Le présent n'est que le futur passé...
13 Octobre 2015
Casa la blanche, Casa la bouillonnante, Casa la jeune, Casa en chantier permanent, Casa embouteillée, Casa l'intelligente, Casa la bienveillante, Casablanca m'a accueilli, le temps d'un Week-end, à la rencontre d'étudiants, d'une école d'excellence, pour répondre à cette interrogation : « Quand la transformation numérique métamorphose la jeunesse 2.0. Une chance pour les entreprises ?». ADALIA, petite coccinelle, la bien nommée, propose à des étudiants entrepreneurs un parcours supérieur innovant et professionnalisant dans un pays en pleine mutation. Ses parents, formés à HEC, font prendre le chemin de la réussite à des étudiants au service d'entreprises marocaines.
Venir chez ADALIA à Casablanca pour parler de transformation numérique était donc tout naturel, car cette jeune génération d'entrepreneurs, de créateurs, d'étudiants marocains, a toutes les cartes en main pour affronter le monde économique de demain. J'ai souvent entendu comme en France, la réticence et la méconnaissance des entreprises face au foisonnement numérique, qui désenclave, explore de nouveaux territoires de création, établit de nouveaux codes de nouveaux formats et qui assure la croissance et le bien être. Mon auditoire fut gourmand de découvrir le champs des possibles de cette révolution numérique.
Vu de l'extérieur, tout semble à faire mais à y regarder de plus près, cette jeune génération marocaine connaît déjà les usages numériques et sait avec ruse et agilité les exploiter. A Paris, Beijing et ici à Casablanca, j'ai apprécié rencontrer la même soif d'innovation et d'entrepreneuriat digital. Ils connaissent déjà en partie les règles de cette transformation numérique qui passe par l'adoption intensive d’outils et de technologies, la dématérialisation de processus internes ou externes, la remise en question des modèles économiques, et la désintermédiation. Le Maroc est un pays jeune en pleine croissance dont le numérique peut constituer un accélérateur de croissance, pour affronter les pays fortement industrialisés.
Le cœur de ce changement, se fera avec ces jeunes étudiants, ces enseignants, venus m'écouter. Car comme les « Petites poucettes » de Michel Serres, cette génération est rusée, agile, connectée, créatrice et productrice datas, et joueuse de jeux vidéo. Souhaitons donc un bon courage à ces étudiants en Marketing Digital venus apprendre et entreprendre chez ADALIA. Formulons le vœux qu'ils gardent le contact direct avec les utilisateurs finaux grâce au laboratoire de recherche, que demain ils faciliteront le renouvellement des produits et services grâce à l'incubateur, et qu'ils se réinventeront en permanence par l’innovation.