Le présent n'est que le futur passé...
2 Juillet 2009
« Manquant à la pudeur la plus élémentaire,
Dois-je, pour les besoins d' la caus' publicitaire,
Divulguer avec qui, et dans quell' position
Je plonge dans le stupre et la fornication ?
Si je publi' des noms, combien de Pénélopes
Passeront illico pour de fieffé's salopes,
Combien de bons amis me r'gard'ront de travers,
Combien je recevrai de coups de revolver ! »
Comme Georges Brassens, le chanta jadis, dans sa chanson Les Trompettes De La Renommée, bien avant le Web et les réseaux sociaux, que d’impudeur à tant parler de soi. Aujourd’hui c’est un rapport du cabinet Deloitte qui fait froid dans le dos des entreprises. En effet l’enquête constate que les comportements des 2 000 personnes interrogées sont trop imprudent et que les informations ne sont pas assez protégées. Ce qui laisse le champ libre à l'ingénierie sociale et à l'escroquerie. Ainsi, un quart des personnes interrogées acceptent des invitations de personnes inconnues, et la moitié ne savent pas quel est le degré de visibilité de leurs données.
D'ailleurs, dans deux tiers des cas, les données personnelles sont indexées par le moteur de recherche Google. Ce laisser-faire peut se révéler néfaste pour l'entreprise. Au sein des réseaux, la réputation et l'image de marque d'une société peuvent être facilement altérées. Pour autant, peu de moyens sont mis en œuvre pour empêcher cela, aussi bien du côté des employés que de celui des managers. On comprend mieux pourquoi ces adultes aux comportements si légers ont peur pour leurs enfants.
Réseaux sociaux et Réputation - Enquête Deloitte