Le présent n'est que le futur passé...
9 Novembre 2014
A Paris, La Hune, installée au cœur de Saint-Germain-des-Prés entre le Café de Flore et Les Deux Magots a fait l'histoire littéraire et artistique du Paris surréaliste. La Hune de Saint-Benoit écrit elle, l'histoire du jeu vidéo en s'installant comme un incontournable des grandes manifestations du jeux vidéo en région. Petite sœur de la grande Gamers Assembly de Pâques, la GA'lloween renoue avec l'envie de jouer en famille, juste pour le plaisir avec ses potes, sous l’œil bienveillant des parents et amis. Cette manifestation prend chaque année de l'ampleur, repoussant les murs et faisant exploser le budget NUTELLA du bar.
Cette année encore, j'ai répondu présent tout un week-end, pour revoir « ma famille » du jeu et sentir vibrer la passion pour le spectacle vidéo-ludique. Le jeu vidéo est devenu un spectacle entier, dédié et suivi par des milliers de passionnés. Quand je dis un spectacle, ce n'est pas un vain mot, car le jeu vidéo est le seul loisirs contemporain qui intègre à ce point son public pour créer un événement spectaculaire et entier. L'interactivité du support n'y est pas étranger.
IL y a d'abord les tenues revêtus par les « Team », comme moyen de reconnaissance et d'identité commune. Ces simples T-shirts se transforment rapidement en costumes sophistiqués pour mettre l'ambiance. Puis il y a la table de jeu, véritable mise en scène de la Team avec ses doudous, peluches et autres grigris qui au milieu du fatras numérique viennent affirmer un territoire et une scène de jeu. Ensuite s'ajoutent les cris et les champs ainsi que la mise en scène des tournois. Certains « Cosplayers » s’invitent à la fête pour vivre cette effervescence numérique, cette explosion de Pixels.
League of Legends (LoL pour les intimes) est le jeu qui permet la symbiose de toutes ces exigences spectaculaires et assure le show dans la salle et sur scène. Les écrans vidéo projetés assurent le show numérique tandis que les commentateurs et des joueurs vibrent en costume de Stroumpf. L'expérience est totale, et le plaisir est intense.Les autres jeux ne sont pas en reste et Team Fortress 2 assure aussi le show. Dans une moindre mesure, le très « soviétique » World of Tanks, qui compte déjà de nombreux adeptes, ne se montre pas encore assez show off.
L'enjeu pour les éditeurs de jeux vidéos est de rapidement intégrer cette dimension « Show » dans la conception de leurs jeux afin d'assurer un spectacle entier lors des tournois et j'oserai dire « transmédia » de leur production. C'est par le jeu vidéo et plus largement par les nouvelles interactions que se dessinent les loisirs de demain. Ils se tournent en référence directement vers le spectacle vivant et l'interaction. Mes étudiants de CNAM-ENJMIN-IDE intègrent déjà en partie cette dimension spectacle à la création d'un projet vidéo-ludique pour satisfaire la gourmandise de plus en plus forte des joueurs.