0
Publié par eric Leguay - dans Coup de Coeur
commenter cet article
20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 22:33

TGV01.jpg

L'année universitaire a recommencé, et avec elle, mes aller-retours vers Poitiers et Angoulême.  Ceux qui connaissent ce trajet, pour l'emprunter l'été,  savent que depuis 2009, les TGV Atlantique en livrée bleu grise  furent habillés par Christian Lacroix. « Christian Lacroix a imaginé une harmonie chromatique énergique violette et rouge pour cette Seconde classe réinventée. » Cela ne vous aura pas échappé que cette ligne atlantique ne dessert pas Arles.  Qu'importe, c'est ce décor prune et violine, recouvert d'une moquette au dessin pré-tâché,  qui servira d'ambiance pour tous les TGV. Christian Lacroix n'était pourtant plus styliste haute couture, quand cette mission lui fût confiée. Sa maison de couture au décor si singulier avait même fermé,  étranglé par les banques. Rares étaient en effet les clientes prêtes à se déguiser en « carmencita  de bazar » ou les hommes en « torero de pacotille ».

TGV02.jpg

Si le personnage est créatif et surdoué,  en affaire,  il n'a pas senti soufflé le vent du golfe, ni celui de l'Asie.  Le voici reconverti en styliste, décorateur et costumier, de théâtre,  et d’hôtels à la façon « Roger hart et Donald Cardwell ».  N'étant ni désigner,  ni ergonome, il n'avait pas non plus de compétences particulières pour les contraintes industrielles, et encore moins celle du TGV. Pourtant comme le dit si bien la SNCF « Le grand couturier Christian Lacroix a redessiné l'aménagement intérieur des nouvelles rames TGV. Couleurs repensées, équipements inédits et espaces généreux : redécouvrez votre TGV ! »

TGV06.jpg

C'est à l'issue d'un appel d'offre long fastidieux et compliqué que Christian Lacroix et l'agence MBD Design,  furent désignés, contre KENZO, pour équiper 193 rames. Pourtant la concurrence était rude. Voici donc Christian Lacroix à la tête d'une armée de designers,  ingénieurs,  responsables SNCF pour affronter la dure réalité des besoins et attentes des usagers. Le trait de génie de départ était de symboliser l'idée du voyage par la forme d'un V,  déployé dans les têtières en forme d'ailes d'oiseau. L'accroche est séduisante mais s'arrête aux têtières pour le reste tout semble l’œuvre d'une immense improvisation. L'autre idée réside dans les sièges à piétement central donnant un effet de flottaison... Malheureusement le résultat est très loin des ambitions de départ.

TGV07.jpg

Prenons en exemple cette protubérance métallique placée au niveau de la tête. Elle sert de liseuse et de marque place. Depuis l'invention des voyages en train en 1848, les numéros de places sont en hauteur d'yeux du voyageur qui rentre dans son wagon. Le simple déplacement vers le bas plonge tout voyageur dans un profond désarroi. Diantre mais pourquoi donc coller ces chiffres en bas obligeant le voyageur à fixer les yeux des voyageurs déjà assis ? Pourquoi ce non sens illogique ? qui perturbe et ralenti l'installation à sa place ? Pire,  ce bloc disgracieux déborde des têtières. Il devient un objet dangereux quand vous le rencontrez brutalement, en tournant la tête pour simplement discuter avec votre voisin. Combien de victimes cognées sont dénombrées par an pour simplement un effet de style d'un coup de crayon mal pensé ? C'est inesthétique, disgracieux et dangereux.

TGV04.jpg

Parlons maintenant de l’accoudoir pivotant et basculant qui comme les vitres arrières de certaines voitures ne bascule pas complètement.  Cela n'a aucun effet et chacun s'accroche à ce maudit accoudoir qui ne s'est pas assez escamoté.  Il n'y a pas que les accoudoirs qui ne s'escamotent pas complètement.  Il y a les reposes pieds qui mystérieusement prennent autant de place ouverts que fermés.  Si comme moi vous mesurez plus que 1m90,  vous aurez la chance de vous y cogner.  Ce cogner sur du Lacroix c'est déjà du grand luxe. Le porte gobelet est pile positionné au niveau des genoux des passagers et ne sert à rien car le dossier est trop penché pour accueillir une bouteille de 50 cl, pourtant vendue à la voiture bar. Idem pour la tablette flottante sur une barre métallique qui est trop proéminente et tranchante pour être vraiment confortable.

TGV03.jpg

Vous en voulez encore ? Parlons maintenant de la qualité de tout cet assemblage disparate.  Bien que le styliste n'y soit pour pas grand chose,  on était en droit d'attendre une qualité luxe pour l'emblème de la technologie française.  Là encore c'est raté. Nous avons désigné Lacroix pour faire du H&M. Les dossiers des fauteuils sont si fins qu'ils ne maintiennent rien. Le tissu est tellement de mauvaise qualité, qu'il est brûlé,  rappé, usé aux endroits de frottement après seulement 5 ans. Que dire de la jointure entre les têtières et le dossier,  qui après quelques années laisse voir sa visserie et le panneau d'aggloméré. Il est clair que nous sommes bien dans un TGV français et pas dans un ICE de la DeutschBahn. Seule la moquette à l'imprimé déjà tachée survit mieux, ayant absorbé par son motif, les tâches faites par les millions de passagers.

TGV08.jpg

La palme revient à ces places câblées pour accueillir l'électricité, et qui pourtant n'ont pas de prises pour recharger notre quincaillerie numérique indispensable en 2014 à tout voyageur occidental. Pas non plus de connexion WiFi, pourtant disponible sur Thalys et ICE ce qui est in comble pour l'étendard de notre modernité. Ils en pensent quoi, ces touristes Chinois ou Coréens de nos TGV qui découvrent pour la première fois, ces wagons mal conçus aux fauteuils usés et fatigués. Je ne parle même pas des messages jamais diffusés en Anglais, ni des marches pieds qu'il faut escalader.

TGV09.jpg

Ce TGV mal réaménagé est un peu à l'image de notre industrie française. Nous ne mettons jamais les bonnes personnes aux bonnes places, nous privilégions toujours l'effet,  l'apparat,  le grandiloquent,  au pratique et à la qualité.  Nous ne sommes jamais dans le modeste et le pragmatique mais dans l'exhibition et le bling bling. Nous voulons toujours jouer à Vatel face à Louis XIV.  Ainsi nous avons préféré le geste du créatif au détriment du confort, de la pérennité et de la qualité... 

 

Cet article et tout spécialement dédicacé à Stéphane Vial

http://www.stephane-vial.net/

http://fr.wikipedia.org/wiki/Christian_Lacroix

http://tgv.lu.voyages-sncf.com/fr/train-christian-lacroix

Repost 0
Publié par eric Leguay - dans Coup de Gueule
commenter cet article