Le présent n'est que le futur passé...
14 Février 2011
Quand l'année de votre bac le cinéma américain vous propose de rentrer à l'intérieur d'un jeu vidéo, vous n'en croyez pas vos yeux. Vous qui déjà révez la nuit d'en faire votre métier et de devenir un super héros dans votre navette pixellisé de Space Invaders vous devenez fan à jamais de cette course de moto à angle droit. Et TRON de devenir Culte pour une génération entière. Les images de synthèse comme on disait à l'époque, allaient façonner notre monde futur et les images filaires allaient rivaliser entre elle pour redessiner un univers carré. Que tout cela semblait irréaliste mais déjà à porter de main, futuriste à une encablure de l'an 2000,
La vraie révolution de ce film médiocre dans le scénario mais bluffant dans sa réalisation fut le mariage réussi de l'industrie du cinéma Hollywoodienne avec la toute naissante industrie informatique de la « silicon valley ». Ce mariage depuis est largement consommé et particulièrement fleurissant puisqu'il donne les meilleurs succès du cinéma d'animation 3D ou de blockbuster à effets spéciaux. Ronald Reagan, alors président des USA, voulait faire rentrer son pays dans l'ère de l'industrie des loisirs et des biens dématérialisés. 30 ans après c'est une réussite incontestable.
Alors c'est avec un pincement au coeur que je repris le chemin du cinéma pour voir le nouvel Opus. Film toujours aussi médiocre et toujours aussi bluffant, le tout servi par une musique époustouflante. 30 ans à voir mes rêves se concrétiser et se matérialiser sur les écrans 3D. Ils avaient bien raisons ces concepteurs cela deviendra bien notre avenir mais un peu moins à angle droit. Et le cinéma Français dans tout cela ? il a complètement raté le virage numérique car ici voyez vous le cinéma est un art et pas un divertissemet alors je vous laisse retourner voir « Rien à déclarer » garanti 100% sans effets spéciaux, ni trucages numériques, sans lunettes 3D et sans courses pixellisées.