Le présent n'est que le futur passé...
15 Novembre 2012
Faut-il commencer sérieusement à imaginer la fin de Facebook ? Un titre provocateur et anticipatif suite à la dégringolade boursière de cette valeur, de son modèle économique douteux et du nombre croissant de désabonnés. Il en est ainsi de certaines valeurs du Web, leur croissance excessive engendre souvent une chute tout autant excessive sans laisser le temps aux choses de se déployer et de se rentabiliser. Laissez du temps au temps, le numérique n'en a pas, vivant en permanence dans l'instantanéité artificielle. Depuis quelques temps, et sans raisons apparentes, mon compte présente un cartouche m'informant de difficultés techniques un peu comme si Facebook n'avait pas payé sa facture d'électricité.
Alors je me suis mis à imaginer un matin de mai, où voulant me connecter à ma centaine d'amis, histoire d'entretenir ma notoriété et ma mégalomanie naturelle grâce à un post d'exhibition de ma vie numérique, Facebook ne répondrait plus. Pas d'accès, plus de publicité à zapper, plus de ferme de Lapins Crétins, plus de trolls sur Apple ou le mariage pour tous, plus de causeries stériles sur le sexe des anges, plus rien. Ce temps n'est peut être pas si lointain de la disparition du plus grand réseau social du Monde. Comme la disparition des dinosaures, Facebook devenu trop gros, trop intrusif, trop moralisateur, trop dispendieux, trop excessif, trop tout se sera englouti lui même.