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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 10:44
Virtual Politic

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Dernier jour de janvier et premier post tardif de l'année, désabusé et sans grand intérêt. L'année numérique commence traditionnellement avec le Consumer Electronic Show. Ce salon qui pendant des années présentait les nouveautés en produits bruns, télé, hi-fi, c'est mué en salon des produits gris. Années après années, il est devenu le cœur vibrant des start-up innovantes jusqu'à devenir une sorte de Concours Lépine international d'objets connectés. Avec 273 exposants la French Tech a pu montrer son talent à le recherche de clients et surtout de financiers pour connectés gobelets, drones, cuillères et ceintures en tout genre. Je n'étais pas à ce grand capharnaüm de la première ère Trump, mais les start-up revenues ravies prouvent que le numérique, dans les affaires est encore très physique. Car pendant que Paris se gentrifiait encore un peu plus, FaceBook annonçait son arrivée à la Hall Freyssinet, s'en doute attiré par le crédit d’impôt recherche, suivant ainsi l'exemple de Google à Opéra. En ce début d'année, première du Brexit annoncé et durement exécuté c'est HSBC qui choisira de s'exiler à Paris. Ville où est toujours plus facile d'y héberger sa start-up que de s'y loger, plus facile d'éternuer dans l'air vicié que de s'y déplacer. Innovation de Janvier le Ticket Unique Pollution pour remplacer la gratuité des transports de ceux et inciter ce qui refusent encore de rester coincé dans des RER surchargés et inopérants. La ville alterne les grèves de Taxis aux grève d’Uber, pendant que des milliers de touristes font le pieds de grue devant les portes cochères attendant l'ouverture de leur appartement AirBnB.

Fillon Juppé à Bordeaux Crédit Photo Non Stop Politique

Fillon Juppé à Bordeaux Crédit Photo Non Stop Politique

Un début d'année qui sentira le pâté pour de nombreux politiques, la sulfateuse à décapiter les ambitions présidentielles fonctionne à plein régime. Exit président actuel au mandat amputé de 6 mois, ancien président déjà raccourci, premier ministre Bordelais ou Catalan, ministres aux portefeuilles aussi minces qu’inefficaces, candidats malheureux, du renouveau, du redressement, écolo, tous y passent à la Tarantino. En ce début d'année Pénélope habituellement sobre et réservée devient le prénom le plus recherché, le plus chèrement rémunéré avec l'argent du contribuable pour une activité si discrète et si transparente. Tout se sait, tout se vérifie, certains finissent ensablés dans leurs contradictions. Mais qu'allaient ils faire dans cette galère ??? Alors dans ce maelstrom politico-comique, les extrêmes pullulent et s'enhardissent à penser des victoires prochaines, en Mai, Juin ou à la Saint GlinGlin. A l'extrême Droite, la Marine bat pavillon américain, toutes voiles dehors avec Trump son mentor, cheveux blonds peroxydés. Et discours populiste, Maréchal nous voilà. Suivi de près de si près que parfois l'on se demande s'ils ne sont pas sur le même Titanic, son extrême à gauche, le Robespierre 2.0. Discours fleuve à la Castro, son héros, martelant sans interruptions des jurons contres les élites, les journalistes, la banque, la finance, les ouvriers, les communistes, les écologistes, Cohn-Bendit son ami et tout ceux qui seront sur son chemin, Général en chef Trotskyste, Bonaparte à la gueule de bois.

 

Castro 2.0 Crédit Photo Journal des Femmes

Castro 2.0 Crédit Photo Journal des Femmes

Il faut séduire à tout va, un électorat jeune et volatile qui ne vote pas, ou pas comme il faut. A grand coup de promesses irréalistes et irréalisables, c'est la surenchère dans la démago, chez le populo, et je te balance le 49.3 citoyen, et je te quitte l'Europe et reviens au Franc, vas y pour le revenu Universel, le SMIC à 1 500 euros et la semaine à 32 heures. Toutes ces jolies choses que personne n'a jamais réclamé et qui font rêver. Pourtant la demande populaire est simple, avoir du boulot et un logement décent sans payer trop d'impôts. Équation visiblement irréalisable pour ces apprentis Trumpistes. 2007 avait entonné l'arrivée des réseaux sociaux dans les campagnes présidentielles dites participatives, 2012 marquait l'arrivée de Twitter et des mots assassins à la Rachida Dati et Nadine Morano. A la manière du grand démocrate turque et en ouverture de meeting, c'est en hologramme que sera présent à deux endroits distincts notre bateleur, Sénateur à ses heures et liquidateur des derniers communistes. Comme ce n'est pas en mangeant du Quinoa que l'on devient écologiste, ce n'est pas en arborant des Oculus que l'on devient jeune et joueur. La surenchère a ses limites et le bon sens aussi, laissons la sulfateuse nettoyer les extrêmes.

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Publié par eric Leguay
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