Le présent n'est que le futur passé...
8 Décembre 2011
Alors que Google investissait ses nouveaux locaux à Paris, et que autolib s'installait au Châtelet, l'occasion de faire le point sur les développements futur de nos villes. Ce n'est pas un hasard si Google est à Paris, la ville d'Europe la plus visitée, la plus saisie dans son moteur de recherche et aussi la plus touristique. En effet à défaut d'être numérique, Paris est terriblement romantique. La ville du futur s'imagine aujourd'hui et donc via Google qui nous a déjà habitué à nous y repérer grâce à Google Street et Google Maps. La ville numérique devient le lieu d'enjeux très important pour maintenir son haut niveau d'attractivité.
Londres en préparant ses JO de 2012 a déjà pris une longueur d'avance tout comme Berlin rénovée depuis la réunification ou Stockholm à la fois écologique et numérique. Paris est un peu à la traîne avec sa 6ième* place toute concentrée à ses missions écolo-festives. Il est un fait aujourd'hui que 80% des habitants de France vivent dans des villes ou des agglomérations de villes et que le mode de vie banalisé est celui d'un banlieusard moyen avec son lot d’embouteillages, de grandes surfaces, de Mégarama, de Conforama, de Castorama et de Séphora... Ainsi un francilien motorisé passerait 1 an de sa vie à trouver une place de parking. Si on estime que 10% de personnes connectées en plus génèrent 1% de Pib supplémentaire il est grand temps de s'y atteler.
Le badaud numérique devient badant dans une ville numérisée ou il n'acceptera de se déplacer que si cette ville est « badable ». Il consomme sur le web, par facilité, rapidité, efficacité, mais flânera dans un marché bio ou dans un vide grenier pour y chiner LA perle rare, LE collector. Se déplaçant avec ses grigris et doudous numériques, le badaud moderne n'ira que là ou il se sentira bien, sans aucune recherche d'aventures. Si aujourd'hui on estime l'équipement numérique à 400/ km2, dans 10 ans ce chiffre passera à 13 000 appareils connectés au km2. Paris est la capitale la moins peuplée d'Europe avec 2,2 millions d'habitants, mais elle se noie et se confond déjà dans un Grand Paris de 12 Millions d'habitants, très peu « badable ».
Le badaud à paris est avant tout un touriste ou un banlieusard. Pour découvrir cette ville, il faut prendre plaisir à s'y perdre, s'est ainsi que les médinas sont construites, pour nous perdre et nous captiver. Découvrir une ville est un parcours initiatique personnel qui vous aide à grandir, s'épanouir, se dépasser et domestiquer votre espace vital. Si vous accepter de vous perdre à la Défense, vous serez heureux de vous perdre à Pékin ou NewYork. Le badaud numérique ne connaîtra pas cette expérience, ou alors il déléguera ces missions à d'autres badauds numériques. La ville devient fractal et un réseau très dense de communication couvre chaque espace pour constituer une intelligence capillaire.
Sinon si vous avez du temps à perdre, si le vide intellectuel intersidéral ne vous fait pas peur, if you speak perfect web 2.0, si vous venez de la planète Zorgon, ou si vous voulez juste rencontrer Karl Lagerfeld et/ou Loïc Lemeur il vous reste le WEB11...
Images de Oscar Studio provenant du projet R&D VAUG Atos-KTM-Total Immersion-Gobelins.
*Source http://www.ericsson.com/