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Eric Leguay, ma vie numérique

Le présent n'est que le futur passé...

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France Numérique 2012 Développer le secteur du jeu vidéo

Dans cette boite à outil de proposition, la première qui m’interpelle, et vous devinez pourquoi est celle-ci : 2.6 Développer le secteur du jeu vidéo. Car c’est vraiment un paradoxe, alors que la France compte officiellement 3 mastodontes, Vivendi Games, Ubisoft et ATARI en création, développement et édition de jeux vidéos, ces trois multinationales de droit français, soutraitent très largement à l’étranger, Grande Bretagne, Espagne, USA et Japon. Le paradoxe est atteint lorsque les studios étrangers de ces entreprises embauchent à Londres ou au Québec de jeunes talents Français, formés en France, futurs chômeurs français. Alors comment rattraper ce retard ? et rétablir un équilibre sain entre capital social et lieu de production. Etudions les mesures proposées.

Action n°56 : Proposer le rattachement du jeu vidéo à l’observatoire européen de l’audiovisuel, afin d’affiner la connaissance du secteur du jeu vidéo et des politiques publiques menées par nos partenaires européens.

 

C’est un scoop nos hommes politiques viennent tout juste de découvrir que le jeu vidéo était un loisirs pouvant être rattaché à l’audiovisuel et non pas à celui du logiciel.

 

Action n°57 : Clarifier le cadre juridique du jeu vidéo.

Créer un groupe de travail regroupant les SPL7, les pôles de compétitivité impliqués, le SELL, le SNJV, les titulaires de droit et les administrations concernées (en particulier la DGE et le CNC), chargé de proposer :

_ un statut juridique pour le jeu vidéo en s’appuyant sur le dispositif proposé par le CSPLA et reflétant un consensus de l’ensemble des acteurs ;

_ des définitions juridiques des métiers du jeu vidéo (codes ROM) ;

_ de nouveaux codes NAF correspondant à la chaîne de valeur du jeu vidéo si le code NAF actuel, peu utilisé, s’avère effectivement peu adapté aux activités des entreprises du jeu vidéo.

 

Ceci est un peu procédurier et législatif, mais en 15 jours cela pourrait être bouclé. Changeons de statut. Pour le ROME (Répertoire Opérationnel des Métiers et des Emplois) il était temps car ce répertoire date de 1967 et la case correspondante aux métiers du jeu vidéo est pour le moins farfelu. Idem pour la dénomination de l’entreprise car le choix est restreint entre développement de logiciel ou la production de film d’animation.

 

Action n°58 : Améliorer l’information des étudiants et des jeunes diplômés pour favoriser leur recrutement par les studios français.

 

Je pense que les étudiants sont très largement informés  Généralement ils savent très facilement et rapidement dans quel secteur travailler et le jeu vidéo les fait franchement rêver. Ensuite le problème se corse pour savoir quoi y faire, entre le graphiste 3D qui est le plus plébiscité, le développement, la gestion de projet ou le marketing. Mais a-t on pensé aux débouchées de ces étudiants qui trouvent en France des stages et des emplois en Grande-Bretagne, étonnant !!!

 

Action n°59 : Susciter l’émergence de fonds régionaux spécialisés dans l’aide au jeu vidéo (à l’instar des dispositifs existant pour l’audiovisuel).

 

Par cette simple phrase, nous venons de comprendre qu’il n’y aura pas d’argent pour le jeu vidéo et l’état se décharge de cette responsabilité sur les régions. Donc acte, une activité mondialisée et internationale aura donc un financement régional, surprenant. Comment une région pourra soutenir une entreprise dont les besoins en financement sont très important pour rivaliser avec les studios britanniques.

 

Action n°60 : Favoriser le lancement d’un appel à projet autour du « serious gaming » auprès des pôles de compétitivité.

 

Comme nous avons raté le virage du jeu sur consoles, que le secteur du ludo-culturel est mort, il reste à investir celui du « jeu intelligent ». Jeu de contenu, mais ce n’est pour l’instant ni le marché le plus porteur ni le plus prometteur. Certes le vieillissement de la population des joueurs, entraînera une demande plus intelligente mais tout ceci est laissé à la libre appréciation des fabricants de consoles. Si la Wii a du succès, un simple studio n’a pas la capacité financière pour développer sur ce genre de console. De plus que fait on de l’appel à la créativité, encore une fois retour à la case « région » et pôle de compétitivité, qui je le rappelle démarre tout juste. Pas un mot sur le jeu sur mobile, ou sur le TNT, ni sur support mobiles...

 

Action n°61 : Sensibiliser le secteur privé à l’intérêt de l’utilisation des techniques du jeu vidéo.

 

Et si pour commencer on arrêtait de diaboliser en permanence les jeux vidéo en traitant les joueurs d’abrutis et en stigmatisant en permanence les effets supposés sur nos jeunes générations ? Il y aurait déjà un gros progrès de réalisé. D’ailleurs pourquoi ne sensibiliser que le secteur privé ? et l’immense secteur public ? C’est mon combat quotidien…

 

Action n°62 : Promouvoir au sein de la commande publique les outils innovants d’apprentissage reposant sur le “serious gaming” et les technologies issues du web 2.0.

 

Chiche… je veux voir cela et si au moins on commençait par harmoniser le rubricage des appels d’offre public pour éviter que les offres meurent faute d’entreprises capables de fournir, le logiciel, la table, l’ordinateur, le câblage, l’éclairage et aussi la signalétique.  

 

Voici donc présentées les 6 mesures en faveur du jeu vidéo. En résumé pas d’argent, un changement de statut, et de la promotion.  Et vous qu'en pensez-vous ?

 

www.francenumerique2012.fr

www.rome.anpe.net/

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C
Si j'ai bien compris, tous les chemins mènent au ROME ;)
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