Le présent n'est que le futur passé...
13 Octobre 2008
Michèle Alliot-Marie, en rêvait, le Président l’a fait. Le commissariat virtuel va devenir une réalité avec sa mise en ligne dans les prochaines semaines. Expérimenté dans deux hauts lieux de la délinquance les Yvelines et La Rochelle, ce dispositif vise à simplifier le dépôt de plaintes via un enregistrement préalable sur internet. Plus simple, plus rapide et plus discret pour se livrer à l’exercice favoris des citoyens en période trouble : la dénonciation.
Privé d’EDVIGE, la police va pouvoir grâce à un formulaire mis à la disposition des internautes, connaître les principales données d'identification (nom, âge, adresse, pièce d'identité, motif de la plainte, etc.) même s'il cette dépose n’a aucune valeur juridique dans un premier temps. Un rendez-vous ultérieur dans un commissariat physique restera indispensable pour la validation du dépôt de plainte.
Ce système fait partie des nombreuses mesures pour accentuer la « présence de l'État sur le web » et simplifier les procédures administratives pour les citoyens. Cette informatisation ne concernera que les faits dit « mineurs », tels que les dégradations, les vols ou encore les troubles de voisinage. Mes voisins « Fraggle» n’ont qu’à bien se tenir. Il n’est rien prévu en revanche pour la grande délinquance en col blanc des banquiers. Le ministère de l'Intérieur espère décharger les commissariats de 100 000 plaintes annuellement avec ce commissariat virtuel, qui devrait coûter autour de 5 millions d'euros. On n’arrête pas le progrès…